Tableau expressionniste paysage de banlieue peinture signée Léon Schwarz-Abrys (1905_1990)
Vendue avec facture-certificat. Très bon état.
Dans cette peinture épaisse et vibrante, Schwartz Abrys dépeint une rue silencieuse à la tombée de la nuit. Probablement une vue de banlieue parisienne juste après guerre . Un sujet de predilection de l'artiste. La lumière semble filtrer faiblement derrière les nuages, révélant la texture des façades et les ombres profondes de la ruelle. La matière est travaillée à la spatule. Ce peintre atypique avait l'habitude de creer lui même son outil de travail. Ainsi chaque mur, chaque ombre, chaque ardoise semble sculptés pret à sortir de la toile. Le tout compose une atmosphère à la fois rugueuse, poétique et profondément humaine.
Léon Schwarz-Abrys (1910–1990) Issu d’une extrême pauvreté, Léon Schwarz-Abrys connaît une enfance marquée par la misère et l’enfermement. C’est en maison de correction puis à l’hôpital psychiatrique qu’il apprend à lire, écrire et dessiner. Arrivé en France en 1930, il mène une vie de labeurs – ouvrier d’usine, plongeur, peintre en bâtiment – tout en peignant.En 1939, il expose pour la première fois au Salon des Indépendants, où ses tableaux recouverts de clous et d’allumettes attirent l’attention et lui valent le surnom de « peintre cloutiste ». Pendant la guerre, pour échapper aux persécutions antisémites, il se réfugie à l’hôpital Sainte-Anne où il réalise des portraits poignants de figures asilaires, au plus près de la détresse humaine.
Dans les années 1950, il publie trois romans inspirés de son internement, comparés à ceux de Céline ou Artaud. Sa peinture, d’abord centrée sur la folie et la marginalité, s’ouvre ensuite sur des paysages de Ménilmontant, de Bretagne, de Corse, puis d’Irlande. On souligne alors sa vision expressionniste, son regard tendre et inquiet sur les êtres simples, les rues populaires et les solitudes urbaines.
Peintre de l’École de Paris, longtemps associé à la figure de l’artiste « possédé », Schwarz-Abrys demeure aujourd’hui une voix singulière : celle d’un créateur ayant fait de la fragilité humaine la matière même de son art.
Epoque : 20ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur bois
Longueur : 55 cm
Largeur : 46 cm
Référence (ID) : 1656843
Disponibilité : En stock





































