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Pierre d’Erudit / « Scholar’s Rock » Lingbi (灵璧石), Chine, XVIII-XIXème Siècle
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Description de l’antiquite :

"Pierre d’Erudit / « Scholar’s Rock » Lingbi (灵璧石), Chine, XVIII-XIXème Siècle"
Une exceptionnelle pierre de savant (« scholar’srock ») lingbi (灵璧石),traditionnellement destinée aux érudits chinois, sur un socle en bois très élaboréd’époque Qing.

Elle est présentée avec la plus grande extrémité au-dessusde la plus petite, une position connue en Chine sous le nom de yun tou, yu jiaoou « tête dans les nuages, pieds dans la pluie », évoquant un nuage de fuméeascendant et propice. Sa forme particulière permet de l'observer aussi bien deface que de profil.

La pierre lingbi, d'un gris foncé/noir lustré veiné deblanc, est particulièrement comparable à un exemplaire vendu par Christies' en2015 à Hong Kong (lot 3005, vente du 2 décembre 2015).

Dimension : 56 cm de hauteur sur 28 cm delargeur (la pierre elle-même haute de 38 cm).

Les gongshi (chinois : 供石), égalementappelées pierres de savant ou pierres d'observation, sont des roches naturellesou façonnées, traditionnellement appréciées par les érudits chinois et exposéesdans leurs ateliers.
Dès le Néolithique, il y a près de 7 000 ans, despierres de ce type ont été découvertes enfouies dans les tombes. Cependant, cen'est qu'à la fin de la dynastie Tang (618-907) que les pierres d'érudits ontété véritablement un objet de collection.
Leur influence sur la littérature chinoise commence à sefaire sentir un peu plus tard : « Mi Fu (1051-1107) et d'autres ontcomposé des essais sur les pierres », explique Pola Antebi, spécialistechez Christie's, « et Du Wan (XIIe siècle) a compilé le premier cataloguecomplet des pierres, « Yunlin shipu », témoignant de l'appréciationcroissante de ces pierres. »

Dès la dynastie Song, des pierres naturellement érodéesétaient collectées et exposées pour le plaisir des yeux. Au XVIIe siècle,certaines pierres étaient considérées comme suffisamment importantes etrespectées pour faire l'objet de portraits.Dans son ouvrage du milieu du XIXe siècle, Tanshi(Conversations sur les rochers), Liang Jiutu affirmait que « encollectionnant, c'est le choix des pierres qui prime. Si la pierre ne ressemblepas à une peinture créée par les forces de la nature, il ne faut pas lachoisir. »

Sous la dynastie Tang, quatre qualités importantes étaientreconnues pour les pierres : la finesse (瘦 shòu),l'ouverture (透 tòu), les perforations (漏 lòu) et le plissement (皺 zhòu).Grâce à ces qualités, l'observateur peut admirer la forcedes contours, apercevant peut-être une crête montagneuse ou un nuage s'élevantau sein de la masse amorphe. La pierre peut être exposée sur un socle enpalissandre spécialement sculpté. Les pierres d’érudit sont un sujettraditionnel de la peinture chinoise.

Les roches sont classées selon leur origine. Les sites lesplus vénérés sont (i) la pierre Lingbi (Lingbishi) (灵璧石) deLingbi, province de l'Anhui, (ii) la pierre Taihu (Taihushi) (太湖石) du lac Tai, province du Jiangsu, et (iii) la pierre Yingde(Yingshi ou Yingdeshi) (英石 ou 英德石) de Yingde, province du Guangdong.Outre les petits spécimens de table, on trouve de nombreuxrochers monumentaux dans les jardins de toute la Chine, notamment le « picnuageux propice » du Jardin Lingering de Suzhou.

Robert D. Mowry, éminent expert et conservateur émérite duHarvard Art Museum, les décrit comme « des pierres prisées par les lettréschinois, exposées dans l'atmosphère raréfiée de leurs ateliers ». L'éruditchinois puisait son inspiration dans la nature ; il ne s'aventurait pasdans la nature pour peindre ou composer des poèmes, explique Pola Antebi,spécialiste de Christie's. Il travaillait plutôt dans l'intimité de son atelieret s'inspirait de ces « représentations de montagnes ».Les pierres étaient souvent apportées aux érudits de régionsreculées, les plus belles provenant des lits de rivières ou des montagnes.

Certains des exemples les plus précieux provenaient de Lingbi, dans la provincede l'Anhui, au nord de la Chine. « Grâce à leur densité, les pierres deLingbi sont naturellement résonnantes », explique Mowry. « Lesmeilleures pierres de Lingbi sont d'un noir profond ; souvent légèrementtexturées, leur surface paraît humide et brillante. »
Prix: 14 000 €
Epoque: 19ème siècle
Style: Art d'Asie
Etat: Très bon état

Largeur: 28 cm
Hauteur: 56 cm

Référence (ID): 1612114
Disponibilité: En stock
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