Portrait féminin russe, époque Empire, vers 1812. Inscription en français, cm 21,5 × 17
Huile sur panneau de bois.
15,7 × 13 cm (sans cadre) – 21,5 × 17 cm (avec cadre).
Petit portrait russe sur panneau portant une inscription en français mentionnant Saint-Pétersbourg, Oranienbaum et Kronstadt en 1812, dans le contexte des guerres napoléoniennes.
Portrait féminin de petit format, peint à l’huile sur panneau de bois. Au revers du panneau figure une inscription ancienne à l’encre, portée directement sur le support, enregistrant une suite de lieux et de dates. On y lit les noms de Saint-Pétersbourg, Oranienbaum et Kronstadt, accompagnés des dates des 9 et 10 août 1812 :
« … parti de St. Pétersbourg … à Oranienbaum … Kronstadt … le 9 août 1812 … le 10 du même mois … ».
Une annotation ultérieure, évoquant un retour à Saint-Pétersbourg, est également perceptible, indiquant un usage prolongé de l’objet.
Les localités mentionnées appartiennent à un même ensemble stratégique du golfe de Finlande : Saint-Pétersbourg, capitale impériale ; Oranienbaum, résidence liée à la cour ; Kronstadt, principale forteresse navale chargée de la défense maritime de la capitale. En 1812, cette zone était placée en état d’alerte en raison de la crainte d’une attaque par la mer, et les déplacements entre ces sites faisaient partie du dispositif défensif impérial.
L’inscription est rédigée en langue française, qui, au début du XIXᵉ siècle, constituait la langue d’usage de l’aristocratie et des milieux cultivés russes, tant dans la correspondance privée que dans les contextes militaires et administratifs. Son emploi, paradoxal dans le cadre de la guerre contre Napoléon, confirme l’appartenance de l’auteur des notes à un milieu instruit et officiel, où le français demeurait langue de travail même en temps de conflit.
Le choix du panneau de bois, plus résistant et moins fragile que la toile, associé au format réduit, suggère un objet facilement transportable, destiné à accompagner son propriétaire lors de déplacements et de voyages, plutôt qu’une œuvre de représentation.
La jeune femme est représentée selon les canons de la mode Empire, avec une robe à taille haute et décolleté carré, caractéristique des premières années du XIXᵉ siècle. Les cheveux sont attachés à la nuque, dans une coiffure sobre et ordonnée. Le collier de corail, répété aux oreilles, constitue le principal accent chromatique et renvoie à un ornement personnel, courant à l’époque et lié à la sphère intime. Le visage, aux pommettes hautes, et la posture mesurée dégagent une impression de dignité contenue et de naturel sans ostentation.
Dans son ensemble, l’œuvre se présente comme un objet intime et mobile, lié à une histoire personnelle qui s’inscrit directement dans les événements de 1812, à travers des lieux clés de la défense impériale russe.
État de conservation : simplement en bon état d’origine ; patine homogène et réseau de craquelures conforme à l’époque, légères pertes de matière picturale sans importance. Cadre en bois peint.












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