Rapière monture 17ème, lame par Tomas de Ayala 16ème siècle
Le marquis de Palomares attribue à ce forgeron la date de 1625. Beaucoup d’auteurs depuis ont repris cette date sans aucune appréciation critique, mais on sait à présent que cette datation était une erreur de Palomares, puisque Tomas de Ayala était contemporain de Alonso de Sahagun « el Viejo » auquel il acheta une maison en 1573. (On connait des œuvres de Sahagun « el Viejo » entre 1530 et 1570). Les plus beaux travaux de Ayala datent des années 1560, et se terminent à son décès en1583. (sources = archives municipalesToledo)
Toutefois, une épée est connue portant le nom de Tomas de Aiala et datée effectivement de1625. Les spécialistes espagnols ont du mal à expliquer ce fait et gardent l’hypothèse d’une seconde génération éventuelle, ou d’un disciple qui aurait continué le travail du maître.
La signature de cette lame, bien que très usée est absolument identique à celle de la rapière n° 14.25.1804 du Metropolitan Museumof Art, et également à celle de la rapière n° 183-1926 du Victoria & Albert Museum, ce qui nous indique donc que la signature de ces trois lames est de la main du même graveur ( Puisque le maître Tomas de Aiala ne sachant pas écrire lui-même faisait graver son nom sur les lames…) La géométrie est également comparable à celle de ces deux lames, qui toutes deux ont des montures du 17ème siècle
La monture dite « à Taza » est typique. Elle correspond au type n° 100 de la classification de Norman.
LAME : Elle est assez fortement oxydée. Après un court ricasso qui se poursuit à l’intérieur du bol de la garde, elle prend une section hexagonale. Sur le premier quart de la lame, on trouve sur chaque face une gorge centrale, dans laquelle on peut discerner les caractères usés :
Faceexterne : X X (DE) A I A L A X X X O+
Face interne : X X (DE) O+ T O M A S X X X
J’ai reproduit les lettres entremêlées D et E très difficilement discernables en raisonde l’usure, mais typiques des inscriptions tolédanes de cette époque. Pourcertains auteurs, ces lettres mêlées D et E seraient purement décoratives, pour d’autres, elles sont l’abréviation de « Dux Electio » « Guide du choix » dans le sens ou la lame qui est droite, doit guider des choix dans le sens de la droiture et de l’honneur.
Longueur de la lame = 100.7 cm sans le ricasso, 105 cm quillons-pointe, largeur au ricasso = 2.3 cm, épaisseur au ricasso = 8.2 mm, point d’équilibre à 9.5 cm du bord de la tasse.
GARDE : Le bol = Il est en acier très solide. Le bord de la tasse est replié vers l’extérieur pour constituer un« rompe-puntas » ou « brise-pointes ».
Les quillons = il sont larges, droits, et se terminent en forme de glands pyramidaux.
L’écusson central de la croisière est de forme ovale et non pointue La branche de garde vient rejoindre le pommeau auquel elle se fixe par une vis .
POMMEAU : il est à huit facettes, et se termine par un bouton sur lequel la soie de la lame est rivetée.
FUSEE : Elle est en forme de bobine, recouverte d’un filigrane de fer et de cuivre torsadé en chevrons, en parfait état.
Ce type de poignée rappelle un style que l’on retrouve sur les dagues de Séville, ce qui correspondrait bien par voisinage géographique à l’influence portugaise de la monture. Les viroles en couronne tressées dites « têtes de turc » sont présentes et en parfait état.
L’arme est en bon état, sans aucun jeu. Ce type de rapière était plus habituellement destinée à un usage militaire. La lame portant une signature prestigieuse, et la fusée de belle qualité sont évidemment des éléments de plus-value.
frais de port France 30€, Europe 50€
Ref HX2Y-25/2-20
Epoque : 16ème siècle
Style : Haute époque-Renaissance-Louis XIII
Etat : Bon état
Matière : Autre
Longueur : 117 cm
Largeur : aux quillons 19.5 cm
Diamètre : de la tasse 10.5 cm
Référence (ID) : 1652176
Disponibilité : En stock





































