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Paire de vases chinois en porcelaine de Canton, famille rose, dynastie Qing, période Guangxu

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Paire de vases en porcelaine de Canton à décor polychrome de la famille rose, Chine, dynastie Qing, période Guangxu (1875–1908)

Porcelaine émaillée polychrome dite famille rose (fencai)
Dimensions : Hauteur : 22,5 cm – Diamètre : 11,5 cm. 
Très bon état général, quelques usures d’usage à la dorure. 
Certificat d'authenticité et livraison adaptée.

Cette paire de vases en porcelaine émaillée polychrome constitue un exemple particulièrement abouti de la production décorative issue des ateliers cantonais à la fin de la dynastie Qing. Réalisées durant le règne de l’empereur Guangxu (1875–1908), ces pièces s’inscrivent dans une tradition séculaire de fabrication de porcelaines destinées à l’élite chinoise et au marché d’exportation, tout en illustrant l’apogée de la palette de la famille rose (fencai), introduite sous le règne de Yongzheng (1723–1735) et développée tout au long du XVIIIᵉ siècle.

La dénomination « famille rose », traduction du terme français du XVIIIᵉ siècle, renvoie à l’usage d’un émail à base d’or colloïdal, permettant d’obtenir des nuances de rose d’une grande délicatesse. Ces émaux, appliqués sur une glaçure déjà cuite, sont fixés par une seconde cuisson à basse température, dite cuisson de surémaillage. L’introduction de ce procédé dans les ateliers impériaux de Jingdezhen, avant d’être relayée par les manufactures provinciales, marqua une véritable révolution esthétique : la gamme chromatique s’élargit considérablement, autorisant des effets picturaux proches de la miniature occidentale.

Le décor, exécuté selon un programme ornemental complexe, s’organise en registres distincts. De larges panneaux en réserve présentent des scènes de cour ou de jardin, animées de dames, de musiciens et de dignitaires. Ces compositions, inspirées des récits illustrés et de la peinture de genre lettrée, expriment la vie raffinée de la société mandarinale et la valorisation des vertus confucéennes : harmonie, piété filiale et érudition.

Les espaces intermédiaires, d’une remarquable densité décorative, sont occupés par un foisonnement de motifs floraux et fauniques : pivoines (richesse et beauté), lotus (pureté et renouveau), grenades ouvertes (fécondité), papillons (joie et légèreté) et oiseaux du paradis (bon augure). Ces éléments, hérités de la symbolique chinoise traditionnelle, constituent un langage visuel codifié visant à transmettre des vœux de prospérité, de longévité et de bonheur. Les rehauts d’or, particulièrement présents sur les bordures et les cartouches, soulignent la hiérarchie des registres et confèrent à l’ensemble une brillance fastueuse.

La silhouette élégante de ces vases, au col évasé et à la panse galbée, s’enrichit d’anses en relief modelées en têtes de chiens de Fô dorées. Ces créatures mythiques, hybrides du lion et du molosse, symbolisent la protection et la vigilance. Leur présence, fréquente sur les porcelaines de prestige de la fin des Qing, introduit une dimension apotropaïque, tout en affirmant le caractère monumental et statuaire de l’objet.

La production dite « de Canton » (Guangzhou) désigne l’ensemble des porcelaines décorées dans les ateliers de cette métropole portuaire, principal centre d’exportation des arts du feu à partir du XVIIIᵉ siècle. Les blancs de Jingdezhen, acheminés par bateau sur le fleuve des Perles, y étaient peints et émaillés avant d’être exportés vers l’Europe et les Amériques.
Au XIXᵉ siècle, Canton devient un pôle d’hybridation artistique : les artisans adaptent les thèmes iconographiques et les formats aux goûts occidentaux, tout en maintenant une iconographie chinoise foisonnante. Les vases tels que ceux-ci, aux décors narratifs et colorés, étaient prisés des collectionneurs européens pour leur exotisme et leur richesse visuelle, tout en répondant à la demande d’un marché intérieur en quête de prestige et d’ostentation.

Sous la période Guangxu, la Chine connaît une époque de profondes mutations : réformes administratives, pressions étrangères, et modernisation partielle des structures impériales. Dans ce contexte, la production artistique reflète à la fois un attachement à la tradition et une adaptation aux échanges interculturels. Les porcelaines de Canton, avec leur éclat chatoyant et leur surcharge décorative, incarnent une esthétique de la profusion et du raffinement, typique du goût de la fin des Qing, où la virtuosité technique sert une ambition décorative presque théâtrale.

Par la maîtrise de leur exécution, la finesse du dessin et la vivacité de leur palette, cette paire de vases illustre le dialogue entre héritage impérial et influences étrangères, entre production artisanale locale et marché mondial naissant.
Ils témoignent de la pérennité d’un savoir-faire céramique pluriséculaire, fondé sur l’excellence technique des fours chinois et sur une inventivité picturale inépuisable. Ces œuvres, à la croisée des traditions décoratives chinoises et de la curiosité occidentale pour l’Extrême-Orient, se posent comme symboles éclatants de la rencontre entre art, commerce et diplomatie au tournant du XXᵉ siècle.


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