Tokubei ANDO (1842-1894) dit HIROSHIGE III, Vendeur de cure-dents en province d'Aki
Artiste : Tokubei Ando (1842-1894) Dit Hiroshige Iii
Tokubei ANDO (1842-1894) dit HIROSHIGE III 三代目 歌川広重
Province d'Aki, Vendeur de cure-dents à Itsukushima
Estampe Japonaise tirée du recueil Produits du Grand Japon 大日本物産圖會, Occupations des Japonais だいにっぽんぶっさんずえ Dai Nippon bussan zue
1877
Papier Vergé
Signée en bas à droite dans la planche
Tokyo
Éditeur : Ōkura Magobei 大倉孫兵衛
Dimensions : 24,8 x 17,8cm (Chūban)
Superbe estampe japonaise aux couleurs vives et motifs typiques de l'oeuvre d'Hiroshige III représentant une scène de vie dans la province de Aki autour des années 1870 au Japon. À noter, le très subtil encadrement dans un effet de bambou qui montre la virtuosité du maître dans la représentation des textures et des matières. Belle fraicheur du tirage et détails bien prononcés, les infimes défauts à signaler sont le coin bas droit légèrement corné ainsi que quelques salissures dans les marges latérales.
Magnifique traitement des dégradés du ciel et des eaux au Bokashi, technique bien spécifique des grands atelier japonais de l'Ukiyo-e
Notre tirage représente la vente de cure-dents souvenirs au sanctuaire d'Itsukushima, sur l'île de Miyajima dans la province d'Aki. Elle offre une vue depuis l'un des bâtiments « flottants » (le pavillon de purification Haraiden du sanctuaire auxiliaire Marōdo) du sanctuaire d'Itsukushima. Selon l'Association touristique de Miyajima : « le sanctuaire était un lieu emblématique de Miyajima où de nombreuses personnes venaient se détendre, se rafraîchir et acheter des souvenirs populaires tels que des cure-dents ; de nombreuses légendes et traditions s'y sont développées. » À noter qu'en plus des souvenirs et du rafraichissement que le lieu peut offrir, nous pouvons voir sur cette image que les passants apprécient la compagnie d'animaux sauvages qui semblent cependant apprivoisés avec d'amusantes scènes impliquant singes et cervidés sur fond de bord de mer.
La province d'Aki (安芸国 Aki no kuni) ou Geishū (芸州) était une province de la région de Chūgoku, dans l'ouest de Honshū, comprenant la partie occidentale de l'actuelle préfecture d'Hiroshima.
À la fin de l'époque Heian (XIIe siècle), la province d'Aki acquit une grande renommée grâce au sanctuaire d'Itsukushima. Taira no Kiyomori, conscient de l'importance du sanctuaire, finança la construction d'un nouveau complexe de bâtiments et de rouleaux de sutras
Utagawa Hiroshige III (三代目 歌川 広重) est un peintre japonais du XIXe siècle. Né en 1842, et mort relativement jeune en 1894, ses origines ne sont pas connues et un lien de parenté avec Hiroshige Andō et Hiroshige II est totalement improbable. Il ne fait pas partie de l'école d'Utagawa et ne porte jamais ce nom.
Maître de l'estampe, disciple et successeur d'Hiroshige Andō, il reprend l'atelier de son maître en 1865. Il fait, en effet, partie de la dernière génération de l'ukiyo-e avec Hōen, Kuniteru, Sahahide et Kunisada II dont les œuvres sont choisies par le gouvernement shogunal pour figurer à l'Exposition universelle de 1867 de Paris. Ces œuvres - les fameuses estampes japonaises -, sont vendues sur place après l'exposition et contribuent ainsi à la première vague de japonisme en Europe déclenchée à cette occasion.
Comme ses contemporains, Hiroshige III se plaît à évoquer les nouveautés de son temps avec des couleurs à l'aniline aux tons très prononcés. Il s'intéresse beaucoup aux chemins de fer (l'une des premières lignes construite au Japon relie Tokyo à Yokohama), aux étrangers installés, à partir de 1868 à Yokohama, et il aime les dépeindre en train de se divertir, notamment au restaurant.
Un document précieux conservé à la Bibliothèque nationale de Tokyo et récemment communiqué aux scientifiques, est significatif : ce sont les archives officielles relatives à cent estampes commandées par le gouvernement shogunal pour figurer à l'Exposition universelle de 1867 de Paris. Cinquante de ces estampes, réunies en deux albums, représentent des figures féminines de différents métiers destinées à faire connaître les mœurs japonaises, tandis que l'autre moitié est composée de paysages, surtout des vues d'Edo. Les artistes qui se partagent cette commande officielle, choisis parmi les meilleurs de l'époque, appartiennent tous, à la dernière génération de l'ukiyo-edont Hiroshige III qui réalisera à cette occasion le recueil dont notre tirage fait partie.
Province d'Aki, Vendeur de cure-dents à Itsukushima
Estampe Japonaise tirée du recueil Produits du Grand Japon 大日本物産圖會, Occupations des Japonais だいにっぽんぶっさんずえ Dai Nippon bussan zue
1877
Papier Vergé
Signée en bas à droite dans la planche
Tokyo
Éditeur : Ōkura Magobei 大倉孫兵衛
Dimensions : 24,8 x 17,8cm (Chūban)
Superbe estampe japonaise aux couleurs vives et motifs typiques de l'oeuvre d'Hiroshige III représentant une scène de vie dans la province de Aki autour des années 1870 au Japon. À noter, le très subtil encadrement dans un effet de bambou qui montre la virtuosité du maître dans la représentation des textures et des matières. Belle fraicheur du tirage et détails bien prononcés, les infimes défauts à signaler sont le coin bas droit légèrement corné ainsi que quelques salissures dans les marges latérales.
Magnifique traitement des dégradés du ciel et des eaux au Bokashi, technique bien spécifique des grands atelier japonais de l'Ukiyo-e
Notre tirage représente la vente de cure-dents souvenirs au sanctuaire d'Itsukushima, sur l'île de Miyajima dans la province d'Aki. Elle offre une vue depuis l'un des bâtiments « flottants » (le pavillon de purification Haraiden du sanctuaire auxiliaire Marōdo) du sanctuaire d'Itsukushima. Selon l'Association touristique de Miyajima : « le sanctuaire était un lieu emblématique de Miyajima où de nombreuses personnes venaient se détendre, se rafraîchir et acheter des souvenirs populaires tels que des cure-dents ; de nombreuses légendes et traditions s'y sont développées. » À noter qu'en plus des souvenirs et du rafraichissement que le lieu peut offrir, nous pouvons voir sur cette image que les passants apprécient la compagnie d'animaux sauvages qui semblent cependant apprivoisés avec d'amusantes scènes impliquant singes et cervidés sur fond de bord de mer.
La province d'Aki (安芸国 Aki no kuni) ou Geishū (芸州) était une province de la région de Chūgoku, dans l'ouest de Honshū, comprenant la partie occidentale de l'actuelle préfecture d'Hiroshima.
À la fin de l'époque Heian (XIIe siècle), la province d'Aki acquit une grande renommée grâce au sanctuaire d'Itsukushima. Taira no Kiyomori, conscient de l'importance du sanctuaire, finança la construction d'un nouveau complexe de bâtiments et de rouleaux de sutras
Utagawa Hiroshige III (三代目 歌川 広重) est un peintre japonais du XIXe siècle. Né en 1842, et mort relativement jeune en 1894, ses origines ne sont pas connues et un lien de parenté avec Hiroshige Andō et Hiroshige II est totalement improbable. Il ne fait pas partie de l'école d'Utagawa et ne porte jamais ce nom.
Maître de l'estampe, disciple et successeur d'Hiroshige Andō, il reprend l'atelier de son maître en 1865. Il fait, en effet, partie de la dernière génération de l'ukiyo-e avec Hōen, Kuniteru, Sahahide et Kunisada II dont les œuvres sont choisies par le gouvernement shogunal pour figurer à l'Exposition universelle de 1867 de Paris. Ces œuvres - les fameuses estampes japonaises -, sont vendues sur place après l'exposition et contribuent ainsi à la première vague de japonisme en Europe déclenchée à cette occasion.
Comme ses contemporains, Hiroshige III se plaît à évoquer les nouveautés de son temps avec des couleurs à l'aniline aux tons très prononcés. Il s'intéresse beaucoup aux chemins de fer (l'une des premières lignes construite au Japon relie Tokyo à Yokohama), aux étrangers installés, à partir de 1868 à Yokohama, et il aime les dépeindre en train de se divertir, notamment au restaurant.
Un document précieux conservé à la Bibliothèque nationale de Tokyo et récemment communiqué aux scientifiques, est significatif : ce sont les archives officielles relatives à cent estampes commandées par le gouvernement shogunal pour figurer à l'Exposition universelle de 1867 de Paris. Cinquante de ces estampes, réunies en deux albums, représentent des figures féminines de différents métiers destinées à faire connaître les mœurs japonaises, tandis que l'autre moitié est composée de paysages, surtout des vues d'Edo. Les artistes qui se partagent cette commande officielle, choisis parmi les meilleurs de l'époque, appartiennent tous, à la dernière génération de l'ukiyo-edont Hiroshige III qui réalisera à cette occasion le recueil dont notre tirage fait partie.
200 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Art d'Asie
Etat : Très bon état
Matière : Papier
Largeur : 24,8cm
Hauteur : 17,8cm
Profondeur : chūban
Référence (ID) : 1678728
Disponibilité : En stock
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