Pierre-Georges Jeanniot (1848-1934) Henri Rochefort prêt pour un duel, dessin signé et titré
Artiste : Pierre-georges Jeanniot (1848-1934)
Pierre-Georges Jeanniot (1848–1934)
Portrait d'Henri Rochefort prêt pour un duel,
Crayon sur papier
Signé et titré en bas à gauche
28 x 21 cm, vue : 21 x 10 cm
En bon état : les bords gauche et droit sont irrégulièrement coupés.
Dans un passe-partout moderne en carton : 45,5 x 35 cm
le sujet de ce dessin est d'une certaine manière presque aussi intéressant que l'artiste qui l'a portraituré dans cette posture de duel. Pour rappel Henri Rochefort, de son nom complet Victor Henri de Rochefort-Luçay, né à Paris le 31 janvier 1831 et mort à Aix-les-Bains le 1er juillet 1913, était un journaliste, dramaturge et homme politique français. Grand polémiste dans les pages de ses journaux (La Lanterne, La Marseillaise, L'Intransigeant), il défendait des options politiques radicales, voire extrémistes (anticléricales, nationalistes, favorables à la Commune, boulangistes, socialistes et anti-dreyfusardes), ce qui lui valut le surnom de « l'homme aux vingt duels et trente procès », et des condamnations, notamment à la prison de Nouméa dont il réussit à s'échapper en 1874, fait unique.
Pierre-Georges Jeanniot (1848-1934) était un peintre impressionniste, dessinateur, aquarelliste et graveur franco-suisse né à Genève, en Suisse, et décédé en France. Son œuvre dépeint souvent la vie moderne à Paris.
Il a d'abord embrassé une carrière militaire, en tant qu'officier d'infanterie (1866-1881). Il fut lieutenant dans le 23e régiment d'infanterie de 1868 à 1870. Il combattit pendant la guerre franco-prussienne, fut blessé à Rezonville et reçut la Légion d'honneur. Il servit ensuite dans le 94e régiment d'infanterie et le 73e régiment d'infanterie. Lorsqu'il quitta l'armée, il avait le grade de commandant dans les Chasseurs à pied.
Il ne cessa jamais de dessiner. Il se fit connaître pour la première fois en 1872 au Salon de Paris, où il présenta une aquarelle intitulée Intérieur de forêt. L'année suivante, il présenta le tableau Le Vernan à Nass-sous-Sainte-Anne. Dès lors, il contribua régulièrement au Salon de Paris, où il présenta de nouvelles œuvres représentant des vues de Toulouse, Paris, Troyes, les bords de la Seine et quelques portraits.
En 1881, après que l'armée lui eut proposé le grade de commandant, il démissionna pour se consacrer exclusivement à la peinture. Il s'installa à Paris. Ses œuvres de cette période représentent principalement des scènes de la vie militaire qui lui permirent de se forger une réputation. Jeanniot s'installe définitivement en 1882 et obtient sa première récompense l'année suivante (médaille de troisième classe du Salon de Paris) avec ses Flanqueurs (1883, Musée du Luxembourg). En 1886, La ligne de feu, souvenirs de la bataille de Rezonville, qui commémore la bataille de Mars-La-Tour (Musée de Pau), assure sa notoriété.
Dès lors, il commence à faire preuve d'une certaine indépendance artistique. Il peint alors principalement des femmes parisiennes de la Belle Époque, des femmes en maillot de bain sur les plages (un phénomène nouveau à l'époque) ou des scènes sur les hippodromes. Ces tableaux nous offrent un portrait sociologique saisissant de son époque. Mais dès la création de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1899, il se rallie à leur nouvelle tendance picturale.
À Paris, il se lia d'amitié avec Édouard Manet, Pierre Puvis de Chavannes, Jean-Louis Carnival, Paul Helleu et surtout Edgar Degas, qu'il vénérait comme un maître. Il passa beaucoup de temps avec Edgar Degas dans sa maison familiale à Diénay (Côte-d'Or).
Il était doué de nombreux talents et excellait également dans le dessin. Ses dessins reflétaient sa passion et sa force artistique. Ils sont vivants, expressifs et enthousiastes, tout en rendant avec humour les scènes pittoresques de la vie quotidienne. Au cours des décennies suivantes, il illustra un grand nombre d'ouvrages littéraires, parmi lesquels Le Voyage à Saint-Cloud, Germinie Lacerteux (1886), Contes choisis (Guy de Maupassant, 1886), Tartarin de Tarascon (Daudet, 1887), Les Liaisons dangereuses (Pierre Choderlos de Laclos, 1917) . Il fut également l'un des illustrateurs des Misérables (Victor Hugo, 1887), de La Débâcle et La Curée (Émile Zola, 1893-1894), du Calvaire (Octave Mirbeau, 1901), du Misanthrope (Molière, 1907), Les Paysans (Honoré de Balzac, 1911) et Candide (Voltaire), parmi tant d'autres.
Il fut l'un des premiers collaborateurs (avec Théodore de Banville, Alphonse Daudet et Giuseppe De Nittis) de la revue La Vie Moderne et contribua également à la revue La Lutte Moderne. Plus tard, il devint directeur du Journal amusant, tout en collaborant à Rire et à L'Écho de Paris.
En tant que graveur, il esquisse également des scènes ironiques de la vie quotidienne, dépeignant avec vivacité les snobs de Paris. Son talent rappelle les œuvres de Toulouse-Lautrec et Mary Cassatt. Il utilise également la technique de l'estampe sur bois, qui permet d'obtenir des contrastes saisissants entre les parties sombres et claires de l'image.
Ses œuvres sont exposées dans de nombreux musées, principalement en France (Alais, Nancy, Paris, Carnavalet, Pau, Toul et Toulouse), mais aussi dans d'autres pays (Oslo, New York, Buenos Aires).
Portrait d'Henri Rochefort prêt pour un duel,
Crayon sur papier
Signé et titré en bas à gauche
28 x 21 cm, vue : 21 x 10 cm
En bon état : les bords gauche et droit sont irrégulièrement coupés.
Dans un passe-partout moderne en carton : 45,5 x 35 cm
le sujet de ce dessin est d'une certaine manière presque aussi intéressant que l'artiste qui l'a portraituré dans cette posture de duel. Pour rappel Henri Rochefort, de son nom complet Victor Henri de Rochefort-Luçay, né à Paris le 31 janvier 1831 et mort à Aix-les-Bains le 1er juillet 1913, était un journaliste, dramaturge et homme politique français. Grand polémiste dans les pages de ses journaux (La Lanterne, La Marseillaise, L'Intransigeant), il défendait des options politiques radicales, voire extrémistes (anticléricales, nationalistes, favorables à la Commune, boulangistes, socialistes et anti-dreyfusardes), ce qui lui valut le surnom de « l'homme aux vingt duels et trente procès », et des condamnations, notamment à la prison de Nouméa dont il réussit à s'échapper en 1874, fait unique.
Pierre-Georges Jeanniot (1848-1934) était un peintre impressionniste, dessinateur, aquarelliste et graveur franco-suisse né à Genève, en Suisse, et décédé en France. Son œuvre dépeint souvent la vie moderne à Paris.
Il a d'abord embrassé une carrière militaire, en tant qu'officier d'infanterie (1866-1881). Il fut lieutenant dans le 23e régiment d'infanterie de 1868 à 1870. Il combattit pendant la guerre franco-prussienne, fut blessé à Rezonville et reçut la Légion d'honneur. Il servit ensuite dans le 94e régiment d'infanterie et le 73e régiment d'infanterie. Lorsqu'il quitta l'armée, il avait le grade de commandant dans les Chasseurs à pied.
Il ne cessa jamais de dessiner. Il se fit connaître pour la première fois en 1872 au Salon de Paris, où il présenta une aquarelle intitulée Intérieur de forêt. L'année suivante, il présenta le tableau Le Vernan à Nass-sous-Sainte-Anne. Dès lors, il contribua régulièrement au Salon de Paris, où il présenta de nouvelles œuvres représentant des vues de Toulouse, Paris, Troyes, les bords de la Seine et quelques portraits.
En 1881, après que l'armée lui eut proposé le grade de commandant, il démissionna pour se consacrer exclusivement à la peinture. Il s'installa à Paris. Ses œuvres de cette période représentent principalement des scènes de la vie militaire qui lui permirent de se forger une réputation. Jeanniot s'installe définitivement en 1882 et obtient sa première récompense l'année suivante (médaille de troisième classe du Salon de Paris) avec ses Flanqueurs (1883, Musée du Luxembourg). En 1886, La ligne de feu, souvenirs de la bataille de Rezonville, qui commémore la bataille de Mars-La-Tour (Musée de Pau), assure sa notoriété.
Dès lors, il commence à faire preuve d'une certaine indépendance artistique. Il peint alors principalement des femmes parisiennes de la Belle Époque, des femmes en maillot de bain sur les plages (un phénomène nouveau à l'époque) ou des scènes sur les hippodromes. Ces tableaux nous offrent un portrait sociologique saisissant de son époque. Mais dès la création de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1899, il se rallie à leur nouvelle tendance picturale.
À Paris, il se lia d'amitié avec Édouard Manet, Pierre Puvis de Chavannes, Jean-Louis Carnival, Paul Helleu et surtout Edgar Degas, qu'il vénérait comme un maître. Il passa beaucoup de temps avec Edgar Degas dans sa maison familiale à Diénay (Côte-d'Or).
Il était doué de nombreux talents et excellait également dans le dessin. Ses dessins reflétaient sa passion et sa force artistique. Ils sont vivants, expressifs et enthousiastes, tout en rendant avec humour les scènes pittoresques de la vie quotidienne. Au cours des décennies suivantes, il illustra un grand nombre d'ouvrages littéraires, parmi lesquels Le Voyage à Saint-Cloud, Germinie Lacerteux (1886), Contes choisis (Guy de Maupassant, 1886), Tartarin de Tarascon (Daudet, 1887), Les Liaisons dangereuses (Pierre Choderlos de Laclos, 1917) . Il fut également l'un des illustrateurs des Misérables (Victor Hugo, 1887), de La Débâcle et La Curée (Émile Zola, 1893-1894), du Calvaire (Octave Mirbeau, 1901), du Misanthrope (Molière, 1907), Les Paysans (Honoré de Balzac, 1911) et Candide (Voltaire), parmi tant d'autres.
Il fut l'un des premiers collaborateurs (avec Théodore de Banville, Alphonse Daudet et Giuseppe De Nittis) de la revue La Vie Moderne et contribua également à la revue La Lutte Moderne. Plus tard, il devint directeur du Journal amusant, tout en collaborant à Rire et à L'Écho de Paris.
En tant que graveur, il esquisse également des scènes ironiques de la vie quotidienne, dépeignant avec vivacité les snobs de Paris. Son talent rappelle les œuvres de Toulouse-Lautrec et Mary Cassatt. Il utilise également la technique de l'estampe sur bois, qui permet d'obtenir des contrastes saisissants entre les parties sombres et claires de l'image.
Ses œuvres sont exposées dans de nombreux musées, principalement en France (Alais, Nancy, Paris, Carnavalet, Pau, Toul et Toulouse), mais aussi dans d'autres pays (Oslo, New York, Buenos Aires).
210 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Napoleon III
Etat : Bon état
Matière : Papier
Largeur : 21
Hauteur : 28
Référence (ID) : 1630206
Disponibilité : En stock
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