Cheval Couché En Porcelaine De Hirado, Fours De Mikawachi, Fin De L’époque D’edo
Belle figure de cheval couché en porcelaine de Hirado, produite dans les fours de Mikawachi, domaine de Hirado (province de Hizen), entre la fin de l’époque d’Edo et le début de l’ère Meiji, vers 1850–1880.
L’animal est représenté allongé, la tête légèrement relevée, dans une attitude à la fois sereine et attentive. Le corps est façonné en porcelaine blanche fine, à pâte dense, obtenue à partir du kaolin d’Amakusa, réputé pour sa grande pureté et pour sa tonalité froide et lumineuse.
Une glaçure translucide blanc-bleuté recouvre la surface de façon régulière, se déposant plus intensément dans les creux et soulignant ainsi le modelé sculptural. De délicates incisions définissent la crinière et la queue, tandis que le volume des muscles du cou et de la croupe est rendu par un modelage subtil et maîtrisé. Les yeux et les narines sont rehaussés d’un léger pigment brun ferrugineux sous la glaçure, caractéristique des figures animalières de Hirado.
La base est laissée non émaillée, révélant le biscuit ivoirin lisse et quelques traces d’appui de cuisson, typiques des supports employés dans les fours de Mikawachi. L’ensemble se distingue par une élégance retenue et un naturalisme mesuré, reflet de l’esthétique cultivée sous le patronage des seigneurs Matsura de Hirado.
Contexte Historique
Les fours de Mikawachi, dans le domaine de Hirado, se sont imposés aux XVIIIe et XIXe siècles comme l’un des centres les plus prestigieux de la porcelaine japonaise. Leur production comprenait objets d’érudition, petites figures et pièces de présentation destinées aux échanges diplomatiques. Ces œuvres se reconnaissent à la pureté de l’argile, à la précision du modelé et à une palette de glaçures sobres et lumineuses.
Le cheval (uma) occupe une place importante dans la culture japonaise : messager divin dans le contexte shinto, il est également associé à l’éthique guerrière des samouraïs, symbolisant loyauté, noblesse et vigueur. Les figures en porcelaine représentant des chevaux furent appréciées tant à la cour qu’au sein des cercles lettrés, avant de susciter, à partir du XIXe siècle, l’intérêt des collectionneurs européens pour leur sobriété et leur présence sculpturale.
Des exemples comparables sont conservés au Kyushu Ceramic Museum (Collection Shibata) ainsi qu’au Victoria and Albert Museum, Londres.
Dimensions
Hauteur : 13 cm
Largeur (du museau à la queue) : 15,5 cm
Profondeur : 9 cm
Poids : 218 g
État de conservation
Très bon état ancien. Une restauration professionnelle a été réalisée sur l’antérieur droit, discrète en présentation. Une petite fêlure de tension est présente à la jonction de la cuisse droite et du corps, phénomène typique des sculptures creuses de Hirado ; elle est stable et n’affecte pas la solidité de la pièce. Aucun autre éclat, fêle ou défaut. La glaçure demeure lisse, régulière et le modelé finement conservé.
Expédition & Emballage
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Epoque : 19ème siècle
Style : Art d'Asie
Etat : Bon état
Matière : Porcelaine
Largeur : 15,5 cm
Hauteur : 13 cm
Profondeur : 9 cm
Référence (ID) : 1648623
Disponibilité : En stock






































