École romaine, XVIIe siècle, Christ avec trois anges
École romaine, XVIIe siècle
Christ avec trois anges
Huile sur toile, 63 x 34 cm
Avec cadre, cm 73 x 46
À l’intérieur d’une architecture monumentale, ouverte par un grand arc qui encadre un ciel traversé de nuages, se détache la figure du Christ, assis et nu, avec un morceau de tissu rose sur les flancs, tout juste déposé par la croix. Le corps, marqué par la souffrance, se tourne vers le spectateur avec un regard fatigué et douloureux, tandis que trois anges prennent soin de lui. Celui qui est en haut, derrière ses épaules, enveloppé dans une robe rouge par le drap de poche déformé, lui effleure délicatement la couronne d’épines ; l’ange à gauche, vêtu d’une robe jaune, après avoir nettoyé les blessures, serre le chiffon entre ses mains, d’où jaillit un fin fil de sang qui tombe dans un seau ; à droite, agenouillé et les ailes écartées, un troisième ange embrasse avec dévotion la main du Rédempteur. Derrière les personnages, l’espace s’ouvre sur un paysage urbain fait d’édifices anciens, de ruines et d’une coupole, qui rappellent les architectures de Rome. La scène, qui unit le thème de la Passion à celui des anges adorants, s’insère dans l’atmosphère dévotionnelle de la Contre-Réforme, qui confiait aux images la tâche d’émouvoir et d’instruire les fidèles. Dans la Rome du XVIIe siècle, la peinture se développe selon trois axes principaux : le naturalisme caravagesque, le classicisme émilien promu par Annibale Carracci et ses élèves, et le baroque de Pietro da Cortona. L’œuvre semble se référer surtout à la tradition carrée, pour la construction ordonnée de l’espace, la dignité composée des gestes et le colorisme chaud, tandis que le fort contraste entre les figures illuminées et le fond sombre rappelle la leçon de Caravaggio. Précisément l’idéal classiciste, théorisé par Giovan Pietro Bellori, donna à la peinture sacrée romaine équilibre et éloquence des affections.
Christ avec trois anges
Huile sur toile, 63 x 34 cm
Avec cadre, cm 73 x 46
À l’intérieur d’une architecture monumentale, ouverte par un grand arc qui encadre un ciel traversé de nuages, se détache la figure du Christ, assis et nu, avec un morceau de tissu rose sur les flancs, tout juste déposé par la croix. Le corps, marqué par la souffrance, se tourne vers le spectateur avec un regard fatigué et douloureux, tandis que trois anges prennent soin de lui. Celui qui est en haut, derrière ses épaules, enveloppé dans une robe rouge par le drap de poche déformé, lui effleure délicatement la couronne d’épines ; l’ange à gauche, vêtu d’une robe jaune, après avoir nettoyé les blessures, serre le chiffon entre ses mains, d’où jaillit un fin fil de sang qui tombe dans un seau ; à droite, agenouillé et les ailes écartées, un troisième ange embrasse avec dévotion la main du Rédempteur. Derrière les personnages, l’espace s’ouvre sur un paysage urbain fait d’édifices anciens, de ruines et d’une coupole, qui rappellent les architectures de Rome. La scène, qui unit le thème de la Passion à celui des anges adorants, s’insère dans l’atmosphère dévotionnelle de la Contre-Réforme, qui confiait aux images la tâche d’émouvoir et d’instruire les fidèles. Dans la Rome du XVIIe siècle, la peinture se développe selon trois axes principaux : le naturalisme caravagesque, le classicisme émilien promu par Annibale Carracci et ses élèves, et le baroque de Pietro da Cortona. L’œuvre semble se référer surtout à la tradition carrée, pour la construction ordonnée de l’espace, la dignité composée des gestes et le colorisme chaud, tandis que le fort contraste entre les figures illuminées et le fond sombre rappelle la leçon de Caravaggio. Précisément l’idéal classiciste, théorisé par Giovan Pietro Bellori, donna à la peinture sacrée romaine équilibre et éloquence des affections.
2 800 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 34
Hauteur : 63
Référence (ID) : 1850236
Disponibilité : En stock
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