Table à écrire dite « à la Pompadour » estampillée Léonard Boudin
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Table à écrire dite « à la Pompadour » estampillée Léonard Boudin

Artiste : Léonard Boudin

Table à écrire de dame dite « à la Pompadour », décoré de marqueterie géométrique de cubes, et d'un paysage avec personnages et architectures sur le plateau et le tiroir avant. Incrustation de nacre sur ces mêmes parties.
Le plateau supérieur est coulissant, découvrant un abattant gainé de cuir vert dans un tiroir dévoilant une réserve.
Petit tiroir discret pivotant sur le côté garni d'un encrier et sablier à écrire en métal argenté. Les pieds aux lignes courbes typiquement Louis XV sont ornés de chûtes et de sabots en bronze doré ciselé. Estampillé (deux fois) de Léonard Boudin (reçu maître en 1761) et de la Jurande.
France, seconde moitié du XVIIIe siècle.
Hauteur : 72,6 cm -Largeur : 61 cm - Profondeur : 38 cm
Restauration d’usage


Tout au long du XVIIIe siècle se développent des meubles qui, en plus d’être d’un style nouveau, s'adaptent également aux derniers critères de confort dans les riches intérieurs français.
L'architecte Jacques François Blondel fait état de ces évolutions sociales en répertoriant trois types d'appartements qui nécessitent chacun une catégorie précise de meubles : les appartements d'apparat, les appartements de réception et les appartements privés.
C'est au sein de ces derniers que se développe un mobilier luxueux. Parmi eux figurent notamment les tables à écrire apportées par la Marquise de Pompadour instigatrice de l'attrait grandissant pour ce genre d'ameublement.
Ce décor marqueté prisé par les contemporains est facilement percevable dans des interprétations différentes. Les tables à écrire portant toutefois différentes signatures semblent démontrer que leurs créateurs partagent leur savoir auprès de différents ateliers.
Notre meuble présente à deux reprises l'estampille de Léonard Boudin. Élève de Pierre Migeon, celui-ci acquiert une réputation auprès de ses pairs qui lui permet en plus de son activité d'ébéniste d'ouvrir son propre magasin. Il y fait travailler plusieurs de ses confrères et continue d'apposer sa signature sur les meubles issus de cette collaboration.
De dimensions modestes, ces meubles volants trouvent leur place dans l'intimité des chambres et des salons et occupent de multiples fonctions tout en se parant d'un opulent décor qui démontre la fortune des commanditaires.
La table que nous pouvons dater des années 1770 s'inscrit dans la période Transition entre les règnes de Louis XV et Louis XVI. Elle revêt un décor hétérogène composé de différentes essences et alliant scènes pittoresques aux lignes droites aux marqueteries de cubes et volutes rocailles. Ses formes mouvementées démontrent les restes d'un attachement aux formes héritées du Rococo tout en révélant l'évolution des arts pour un goût « à la grec » aux lignes plus sévères. Les meubles revêtant son estampille peuvent rappeler le travail d’ébénistes tels qu’André Louis Gilbert et ses décors architecturaux.
Tant ébéniste de renom qu'habile marchand, Boudin eut des productions prolifiques et des tables à écrire portant son estampille peuvent être trouvées dans des musées tant à l'étranger qu'en France, notamment au Metropolitan Museum de New York où est conservée une table à écrire du même modèle que la nôtre (n° inv. 69.9.4). Un autre exemplaire revêtant un décor bien plus analogue a été vendue par Christie's Londres le 12 novembre 2020 (lot 24).

Nous rapportons cette table à écrire à celle déjà présente dans notre collection, attribuée à RVLC et reconnaissable sur le portrait de Madame Pompadour, peint par François Boucher. Elle se rapproche aussi grandement de la table de salon ou liseuse attribuée à C.Wolff vendue en 1979 par Sotheby’s à Londres, issue de la collection Roberto Polo.





45 000 €

Epoque : 18ème siècle

Style : Louis XV - Transition

Etat : En l'etat

Largeur : 61

Hauteur : 72,6

Profondeur : 38

Référence (ID) : 1633178

Disponibilité : En stock

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2 bis rue Carnot
Versailles 78000, France

06 07 57 01 20

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Galerie Pellat de Villedon
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