Paysage de Normandie, synthétisme, fauvisme-pré cubisme par Georges Braque (1882-1963).
Mouvement : fauvisme-cubisme, synthétisme.
Medium : huile sur carton toilé.
Technique : pinceau.
Date de création : avant 1908.
Localisation : Bord de Seine, Normandie.
Rouen, Saint-Joseph, Numéro 1 est annoté à l'encre brune au dos de l'œuvre, sur une étiquette, voir photo.
Le quartier Saint-Joseph à Rouen est intimement lié à l'histoire artistique de la ville, s'inscrivant au cœur du quartier Jouvenet, souvent surnommé "le village dans la ville".
Le quartier a abrité d'autres artistes majeurs, notamment le peintre Paul Gauguin qui y a vécu en 1884 et y a peint une quarantaine de toiles, dont une représentant la rue Jouvenet.
Il est tout à fait probable que le jeune Georges Braque ait été inspiré et appelé à venir peindre sur les traces de l'un des grands maîtres de la fin du XIXe siècle.
A ce jour, nous ne pouvons affirmer que le paysage de bord de Seine représenté soit situé à Rouen même mais plutôt dans ses alentours et assurément en Normandie.
L'etiquette semble confirmer un lieu d'exposition plutôt qu'une localisation puisqu'aucune vue n'offre la possibilité de voir la Seine depuis le quartier Saint-Joseph à Rouen.
Georges braque n'aura peint que dans trois régions de France; exclusivement :
-En Île-de-France;
-En Provence;
-En Normandie.
Signature : Monogramme G. B, inscrit en bas à droite.
Perspective verticale, composition orthogonale,influence gauguinienne prégnante ( synthétisme ) perdant toutefois son autorité et supplantée par le cézannisme.
Ce tableau marque un tournant entre la fin du fauvisme et les premiers balbutiements du cubisme.
Cette œuvre est un lien entre un Georges Braque qui fut fauve avant de devenir la mère du cubisme comme aimait à le dire Picasso qui lui-même se revendiquait en être le père.
La Perspective, verticale, engendrée par la superposition des plans simplifiés, crée un curieux rythme décoratif à deux dimensions dont la peinture de Braque offre d'assez nombreux exemples, même dans les années postérieures aux œuvres de cette période.
Le Viaduc à L'Estaque peint en 1908 est un exemple de comparaison, voir photo (11).
Concentration d'éléments (maisons) regroupées au centre de la toile dans une composition orthogonale, cette fois-ci purement cubiste.
Les arbres représentés en buissons devant les maisons créent un effet repoussoir ( à l'instar du grand arbre au centre de notre tableau et du buisson situé en premier plan ) et participent à renforcer la perspective.
À noter, une autre toile de sa très brève période post-impressionniste représentant un bouquet de fleurs où figure un monogramme identique à celui porté sur l'œuvre proposée, voir photo (6).
Cette nature morte au bouquet de fleurs, voir photo (5) n'est d'ailleurs pas sans rappeler les bouquets de fleurs post-impressionistes de Paul Gauguin, pour le citer une fois encore.
Aucun expert depuis la mort d'Armand Israel, à ce jour, ne représente l'œuvre de Georges Braque.
Son fils, Ken Israël, est intervenu avec un rapport d'expertise délivré pour une toile, voir photo (5) présentant le même monogramme que celui présent sur notre tableau, voir photo (6).
La lettre G du monogramme n'est pas sans rappeler, pour le citer une fois encore, celle du Monogramme de Paul Gauguin.
Rien n'exclut que le jeune Georges Braque ait pu avoir été influencé par le maître tantôt dans sa thématIque, tantôt dans sa technique, ou dans le choix d'un lieu, jusque dans sa façon de styliser la lettre commune de son monogramme à un court moment donné de sa carrière de peintre au grand devenir.
Tout ceci n'est évidemment que supposition mais il est important de le signaler.
Officiellement, à ce jour, et à notre connaissance, aucun expert ne représente l'œuvre de Georges Braque : raison principale pour laquelle La Galerie Le Mont des Arts ne peut fournir de certificat d'authenticité pour accompagner cette œuvre authentique.
Le dernier catalogue raisonné, connu à ce jour, documenté par Massimo Carrà et édité par Rizzoli en 1971, ne fait état que des tableaux réalisés entre 1908 et 1929.
Aucun catalogue raisonné, à ce jour, ne reprend et ne reproduit les œuvres de Georges braque réalisées avant 1908.
Bon nombre d'entre elles ont été détruites par l'artiste lui-même.
Il est à supposer que cette œuvre ait été présentée lors d'une exposition réalisée par son père, Charles Braque, lui-même peintre amateur, lequel organisait des expositions avec et pour son fils et ses amis Raoul Dufy et Émile Othon-friesz, dans la région du Havre.
Une œuvre fauve, aujourd'hui au Centre Pompidou, et peinte par son ami et aîné de quatre années, Émile Othon-Friesz , intitulée arbres en hiver à Honfleur ( hiver 1906-1907 ), nous rappelle dans sa composition, notre tableau de Georges Braque (photo 10).
Il est vraisemblable qu'en sa qualité d'aîné, il ait pu avoir une influence sur son cadet qui s'engagera dans la voie du cubisme contrairement à Émile Othon-friesz qui ne l'empruntera jamais au profit d'une peinture néoclassique, voir photo (10).
Une œuvre de Cézanne, La Montagne Sainte Victoire vue de Montbriand, confirme la prégnance de l'influence cézanienne dans sa composition, voir photo (9).
Le centre de recherche CARAA , centre d'analyses et de recherche en Art et Archéologie a été préalablement contacté et nous à remis un rapport analytique en date du 16 juin 2026 confirmant que l'œuvre a bien été réalisée durant la première décennie du XXe siècle et plus précisément à partir de 1907, ce qui corrobore avec notre hypothèse selon laquelle l'œuvre serait à situer à la frontière du fauvisme et du cubisme, en l'occurrence en 1907.
Le rapport analytique demeure confidentiel et ne peut être envoyé ni par email ni par voie postale.
Il sera disponible à la lecture en présence du tableau, en France, sur rendez-vous.
Et pour conclure, un premier contact fut établi avec un expert en graphologie afin, et ce à titre informatif et complémentaire, de pouvoir établir un lien entre l'étiquette manuscrite et son auteur, à savoir Georges Braque.
Pour ce faire, des textes et documents redigés entre 1905-1910 seront nécessaires pour une comparaison graphologique approfondie.
La tâche semblant particulièrement ardue au regard du peu de texte inscrit sur l'étiquette, nous avons eu recours dans un premier temps à l'intelligence artificielle - pour une fois- et force fut de constater qu'elle confirme une grande similitude entre l'écriture présente au dos de notre tableau et les écrits de Georges Braque recensés et offerts pour comparaison.
Première apparition de ce tableau sur le marché de l'Art depuis son achat, selon toute vraisemblance.
Inédit.
Provenance:
-Galerie Le Mont des Arts, Dommartemont, France.
Nota bene :
Tous les éléments annoncés proviennent de sources collectées dans différents ouvrages de référence édités lors d´expositions et principalement diffusés par la réunion des musées nationaux ( RMN).
Epoque : 20ème siècle
Style : Art moderne
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur carton
Longueur : 46 cm
Largeur : 38 cm
Référence (ID) : 1638935
Disponibilité : En stock





































