Évariste Carpentier (Kuurne 1845 – 1922 Liège ) - 'Retour des champs'
Évariste Carpentier
Kuurne 1845 – 1922 Liège
Peintre belge
« Retour des champs »
Signature : signée en bas à gauche « Év Carpentier »
Technique : huile sur toile
Dimensions : taille de l’image 47 x 38 cm, taille du cadre 76 x 68 cm
Note sur le cachet au revers du tableau :
Le cachet « Tasset et Lhote, 31 rue Fontaine, Paris » fait référence à un fournisseur parisien réputé de matériels pour artistes et d’équipements photographiques, actif à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle. La maison fournissait toiles et couleurs à de nombreux artistes de l’époque, et son nom figure également au revers de certaines œuvres de Vincent van Gogh.
Biographie : Évariste Carpentier naît en 1845 dans le village de Kuurne, en Flandre-Occidentale, en Belgique. Issu d’une modeste famille d’agriculteurs, il révèle très tôt un talent artistique remarquable. Il commence sa formation à l’Académie de Courtrai, puis, en 1864, entre à l’Académie royale des Beaux-Arts d’Anvers. Là, il se distingue dans la peinture historique et académique, obtenant la reconnaissance pour sa maîtrise et sa rigueur. Ses premières œuvres traitent souvent de sujets religieux et historiques, exécutés dans un style académique strict.
Dans les années 1870, Carpentier se lie d’amitié avec des artistes tels qu’Émile Claus, Théodore Verstraete et Jan Van Beers. Ces relations, notamment celle avec Claus, influenceront plus tard son évolution artistique. En 1876, à la suite d’un grave problème au genou, il quitte Anvers pour retourner à Kuurne afin de se rétablir. En 1880, en quête de nouvelles inspirations et d’un changement d’environnement, il s’installe à Paris, où il partage un atelier avec Jan Van Beers.
Durant ses années parisiennes, Carpentier continue à peindre des sujets historiques, notamment des scènes de la Révolution française et de la guerre de Vendée. Toutefois, un tournant majeur survient au milieu des années 1880, lorsqu’il découvre la peinture en plein air et le style naturaliste d’artistes tels que Jules Bastien-Lepage. Sous cette influence, Carpentier abandonne progressivement la peinture académique pour adopter un style plus moderne, baigné de lumière, fondé sur l’observation directe de la nature.
De retour en Belgique en 1886, il se consacre à des scènes rurales mettant en valeur la lumière naturelle et les effets atmosphériques. Sa technique devient plus libre et plus vibrante, l’inscrivant dans le mouvement luministe belge — une forme d’impressionnisme particulièrement attentive aux jeux de lumière. Ses voyages le conduisent dans les campagnes de Campine, en Bretagne et dans d’autres régions, où il trouve une source d’inspiration inépuisable dans les paysages et la vie rurale.
En 1904, Carpentier est nommé directeur de l’Académie des Beaux-Arts de Liège. En tant que professeur et administrateur, il joue un rôle essentiel dans la modernisation de l’institution, l’orientant vers des techniques plus modernes et impressionnistes. Il influence toute une génération de peintres liégeois, les incitant à peindre d’après nature et à célébrer le monde environnant.
Pendant la Première Guerre mondiale, Carpentier reste à Liège sous l’occupation allemande et continue à peindre, allant jusqu’à documenter les atrocités auxquelles il assiste. Sa santé décline dans les années d’après-guerre, et il prend sa retraite de l’académie en 1919. Évariste Carpentier meurt à Liège le 12 septembre 1922.
Son héritage perdure à travers ses paysages lumineux et ses scènes de genre rurales, ainsi que par l’influence qu’il exerça en tant qu’artiste et pédagogue. Aujourd’hui, ses œuvres sont conservées dans les principaux musées belges et dans de nombreuses collections à travers le monde.
Epoque : 19ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 76 cm
Hauteur : 76 cm
Profondeur : 10 cm
Référence (ID) : 1637858
Disponibilité : En stock






































