OBJET VENDU
Mania Mavro (1889-1969) Fermes à Malleret, Creuse. Ecole de Crozant, Ukraine, Russe, Guillaumin
SUPERBE huile sur carton de Mania Mavro qui représente des fermes dans un paysage près d'un vieux chêne, signée en bas à gauche, titrée au dos " Fermes à Malleret"
Format de la peinture seule hors cadre 50x60cm
Il s'agit donc d'une magnifique composition expressionniste de Mania Mavro qui peint ici un groupe de vieilles fermes près d'un chêne, située au dos Malleret qui se situe en Creuse, non pas dans la vallée de la Creuse où l'artiste a beaucoup peint, mais légèrement plus au sud, vers La Courtine.
On reconnaît de suite son style très typique, évidemment proche de l'école de Paris ( Krémègne, Soutine, Kikoïne, Chagall....) mais aussi proche de l'école de Crozant dont elle a fait partie en étant notamment proche de Guillaumin. Sa touche est puissante, sa palette typique avec des mauves, verts, bruns, orangés, bleu ciel... Sûrement une des deux meilleures femmes peintre de l'école de Crozant avec Clémentine Ballot, ensuite viennent Suzanne Léger, Mahout, Christauflour ou Villoutreix.
Née à Odessa, alors partie de l’Empire russe (aujourd’hui l’Ukraine), et plus tard installée en France, Mania Mavro s’est imposée dès le début du 20ème siècle comme une figure unique sur la scène artistique française.
Active au 14 Cité Falguière en 1913 et 1914, elle commence à exposer dès 1911 dans plusieurs salons prestigieux dont le Salon des Indépendants, le Salon des Tuileries et l’Exposition des Amis des Arts. Son style puissant, souvent décrit comme « masculin », se démarquait dans un monde artistique encore dominé par les hommes.
Loin des stéréotypes alors associés à la « peinture féminine », Mania Mavro a été remarquée pour être « étonnamment dépouillée de tout ce qui permet de reconnaître la peinture « femme ». » Ses œuvres, comme ses mots, ont gardé leur distance de toute sentimentalité saccharine ou conventionnelle. Un récit de l’époque la représente ainsi : « Elle grimpe en sabots, alors que l’automne cède à l’hiver, à travers les gorges de la Creuse, pour aller, malgré le gel, et capturer la beauté brute de la terre et du ruisseau, où coulent des eaux tumultueuses. »
Bien que la pertinence de l’expression artistique en termes de masculinité par rapport à la féminité soit à juste titre soumise à critique, il est révélateur que Mavro ait réussi à échapper à la condescendance si souvent dirigée contre les femmes artistes de son époque—non seulement par son choix de sujets, mais plus important encore à travers la force de son exécution. De cette façon, elle s’est taillé une place dans un monde artistique qui était en grande partie réticent à reconnaître la légitimité artistique des femmes.
Ses paysages de Bretagne, de la Creuse, d’Italie ou de Corse sont imprégnés d’une énergie vive, presque audible, comme le relève le critique Gustave Kahn. Son pinceau capture le mouvement de l’eau, les changements dramatiques dans le ciel, les subtiles modulations de la lumière. Sa réponse émotionnelle à la nature s’exprime à travers une texture picturale dense, parfois véhémente et une structure formelle rappelant le vitrail : des contours audacieux, des couleurs lumineuses et une synthèse de volume.
Les portraits, nus, figures et natures mortes constituent des piliers essentiels de son œuvre. Dans ces œuvres, elle démontre une rare intensité expressive : les corps et les visages, jamais idéalisés, sont imprégnés d’une présence sculpturale et d’une vérité émotionnelle intérieure. Plusieurs critiques ont souligné sa capacité à distiller des formes avec une précision frappante, les dotant d’une force dynamique qui anime la composition. Ces qualités sont particulièrement évidentes dans son aquarelle de 1936, Danseuse bulgare. La presse contemporaine a souvent fait des comparaisons avec Cézanne, Gauguin ou encore Rodin, tout en évoquant une certaine « réflexion slave » censée refléter l’âme mélancolique des artistes orientaux. Un article de 1924 dans Le Cri de Paris la décrit comme « frêle, légère, lugubre », un contraste saisissant avec la nature ardente, vigoureuse et résolue de sa peinture.
Mania Mavro a exposé dans de nombreuses galeries parisiennes de premier plan à l’époque, telles que la Galerie Georges Petit, la Galerie André et les Galeries Bernheim-Jeune. En 1920, la revue L’Art et les Artistes a reconnu dans ce « jeune artiste russe » une rare vitalité et une nette « force de volonté ». Une décennie plus tard, Le Quotidien saluait l’une de ses expositions comme « de premier ordre », soulignant la qualité souple mais véhémente de son travail — riche en intensité et en force expressive.
Elle a également transmis ses connaissances en enseignant, notamment à un certain J. Pouce, dont les critiques ont ensuite reconnu qu’il était fortement influencé par son enseignement. Elle était mariée à l’illustrateur Jean Saurel, connu sous le pseudonyme de Jehan Testevuide (« Tête vide »), décédé en 1922. Leur fille, Jacqueline Saurel, connue sous le nom de « Linette », était diplômée en philosophie et est décédée prématurément en 1945. La relation entre la mère et la fille semble avoir été profondément proche.
Jean Saurel était l’oncle du célèbre poète Francis Ponge, faisant de Mavro sa tante. Elle a créé un portrait au pastel de ses parents, Juliette et Armande Ponge. L’artiste et l’écrivain ont maintenu une correspondance et semblaient partager un lien étroit.
Cette huile est en parfait état, livrée dans un cadre doré moderne
Oeuvre garantie authentique
Format de la peinture seule hors cadre 50x60cm
Il s'agit donc d'une magnifique composition expressionniste de Mania Mavro qui peint ici un groupe de vieilles fermes près d'un chêne, située au dos Malleret qui se situe en Creuse, non pas dans la vallée de la Creuse où l'artiste a beaucoup peint, mais légèrement plus au sud, vers La Courtine.
On reconnaît de suite son style très typique, évidemment proche de l'école de Paris ( Krémègne, Soutine, Kikoïne, Chagall....) mais aussi proche de l'école de Crozant dont elle a fait partie en étant notamment proche de Guillaumin. Sa touche est puissante, sa palette typique avec des mauves, verts, bruns, orangés, bleu ciel... Sûrement une des deux meilleures femmes peintre de l'école de Crozant avec Clémentine Ballot, ensuite viennent Suzanne Léger, Mahout, Christauflour ou Villoutreix.
Née à Odessa, alors partie de l’Empire russe (aujourd’hui l’Ukraine), et plus tard installée en France, Mania Mavro s’est imposée dès le début du 20ème siècle comme une figure unique sur la scène artistique française.
Active au 14 Cité Falguière en 1913 et 1914, elle commence à exposer dès 1911 dans plusieurs salons prestigieux dont le Salon des Indépendants, le Salon des Tuileries et l’Exposition des Amis des Arts. Son style puissant, souvent décrit comme « masculin », se démarquait dans un monde artistique encore dominé par les hommes.
Loin des stéréotypes alors associés à la « peinture féminine », Mania Mavro a été remarquée pour être « étonnamment dépouillée de tout ce qui permet de reconnaître la peinture « femme ». » Ses œuvres, comme ses mots, ont gardé leur distance de toute sentimentalité saccharine ou conventionnelle. Un récit de l’époque la représente ainsi : « Elle grimpe en sabots, alors que l’automne cède à l’hiver, à travers les gorges de la Creuse, pour aller, malgré le gel, et capturer la beauté brute de la terre et du ruisseau, où coulent des eaux tumultueuses. »
Bien que la pertinence de l’expression artistique en termes de masculinité par rapport à la féminité soit à juste titre soumise à critique, il est révélateur que Mavro ait réussi à échapper à la condescendance si souvent dirigée contre les femmes artistes de son époque—non seulement par son choix de sujets, mais plus important encore à travers la force de son exécution. De cette façon, elle s’est taillé une place dans un monde artistique qui était en grande partie réticent à reconnaître la légitimité artistique des femmes.
Ses paysages de Bretagne, de la Creuse, d’Italie ou de Corse sont imprégnés d’une énergie vive, presque audible, comme le relève le critique Gustave Kahn. Son pinceau capture le mouvement de l’eau, les changements dramatiques dans le ciel, les subtiles modulations de la lumière. Sa réponse émotionnelle à la nature s’exprime à travers une texture picturale dense, parfois véhémente et une structure formelle rappelant le vitrail : des contours audacieux, des couleurs lumineuses et une synthèse de volume.
Les portraits, nus, figures et natures mortes constituent des piliers essentiels de son œuvre. Dans ces œuvres, elle démontre une rare intensité expressive : les corps et les visages, jamais idéalisés, sont imprégnés d’une présence sculpturale et d’une vérité émotionnelle intérieure. Plusieurs critiques ont souligné sa capacité à distiller des formes avec une précision frappante, les dotant d’une force dynamique qui anime la composition. Ces qualités sont particulièrement évidentes dans son aquarelle de 1936, Danseuse bulgare. La presse contemporaine a souvent fait des comparaisons avec Cézanne, Gauguin ou encore Rodin, tout en évoquant une certaine « réflexion slave » censée refléter l’âme mélancolique des artistes orientaux. Un article de 1924 dans Le Cri de Paris la décrit comme « frêle, légère, lugubre », un contraste saisissant avec la nature ardente, vigoureuse et résolue de sa peinture.
Mania Mavro a exposé dans de nombreuses galeries parisiennes de premier plan à l’époque, telles que la Galerie Georges Petit, la Galerie André et les Galeries Bernheim-Jeune. En 1920, la revue L’Art et les Artistes a reconnu dans ce « jeune artiste russe » une rare vitalité et une nette « force de volonté ». Une décennie plus tard, Le Quotidien saluait l’une de ses expositions comme « de premier ordre », soulignant la qualité souple mais véhémente de son travail — riche en intensité et en force expressive.
Elle a également transmis ses connaissances en enseignant, notamment à un certain J. Pouce, dont les critiques ont ensuite reconnu qu’il était fortement influencé par son enseignement. Elle était mariée à l’illustrateur Jean Saurel, connu sous le pseudonyme de Jehan Testevuide (« Tête vide »), décédé en 1922. Leur fille, Jacqueline Saurel, connue sous le nom de « Linette », était diplômée en philosophie et est décédée prématurément en 1945. La relation entre la mère et la fille semble avoir été profondément proche.
Jean Saurel était l’oncle du célèbre poète Francis Ponge, faisant de Mavro sa tante. Elle a créé un portrait au pastel de ses parents, Juliette et Armande Ponge. L’artiste et l’écrivain ont maintenu une correspondance et semblaient partager un lien étroit.
Cette huile est en parfait état, livrée dans un cadre doré moderne
Oeuvre garantie authentique
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