Nu féminin - portrait de Louise
Dessin à la sanguine et crayon noir sur papier
Années 1920
Signé en bas à droite
Encadré
Dimensions encadré : 32 x 35 x 3cm
Dimensions de la feuille : 15 x 19cm
Jacques Yves Paul Dieÿ est un peintre français né le 28 juin 1892 dans le VIIIe arrondissement de Paris et mort le 22 juillet 1984 à Montluçon.
Yves Dieÿ est mobilisé durant la Première Guerre mondiale dans de 8e escadron du train. Gravement blessé, il est hospitalisé à l'hôpital militaire de Montpellier. Il séjourne dans les hôpitaux de 1914 à 1922.
Il épouse Louise Marie Magdelaine Arias (1902, Saint-Maur-des-Fossés - 1986, Villeneuve-sur-Lot) le 29 juin 1922 à Paris. D’origine martiniquaise, elle lui servira de modèle et lui permettra de construire sa réputation. Ils ont deux enfants, Michelle (née le 15 juin 1924) et Guy (né le 20 juin 1926). Le couple divorce le 20 avril 1929.
À Paris, son atelier se situe au 7, rue du Colonel-Oudot, puis au 18, rue Friant. À partir de 1950 il s'installera au 181, rue de Courcelles.
Il se remarie le 23 novembre 1929 à Châteaudun avec Louise Émilie Laporte (1896, Paris – 1984, Paris). Elle lui sert également de modèle.
Concernant sa carrière artistique, Yves Dieÿ se forme à l’École des Beaux-Arts de Paris, il entre dans l'atelier de Raphaël Collin (1850-1916) et y reçoit les influences de maitres tels que Tony Robert-Fleury (1797-1890) et Adolphe Déchenaud (1868-1926). Compte tenu de son âge, il sera surtout influencé par deux de ses maitres : Hans Berger (1882-1977), peintre d’origine suisse et Louis-François Biloul (1874-1947).
Sociétaire du Salon des artistes français, il peint des nus et d'« élégants décolletés » que la carte postale a popularisés, des portraits et des natures mortes. Les sujets qui constituent son œuvre sont des scènes animées de Paris — qu'à l'instar d'Eugène Galien-Laloue il restitue à « l'âge des omnibus à chevaux » —, de l'Île de Ré, d'Espagne, du Maroc et d'Algérie. Outre ces thèmes, son tempérament de voyageur s'énonce par la présence de ses œuvres dans les collections privées canadiennes.
Yves Dieÿ est médaillé et primé au Salon des artistes français. Il sera aussi sociétaire d’autres associations de peinture, comme le Salon d'Hiver, les Beaux-Arts de Nice, les Orientalistes d’Alger et de Samothrace.
En 1940, Yves Dieÿ est animateur du Petit Salon de Montparnasse — une association de peintres professionnels — dans un atelier situé au 150, boulevard du Montparnasse.
Il travaille et expose en Belgique dans les années 1950 et 1960, avec Les Arts en Europe notamment.
Yves Dieÿ est avant tout portraitiste. Il a un don particulier à faire ressortir l’âme des modèles et donner une expression exceptionnelle aux yeux et aux lèvres. Il s'inspire essentiellement de la femme et montre une prédilection pour les nus sensuels, les figures féminines séduisantes.
Le Journal de l'Amateur d'Art dira de lui :
"Son talent de portraitiste lui a conquis un large public. Plusieurs portraits de la famille royale belge, dont celui de Léopold III, se trouvent présentement au château de Laeken. Sa facture est soignée et il aime la vie qui pour lui trouve aussi son expression dans les danses gitanes, espagnoles, et dans la grâce de l'attitude qu'il donne à ses modèles. La Camargue, avec ses courses de taureaux et ses flamants roses, est vraiment à ses yeux le haut lieu de la vie provençale. Mais il faut également souligner son intérêt pour l'Espagne dont le caractère unique est une grande source d'inspiration pour son sens du mouvement, de la danse et du pittoresque.
Il porte les distinctions d'Officier d'académie, Chevalier de l'ordre de l'Étoile noire et à reçu la Médaille d'argent de la Ville de Paris ainsi que la Médaille de vermeil des Arts en Europe à Bruxelles.





































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