Jean-Émile LAURENT (1906–1983) Village perché dans la lumière du Midi, 1946
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Jean-Émile LAURENT (1906–1983) Village perché dans la lumière du Midi, 1946

Jean-Émile LAURENT (1906–1983)
Village perché dans la lumière du Midi, 1946

Huile sur toile marouflée sur panneau, signée en bas à gauche, dédicacée et datée 1946.
Œuvre : 46,5 × 61,5 cm — Cadre : 54,5 × 69,5 cm

Un peintre entre Méditerranée et Maroc
Formé à l’École des beaux-arts de Marseille, Jean-Émile Laurent développe une œuvre nourrie par la lumière du Sud et par ses séjours au Maroc, où il réalise notamment les fresques de l’hôpital de Fès. Son activité à Rabat est précisément documentée en 1947 : il exécute alors, dans son atelier des Oudaïas, un recueil d’aquarelles destiné à Monsieur et Madame Pontoy. Daté de 1946, ce paysage appartient à la même période de son parcours, tout en illustrant son intérêt pour un autre répertoire : les villages aux toits de tuiles, les campagnes vallonnées et les architectures méditerranéennes. Sources : Millon, Tajan.

Une lumière qui construit le paysage
Laurent organise ici la vue par de larges touches et des oppositions de couleurs. Les verts jaunes des prés répondent aux ombres bleu-vert du versant, tandis que les façades mêlent des gris mauves, des ocres et des roses assourdis. Les maisons sont simplifiées en volumes solidaires : le village devient une véritable architecture de lumière. Cette manière peut se lire dans le prolongement d’une sensibilité postimpressionniste, associant une touche libre à une composition fermement structurée. La dédicace apporte à ce paysage une dimension personnelle, dont le destinataire demeure à identifier.

Le village et la courbe du chemin
Dominé par un clocher, le village couronne une hauteur et descend par degrés vers les prairies. Une route claire décrit une ample courbe au premier plan, contourne le relief puis conduit le regard vers les premières maisons. Des arbres encore peu feuillus bordent les parcelles et accompagnent les mouvements du terrain. Au loin, les collines s’effacent dans une atmosphère bleutée, sous un ciel pâle et lumineux. Le contraste entre la densité du village et l’ouverture de la campagne donne à l’ensemble son équilibre. Un cadre à moulures dorées souligne les tonalités chaudes de cette vue.

850 €
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Epoque : 19ème siècle

Style : Autre style

Etat : Très bon état

Matière : Huile sur bois

Référence (ID) : 1845571

Disponibilité : En stock

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1 rue de rouvran
Le Tour-du-Parc 56370, France

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