Camille Pissarro (1830-1903) - Étude de femme
Artiste : Camille Pissarro (1830-1903)
Camille Pissarro (1830-1903)
Étude de femme
Mine graphite, encre et lavis d'encre sur papier, portant le cachet des initiales de l'artiste Lugt 613e en bas à droite.
20,2 x 14,5 cm
Provenance :
Succession de la famille Bonin, par descendance.
Certificat d'authenticité établi par M. Joachim Pissarro.
Peintre franco-danois né aux Antilles, Camille Pissarro est l’une desfigures fondatrices de l’impressionnisme. Aîné du groupe, il est le seulartiste à avoir exposé aux huit expositions impressionnistes (1874–1886), puisl’un des rares à s’être essayé, avec Seurat et Signac, au néo-impressionnisme.Cézanne disait de lui qu’il avait été comme un père pour lui.
Des Antilles à Paris (1830–1855)
Jacob Abraham Camille Pissarro naît le 10 juillet 1830 à CharlotteAmalie, sur l’île de Saint-Thomas, alors colonie danoise. Son père, négociantde nationalité française et d’ascendance juive portugaise, et sa mère, issued’une famille juive de l’île aux racines provençales, le destinent au commerce.À douze ans, il est envoyé en pension à Passy, près de Paris, où son maîtrel’encourage à dessiner d’après nature. De retour à Saint-Thomas, il travailledans l’entreprise familiale tout en dessinant dès qu’il le peut. Au début desannées 1850, la rencontre du peintre danois Fritz Melbye décide de sa vocation: il le suit au Venezuela (Caracas, La Guaira) pour environ deux ans, puiss’installe définitivement en France en 1855.
Apprentissage et naissance del’impressionnisme (1855–1884)
À Paris, Pissarro suit des cours à l’École des beaux-arts et à l’AcadémieSuisse, mais trouve l’enseignement académique étouffant. Il cherche conseilauprès de Corot, qui l’incite à peindre sur le motif, et se lie avec Monet,Guillaumin et Cézanne. Un premier paysage est reçu au Salon en 1859 ; en 1863,il figure parmi les exposants du Salon des refusés. Installé à Pontoise dès1866, puis à Louveciennes, il est salué par Zola, qui le range dès 1868 parmiles rares vrais peintres de son temps.La guerre de 1870 le pousse à se réfugier à Londres, où il épouse en 1871Julie Vellay, employée de maison chez ses parents et mère de ses enfants, etrencontre le marchand Paul Durand-Ruel, qui deviendra son principal soutien. Àson retour, il constate qu’une grande partie des toiles laissées en France aété détruite. Fixé à Pontoise (1872–1882), il y travaille aux côtés de Cézanne.En 1873, il participe à la fondation de la Société anonyme des artistes,peintres, sculpteurs et graveurs, qui organise en avril 1874, dans les anciensateliers de Nadar, la première exposition impressionniste ; il y présente cinqpaysages. Figure conciliante du groupe, il conseille Gauguin, rencontré en1877, et l’invite à participer à la quatrième exposition, en 1879.
Éragny, divisionnisme et séries urbaines(1884–1903)
En 1884, Pissarro s’établit à Éragny-sur-Epte, où il vivra jusqu’à la finde sa vie et dont la campagne, les paysannes et les vergers nourrissent unegrande part de son œuvre. Rencontrant Seurat et Signac en 1885, il adoptependant quelques années la touche divisée du néo-impressionnisme, avant d’yrenoncer vers 1890, la jugeant trop artificielle pour traduire ses sensations.Depuis 1889, une infection oculaire chronique l’empêche souvent de travailleren plein air : il peint alors depuis des fenêtres d’hôtel et d’appartement.Naissent ainsi ses grandes séries urbaines : Rouen (1896), le boulevardMontmartre et l’avenue de l’Opéra (1897–1898), les Tuileries, le Pont-Neuf etle Louvre, puis Dieppe et Le Havre.Il meurt à Paris le 13 novembre 1903 et repose au cimetière du Père-Lachaise.
Un artiste engagé, une famille d’artistes
D’origine juive mais athée et libre penseur, Pissarro épouse les idéesanarchistes : abonné au Révolté, en relation avec Jean Grave, Signac ouCross, il réalise en 1889 l’album de dessins satiriques Turpitudes sociales.Dreyfusard de la première heure, il s’associe en 1898 à l’hommage rendu à Zola.Père d’une nombreuse famille, il forme ses enfants à la peinture : Lucien,Georges Manzana, Félix, Ludovic-Rodo et Paul-Émile, notamment, deviendrontartistes, prolongeant une lignée qui compte encore aujourd’hui des peintres.
Héritage
Surnommé « Père Pissarro » par ses pairs, il a joué un rôle de pivot etde médiateur dans le groupe impressionniste, et sa leçon a marqué Cézanne,Gauguin, Seurat et Signac ; en 1906, Cézanne se fera présenter dans uncatalogue comme « élève de Pissarro ». Peu reconnu commercialement de sonvivant, aux prises avec des difficultés d’argent jusque dans la soixantaine, ilfigure aujourd’hui dans les plus grands musées du monde. Une importanterétrospective, The Honest Eye, lui a été consacrée en 2025 au muséeBarberini de Potsdam, puis au Denver Art Museum.
Découvrez plus d’œuvres de cet artiste sur le site de la galerie : https://www.galeriepentcheff.fr/fr/peintre-camille-pissarro#Oeuvres
Étude de femme
Mine graphite, encre et lavis d'encre sur papier, portant le cachet des initiales de l'artiste Lugt 613e en bas à droite.
20,2 x 14,5 cm
Provenance :
Succession de la famille Bonin, par descendance.
Certificat d'authenticité établi par M. Joachim Pissarro.
Peintre franco-danois né aux Antilles, Camille Pissarro est l’une desfigures fondatrices de l’impressionnisme. Aîné du groupe, il est le seulartiste à avoir exposé aux huit expositions impressionnistes (1874–1886), puisl’un des rares à s’être essayé, avec Seurat et Signac, au néo-impressionnisme.Cézanne disait de lui qu’il avait été comme un père pour lui.
Des Antilles à Paris (1830–1855)
Jacob Abraham Camille Pissarro naît le 10 juillet 1830 à CharlotteAmalie, sur l’île de Saint-Thomas, alors colonie danoise. Son père, négociantde nationalité française et d’ascendance juive portugaise, et sa mère, issued’une famille juive de l’île aux racines provençales, le destinent au commerce.À douze ans, il est envoyé en pension à Passy, près de Paris, où son maîtrel’encourage à dessiner d’après nature. De retour à Saint-Thomas, il travailledans l’entreprise familiale tout en dessinant dès qu’il le peut. Au début desannées 1850, la rencontre du peintre danois Fritz Melbye décide de sa vocation: il le suit au Venezuela (Caracas, La Guaira) pour environ deux ans, puiss’installe définitivement en France en 1855.
Apprentissage et naissance del’impressionnisme (1855–1884)
À Paris, Pissarro suit des cours à l’École des beaux-arts et à l’AcadémieSuisse, mais trouve l’enseignement académique étouffant. Il cherche conseilauprès de Corot, qui l’incite à peindre sur le motif, et se lie avec Monet,Guillaumin et Cézanne. Un premier paysage est reçu au Salon en 1859 ; en 1863,il figure parmi les exposants du Salon des refusés. Installé à Pontoise dès1866, puis à Louveciennes, il est salué par Zola, qui le range dès 1868 parmiles rares vrais peintres de son temps.La guerre de 1870 le pousse à se réfugier à Londres, où il épouse en 1871Julie Vellay, employée de maison chez ses parents et mère de ses enfants, etrencontre le marchand Paul Durand-Ruel, qui deviendra son principal soutien. Àson retour, il constate qu’une grande partie des toiles laissées en France aété détruite. Fixé à Pontoise (1872–1882), il y travaille aux côtés de Cézanne.En 1873, il participe à la fondation de la Société anonyme des artistes,peintres, sculpteurs et graveurs, qui organise en avril 1874, dans les anciensateliers de Nadar, la première exposition impressionniste ; il y présente cinqpaysages. Figure conciliante du groupe, il conseille Gauguin, rencontré en1877, et l’invite à participer à la quatrième exposition, en 1879.
Éragny, divisionnisme et séries urbaines(1884–1903)
En 1884, Pissarro s’établit à Éragny-sur-Epte, où il vivra jusqu’à la finde sa vie et dont la campagne, les paysannes et les vergers nourrissent unegrande part de son œuvre. Rencontrant Seurat et Signac en 1885, il adoptependant quelques années la touche divisée du néo-impressionnisme, avant d’yrenoncer vers 1890, la jugeant trop artificielle pour traduire ses sensations.Depuis 1889, une infection oculaire chronique l’empêche souvent de travailleren plein air : il peint alors depuis des fenêtres d’hôtel et d’appartement.Naissent ainsi ses grandes séries urbaines : Rouen (1896), le boulevardMontmartre et l’avenue de l’Opéra (1897–1898), les Tuileries, le Pont-Neuf etle Louvre, puis Dieppe et Le Havre.Il meurt à Paris le 13 novembre 1903 et repose au cimetière du Père-Lachaise.
Un artiste engagé, une famille d’artistes
D’origine juive mais athée et libre penseur, Pissarro épouse les idéesanarchistes : abonné au Révolté, en relation avec Jean Grave, Signac ouCross, il réalise en 1889 l’album de dessins satiriques Turpitudes sociales.Dreyfusard de la première heure, il s’associe en 1898 à l’hommage rendu à Zola.Père d’une nombreuse famille, il forme ses enfants à la peinture : Lucien,Georges Manzana, Félix, Ludovic-Rodo et Paul-Émile, notamment, deviendrontartistes, prolongeant une lignée qui compte encore aujourd’hui des peintres.
Héritage
Surnommé « Père Pissarro » par ses pairs, il a joué un rôle de pivot etde médiateur dans le groupe impressionniste, et sa leçon a marqué Cézanne,Gauguin, Seurat et Signac ; en 1906, Cézanne se fera présenter dans uncatalogue comme « élève de Pissarro ». Peu reconnu commercialement de sonvivant, aux prises avec des difficultés d’argent jusque dans la soixantaine, ilfigure aujourd’hui dans les plus grands musées du monde. Une importanterétrospective, The Honest Eye, lui a été consacrée en 2025 au muséeBarberini de Potsdam, puis au Denver Art Museum.
Découvrez plus d’œuvres de cet artiste sur le site de la galerie : https://www.galeriepentcheff.fr/fr/peintre-camille-pissarro#Oeuvres
10 000 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Art moderne
Etat : Très bon état
Longueur : 20,2
Largeur : 14,5
Référence (ID) : 1844434
Disponibilité : En stock
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