Représentation de la Vierge Noire en tant que Sancta Maria de Pace
Représentation de la Vierge Noire en tant que Sancta Maria de Pace-photo-2
Représentation de la Vierge Noire en tant que Sancta Maria de Pace-photo-3
Représentation de la Vierge Noire en tant que Sancta Maria de Pace-photo-4
Représentation de la Vierge Noire en tant que Sancta Maria de Pace-photo-1
Représentation de la Vierge Noire en tant que Sancta Maria de Pace-photo-2
Représentation de la Vierge Noire en tant que Sancta Maria de Pace-photo-3
Représentation de la Vierge Noire en tant que Sancta Maria de Pace-photo-4
Représentation de la Vierge Noire en tant que Sancta Maria de Pace-photo-5
Représentation de la Vierge Noire en tant que Sancta Maria de Pace-photo-6
Représentation de la Vierge Noire en tant que Sancta Maria de Pace-photo-7
Représentation de la Vierge Noire en tant que Sancta Maria de Pace-photo-8

Représentation de la Vierge Noire en tant que Sancta Maria de Pace

Sancta Maria de Pace
Huile sur toile, marouflée sur panneau
Probablement Allemagne, XVIIIᵉ siècle
Dimensions : env. 46 × 35 cm (hors cadre)
Provenance : Collection privée, Allemagne du Sud

Ce tableau montre une représentation de la Vierge Noire sous la forme de Sancta Maria de Pace, Marie, Reine de la Paix. La Vierge et l’Enfant Jésus ont tous deux la peau foncée et les cheveux très frisés. Marie porte une longue robe brune et un manteau d’hermine bleu et or, doublé de blanc avec des pointes de queue noires. Dans sa main droite, elle tient à la fois un sceptre et une branche, la représentant comme Regina Pacis, Reine de la Paix. Un médaillon ovale doré portant l’image d’une figure papale est suspendu sur sa poitrine. Elle se tient sur un globe placé dans une cuve en forme de barque flottant sur une eau calme, possiblement un lac ou une mer.

L’Enfant Jésus, assis sur le bras gauche de Marie, porte également un vêtement brun et tient dans sa main gauche un globus cruciger doré et une branche, probablement une branche d’olivier. Cette branche de paix apparaît dans toute l’image : des vrilles similaires serpentent le long des deux côtés de la composition et jaillissent également de la cuve dans laquelle Marie se tient debout sur le globe. Les deux figures portent plusieurs rangs de perles comme symboles de pureté et d’autorité spirituelle, et elles sont toutes deux couronnées.

Sur le rebord de la cuve apparaît l’inscription « PATRONIN DES FRIDEN » en lettres dorées. Attachée au sceptre dans la main droite de Marie se trouve une bannière portant la mention « FRIDEN MIT GOT. » (Paix avec Dieu). De part et d’autre de la cuve se trouvent deux mâts de drapeau avec des bannières portant les inscriptions : « FRIDEN MIT DEM GEWISSEN » (à gauche, Paix avec la conscience) et « FRIDEN MIT DEN NECSTEN » (à droite, Paix avec son prochain). Sous la bannière de droite apparaît une étoile à cinq branches, renvoyant à Marie en tant que Stella Maris (Étoile de la Mer). Au-dessus de la tête de Marie, une bannière avec l’inscription « S. MARIA DE PACE » est tenue par deux putti.

La composition suit le langage visuel baroque de la dévotion à Regina Pacis, dans lequel Marie est présentée comme une médiatrice pour la paix : avec Dieu, avec soi-même (la conscience) et avec son prochain, une triade également présente dans le discours théologique entourant les sermons de paix et les messes des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles.

L’image est étroitement liée à une série de gravures des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles provenant du couvent des Carmélites de Cologne (Karmel Maria vom Frieden), où s’est développée une dévotion à Maria de Pace autour d’une statue mariale offerte par Marie de Médicis. Cette statue, aujourd’hui disparue, était considérée comme miraculeuse et invoquée comme source de paix, notamment durant la guerre de Trente Ans. Plusieurs gravures de ce contexte représentent Marie avec l’Enfant sur un globe, accompagnés de branches d’olivier et de bannières ou inscriptions soulignant son titre de porteuse de paix.

Contrairement à ces estampes, dans lesquelles Marie est généralement représentée avec des traits européens, ce tableau – tout comme un autre exemple provenant de l’ancien monastère des chanoines augustins de Pfaffen-Schwabenheim – présente une Vierge Noire. Rien n’indique que la statue originale de Cologne ait été noire, ce qui rend ces peintures d’autant plus remarquables. L’association entre iconographie dévotionnelle et carnation foncée semble constituer une représentation extrêmement rare au sein de la dévotion mariale de l’époque moderne.

Un élément particulièrement intéressant dans le contexte de la vénération de Maria de Pace est la présence d’Edith Stein (Sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix) au Karmel Maria vom Frieden de Cologne. Elle entra dans cette communauté carmélite en 1933 et y demeura jusqu’à son départ, le 31 décembre 1938, lorsqu’elle partit pour le Carmel d’Echt (Pays-Bas) pour des raisons de sécurité. Selon des sources des Archives Edith Stein, lors de son dernier jour en Allemagne, elle fit une brève visite de prière à l’église Maria vom Frieden, devenue alors église paroissiale, afin de prier devant la « Reine de la Paix ».

Une gravure dans la dernière image est incluse avec l’achat.

15 000 €

Epoque : 18ème siècle

Style : Autre style

Etat : Bon état

Matière : Huile sur toile

Largeur : 35 cm.

Hauteur : 46 cm.

Référence (ID) : 1670074

Disponibilité : En stock

Imprimer fiche

Recevez notre newsletter

facebook
instagram

Dullaert Art & Antiques
Représentation de la Vierge Noire en tant que Sancta Maria de Pace
1670074-main-693aed9f57915.jpg


Un message de confirmation vous sera envoyé par info@proantic.com.
Vérifiez votre messagerie, y compris le "courrrier Indésirable".