LONGCHAMP 1968 / GRANDE COURSE HIPPIQUE – Poule d’Essai des Pouliches / PECHAUBES
Artiste : Pechaubes
Cette œuvre de Géna Péchaubès représente avec une grande justesse l’un des moments les plus emblématiques du galop français : la Poule d’Essai des Pouliches 1968, disputée à l’hippodrome de Longchamp le 5 mai 1968, et remportée par la remarquable Pola Bella, propriété du baron Guy de Rothschild, montée par Yves Saint-Martin et entraînée par François Mathet.
Il s’agit ici d’une scène de course en pleine action, les chevaux étant lancés à vive allure, déjà engagés dans l’effort, leurs foulées pleinement déployées, traduisant la vitesse et la tension propres à une grande épreuve classique.Ce choix témoigne d’une réelle maturité artistique : représenter des chevaux en pleine course exige une parfaite maîtrise de l’anatomie équine, du rythme et du mouvement. Les corps sont étirés, les encolures tendues, les jockeys penchés vers l’avant dans une posture d’engagement total, tandis que la composition horizontale accentue la sensation de vitesse et de progression sur la piste.
Le cadre est immédiatement identifiable : Longchamp, avec ses tribunes animées et la masse végétale du Bois de Boulogne en arrière-plan. La lumière claire de ce début de mois de mai, rendue par une palette équilibrée de verts, de bleus et de tons terreux, situe la scène dans l’atmosphère si particulière des grands meetings de printemps parisiens. Les casaques sont traitées avec une exactitude remarquable, notamment celle de l’écurie Rothschild, qui permet une lecture immédiate du protagoniste principal, Pola Bella.
Sur le plan historique, l’œuvre possède une forte valeur documentaire. La Poule d’Essai des Pouliches est une course de Groupe I, équivalent français des 1,000 Guineas, destinée à révéler la meilleure pouliche de trois ans sur le mile. L’édition de 1968 est restée dans les annales par la victoire de Pola Bella, future référence de sa génération, associée à l’un des tandems les plus prestigieux du turf français : Guy de Rothschild, François Mathet et Yves Saint-Martin.
La date précise de la course, le 5 mai 1968, est confirmée par les archives, et l’inscription portée sur la toile par l’artiste elle-même vient authentifier sans ambiguïté le sujet.
D’un point de vue artistique, cette œuvre s’inscrit pleinement dans le corpus de Géna Péchaubès, dont la production se distingue par une approche à la fois rigoureuse et sensible de la peinture hippique. Son écriture picturale, précise sans être figée, confère à la scène une intensité réaliste et vivante, tout en conservant une élégance classique.
33 x 92 (sans cadre)
signée en bas à droite
Géna Péchaubès (Geneviève Péchaubès, 1923–2019) est une artiste peintre, graveuse et lithographe française, reconnue pour son œuvre figurative énergique, notamment dans le domaine de la peinture hippique. Née à Aubervilliers, elle se forme très tôt dans l’atelier de son père, Eugène Péchaubès (1890–1967), peintre animalier de premier plan du XXᵉ siècle, avec lequel elle partagea durablement le même lieu de création à la cité du Palais-Royal de Belleville. Évoluant dans un environnement profondément marqué par la tradition de la peinture équestre, Géna Péchaubès développe cependant une écriture personnelle, plus libre et plus colorée, caractérisée par une touche expressive, une grande sensibilité au mouvement et une forte présence picturale. Elle signe ses œuvres simplement « Péchaubès », affirmant ainsi son autonomie artistique tout en s’inscrivant dans la continuité d’un héritage familial exigeant.
Géna Péchaubès a su imposer une production cohérente et authentique, abordant aussi bien les scènes hippiques que les paysages et scènes de vie. Son travail témoigne d’une parfaite maîtrise de l’anatomie du cheval et d’un sens aigu du rythme et de la composition. Ses œuvres figurent aujourd’hui régulièrement sur le marché de l’art et en ventes publiques, notamment lors de la dispersion de l’atelier familial. Elle repose au cimetière du Père-Lachaise, aux côtés de son père, scellant ainsi l’histoire d’une lignée artistique intimement liée au monde équestre et à la peinture figurative française
Il s’agit ici d’une scène de course en pleine action, les chevaux étant lancés à vive allure, déjà engagés dans l’effort, leurs foulées pleinement déployées, traduisant la vitesse et la tension propres à une grande épreuve classique.Ce choix témoigne d’une réelle maturité artistique : représenter des chevaux en pleine course exige une parfaite maîtrise de l’anatomie équine, du rythme et du mouvement. Les corps sont étirés, les encolures tendues, les jockeys penchés vers l’avant dans une posture d’engagement total, tandis que la composition horizontale accentue la sensation de vitesse et de progression sur la piste.
Le cadre est immédiatement identifiable : Longchamp, avec ses tribunes animées et la masse végétale du Bois de Boulogne en arrière-plan. La lumière claire de ce début de mois de mai, rendue par une palette équilibrée de verts, de bleus et de tons terreux, situe la scène dans l’atmosphère si particulière des grands meetings de printemps parisiens. Les casaques sont traitées avec une exactitude remarquable, notamment celle de l’écurie Rothschild, qui permet une lecture immédiate du protagoniste principal, Pola Bella.
Sur le plan historique, l’œuvre possède une forte valeur documentaire. La Poule d’Essai des Pouliches est une course de Groupe I, équivalent français des 1,000 Guineas, destinée à révéler la meilleure pouliche de trois ans sur le mile. L’édition de 1968 est restée dans les annales par la victoire de Pola Bella, future référence de sa génération, associée à l’un des tandems les plus prestigieux du turf français : Guy de Rothschild, François Mathet et Yves Saint-Martin.
La date précise de la course, le 5 mai 1968, est confirmée par les archives, et l’inscription portée sur la toile par l’artiste elle-même vient authentifier sans ambiguïté le sujet.
D’un point de vue artistique, cette œuvre s’inscrit pleinement dans le corpus de Géna Péchaubès, dont la production se distingue par une approche à la fois rigoureuse et sensible de la peinture hippique. Son écriture picturale, précise sans être figée, confère à la scène une intensité réaliste et vivante, tout en conservant une élégance classique.
33 x 92 (sans cadre)
signée en bas à droite
Géna Péchaubès (Geneviève Péchaubès, 1923–2019) est une artiste peintre, graveuse et lithographe française, reconnue pour son œuvre figurative énergique, notamment dans le domaine de la peinture hippique. Née à Aubervilliers, elle se forme très tôt dans l’atelier de son père, Eugène Péchaubès (1890–1967), peintre animalier de premier plan du XXᵉ siècle, avec lequel elle partagea durablement le même lieu de création à la cité du Palais-Royal de Belleville. Évoluant dans un environnement profondément marqué par la tradition de la peinture équestre, Géna Péchaubès développe cependant une écriture personnelle, plus libre et plus colorée, caractérisée par une touche expressive, une grande sensibilité au mouvement et une forte présence picturale. Elle signe ses œuvres simplement « Péchaubès », affirmant ainsi son autonomie artistique tout en s’inscrivant dans la continuité d’un héritage familial exigeant.
Géna Péchaubès a su imposer une production cohérente et authentique, abordant aussi bien les scènes hippiques que les paysages et scènes de vie. Son travail témoigne d’une parfaite maîtrise de l’anatomie du cheval et d’un sens aigu du rythme et de la composition. Ses œuvres figurent aujourd’hui régulièrement sur le marché de l’art et en ventes publiques, notamment lors de la dispersion de l’atelier familial. Elle repose au cimetière du Père-Lachaise, aux côtés de son père, scellant ainsi l’histoire d’une lignée artistique intimement liée au monde équestre et à la peinture figurative française
780 €
Epoque : 20ème siècle
Style : Autre style
Etat : Parfait état
Matière : Huile sur toile
Référence (ID) : 1678196
Disponibilité : En stock
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