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Fernand Ouillon-Carrere (1879-1959) Loïe Fuller, Veilleuse en bronze Art Nouveau circa 1905
Fernand Ouillon-Carrere (1879-1959), Loïe Fuller
Veilleuse en bronze Art Nouveau circa 1905
Épreuve en bronze à patine argentée, formant veilleuse
Représentant une danseuse portée par le vent, inspirée de la célèbre danseuse contemporaine Loïe Fuller.
Montée sur un double socle de marbre vert
Circa 1905
Le rôle et le statut des femmes dans la société ont énormément évolué à la fin du XIXe siècle, les femmes ont acquis davantage d'indépendance et bon nombre de citadines appartenant à la classe moyenne disposaient d'un revenu. À la même période, les artistes et designers (majoritairement masculins) d'Art nouveau ont représenté les femmes dans des formes extrêmement idéalisées, féminines et séduisantes. Les femmes cheveux au vent, élancées, attirantes, et souvent nues, étaient très présentes dans la bijouterie, les peintures et ouvrages de l'Art nouveau. L'expatriée américaine Loïe Fuller (1862–1928) se fraie un chemin dans le cœur des Parisiens en dansant en 1892 au cabaret des Folies Bergères et devient la muse de nombreux artistes Art nouveau, parmi lesquels le plus célèbre Raoul-François Larche (1860–1912). À l'instar de nombreux autres artistes Art nouveau fascinés et inspirés par Loïe Fuller, Ouillon-Carrère a su capturer le caractère envoûtant de la danse de l'interprète dans cette lampe de table en bronze. Fuller s'est ornée de mètres et de mètres de soie, qu'elle manipulait à l'aide de baguettes cousues au tissu. Les formes organiques et les lignes tourbillonnantes créées par Fuller avec le tissu étaient sublimées par des projections de lumières colorées. La lampe de table d'Ouillon-Carrère représente la danseuse en train de tordre la soie au-dessus de sa tête, les bras tendus. Un bassin de tissu organique équilibre le drapé volumétrique au-dessus. Bien que la quantité de tissu puisse paraître excessive, elle représente fidèlement la tenue de danse de Fuller : l'un de ses costumes pour un bal de 1895 comportait 450 mètres de tissu, dont près de 90 mètres à l'ourlet. Fernand Ouillon-Carrère a habilement manipulé l'électricité dans la lampe Fuller. Une ampoule est dissimulée par le tissu tourbillonnant et sculpté au-dessus de la tête de la danseuse, tandis que le câblage de la lampe est dissimulé à l'intérieur et à l'extérieur, courant le long du corps de Fuller. L'électricité et Fuller fusionnent ici, tout comme dans ses performances théâtrales. Ouillon-Carrère a créé de nombreux petits modèles figuratifs durant la période Art Déco, entre 1910 et 1939, très caractéristiques de cette période, représentant la notion de vie moderne, notamment celle de la femme moderne dans des poses rythmées, sensuelles et aérodynamiques, inspirées des nouvelles formes de danse, qui suscitaient alors un vif enthousiasme. Notre œuvre, une œuvre de jeunesse de l'artiste, est typiquement Art Nouveau, la femme idéalisée et fascinante.
Veilleuse en bronze Art Nouveau circa 1905
Épreuve en bronze à patine argentée, formant veilleuse
Représentant une danseuse portée par le vent, inspirée de la célèbre danseuse contemporaine Loïe Fuller.
Montée sur un double socle de marbre vert
Circa 1905
Le rôle et le statut des femmes dans la société ont énormément évolué à la fin du XIXe siècle, les femmes ont acquis davantage d'indépendance et bon nombre de citadines appartenant à la classe moyenne disposaient d'un revenu. À la même période, les artistes et designers (majoritairement masculins) d'Art nouveau ont représenté les femmes dans des formes extrêmement idéalisées, féminines et séduisantes. Les femmes cheveux au vent, élancées, attirantes, et souvent nues, étaient très présentes dans la bijouterie, les peintures et ouvrages de l'Art nouveau. L'expatriée américaine Loïe Fuller (1862–1928) se fraie un chemin dans le cœur des Parisiens en dansant en 1892 au cabaret des Folies Bergères et devient la muse de nombreux artistes Art nouveau, parmi lesquels le plus célèbre Raoul-François Larche (1860–1912). À l'instar de nombreux autres artistes Art nouveau fascinés et inspirés par Loïe Fuller, Ouillon-Carrère a su capturer le caractère envoûtant de la danse de l'interprète dans cette lampe de table en bronze. Fuller s'est ornée de mètres et de mètres de soie, qu'elle manipulait à l'aide de baguettes cousues au tissu. Les formes organiques et les lignes tourbillonnantes créées par Fuller avec le tissu étaient sublimées par des projections de lumières colorées. La lampe de table d'Ouillon-Carrère représente la danseuse en train de tordre la soie au-dessus de sa tête, les bras tendus. Un bassin de tissu organique équilibre le drapé volumétrique au-dessus. Bien que la quantité de tissu puisse paraître excessive, elle représente fidèlement la tenue de danse de Fuller : l'un de ses costumes pour un bal de 1895 comportait 450 mètres de tissu, dont près de 90 mètres à l'ourlet. Fernand Ouillon-Carrère a habilement manipulé l'électricité dans la lampe Fuller. Une ampoule est dissimulée par le tissu tourbillonnant et sculpté au-dessus de la tête de la danseuse, tandis que le câblage de la lampe est dissimulé à l'intérieur et à l'extérieur, courant le long du corps de Fuller. L'électricité et Fuller fusionnent ici, tout comme dans ses performances théâtrales. Ouillon-Carrère a créé de nombreux petits modèles figuratifs durant la période Art Déco, entre 1910 et 1939, très caractéristiques de cette période, représentant la notion de vie moderne, notamment celle de la femme moderne dans des poses rythmées, sensuelles et aérodynamiques, inspirées des nouvelles formes de danse, qui suscitaient alors un vif enthousiasme. Notre œuvre, une œuvre de jeunesse de l'artiste, est typiquement Art Nouveau, la femme idéalisée et fascinante.
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