Bonheur du jour rétractable
Artiste : Maison Giroux Paris, Vers 1867-1885
Exceptionnel bonheur du jour rétractable faisant également office de table à écrire. Meuble hybride, probablement réalisé sur commande pour une dame, il évoque un mélange parfaitement exécuté entre un bonheur du jour et un billet doux. Les ciselures des bronzes dorés sont magnifiques. Signé « anciennement Maison Giroux Paris » sur la serrure. Superbe marqueterie à décor de cubes, en placage de bois de rose, palissandre et amarante, les quatre pieds étant en palissandre massif. Le feutre du plateau est probablement d’origine. Entièrement restauré et verni au tampon. Clef et serrure d’origine.
Fondée dès 1799 au 7 rue du Coq-Saint-Honoré par François-Simon-Alphonse Giroux, la maison, surnommée « le marchand des princes », séduit une clientèle aristocratique et bourgeoise. D’abord papetier, fournisseur d’articles d’art, restaurateur de tableaux et marchand d’objets de fantaisie, Giroux dépose en 1818 le brevet du kaléidoscope, qui fait fureur, et reçoit de Louis XVIII la commande d’un carrosse d’or pour les étrennes des enfants de France, aujourd’hui conservé au musée Carnavalet. Vers 1830, la maison s’oriente vers la tabletterie et l’ébénisterie, avec des créations de luxe inspirées du XVIIIe siècle, du style Troubadour puis du japonisme, comme le bonheur-du-jour en tilleul sculpté qui séduit l’impératrice Eugénie à l’Exposition universelle de 1855 (aujourd’hui à Compiègne). Toujours à la pointe du progrès, elle s’associe à Rivart pour des meubles incrustés de porcelaine et obtient en 1839 l’exploitation exclusive du daguerréotype, avec la maison Susse. Reprise en 1838 par ses fils Alphonse-Gustave et André, elle s’installe boulevard des Capucines en 1857, puis passe en 1867 à Duvinage, qui la dirige seul dès 1870. Il y développe un mobilier japonisant, primé à Vienne en 1873 et signé « anciennement Maison Giroux Paris ». Après sa veuve (1874-1882), puis Philippe et Arnut, la maison ferme en 1885.
Fondée dès 1799 au 7 rue du Coq-Saint-Honoré par François-Simon-Alphonse Giroux, la maison, surnommée « le marchand des princes », séduit une clientèle aristocratique et bourgeoise. D’abord papetier, fournisseur d’articles d’art, restaurateur de tableaux et marchand d’objets de fantaisie, Giroux dépose en 1818 le brevet du kaléidoscope, qui fait fureur, et reçoit de Louis XVIII la commande d’un carrosse d’or pour les étrennes des enfants de France, aujourd’hui conservé au musée Carnavalet. Vers 1830, la maison s’oriente vers la tabletterie et l’ébénisterie, avec des créations de luxe inspirées du XVIIIe siècle, du style Troubadour puis du japonisme, comme le bonheur-du-jour en tilleul sculpté qui séduit l’impératrice Eugénie à l’Exposition universelle de 1855 (aujourd’hui à Compiègne). Toujours à la pointe du progrès, elle s’associe à Rivart pour des meubles incrustés de porcelaine et obtient en 1839 l’exploitation exclusive du daguerréotype, avec la maison Susse. Reprise en 1838 par ses fils Alphonse-Gustave et André, elle s’installe boulevard des Capucines en 1857, puis passe en 1867 à Duvinage, qui la dirige seul dès 1870. Il y développe un mobilier japonisant, primé à Vienne en 1873 et signé « anciennement Maison Giroux Paris ». Après sa veuve (1874-1882), puis Philippe et Arnut, la maison ferme en 1885.
3 800 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Louis XVI - Directoire
Etat : Très bon état
Longueur : 57
Largeur : 48
Hauteur : 77
Référence (ID) : 1844352
Disponibilité : En stock
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