Ep Safavide, déb XVIIe s, porte flambeau en laiton richement gravé
ART ISLAMIQUE
Epoque Safavide (1502-1722), début XVIIe s
Porte flambeau en laiton richement gravé de riches entrelacs de motifs végétaux stylisés et ornementaux complexes sur un fond finement hachuré plus sombre.
Ce chandelier en colonne (persan : mash’al, litt.'bougeoir-pilier') est typique de la dinanderie perse occidentale réalisée sous le règne de ʿAbbās I (1588-1629), le 5e Shah de l’Iran Safavide. La forme distinctive de ces chandeliers, venant des chandeliers timurides du 15ᵉ siècle, est composée de 3 sections distinctes nettement séparées par des anneaux en relief :
* La partie supérieure, parfaitement dans le prolongement du fût est organisé de 2 frises identiques de feuilles de vigne stylisées (motif islīmī ) formant des rinceaux successifs et entrelacés.
Le rebord de l'embouchure porte une inscription en arabe dont la calligraphie se lit évidemment de droite à gauche :
« بركة كاملة » (Baraka kāmila). La traduction pourrait être : « Bénédiction parfaite » ou « Bénédiction complète ».
Cette formule est une inscription votive très courante sur les objets en métal, la poterie et les œuvres d'art de l'époque islamique médiévale (comme l'époque fatimide ou mamelouke). Elle servait à attirer la chance et à exprimer de bons vœux de prospérité envers le propriétaire de l'objet. Elle fait très souvent partie d'une phrase plus longue comme « Bénédiction parfaite et grâce universelle » (بركة كاملة ونعمة شاملة).
* Le fût central est légèrement effilé et chanfreiné avec 12 facettes.
* La base évasée est décorée en 3 registres homogènes avec le répertoire ornemental du reste du candélabre : motifs végétaux, entrelacs floraux formant 2 types de cartouches alternés sur la frise la plus large.
Le porte flambeau porte une ancienne réparation qui se fond parfaitement dans l'esthétique du bougeoir, tant sur le revers que sur la partie visible du flambeau. Il subsite une légère fente dans le prolongement sur le talon rehaussant le bougeoir.
Ce talon porte également une inscription arabe qui se lit تاج (Tāj), ce qui signifie « Couronne » . Le mot est écrit en cursif arabe (style Thuluth ou Naskh fluide), où les lettres s'assemblent toujours de droite à gauche. Cette nouvelle inscription gravée est apocryphe elle aussi, justifiant peut-être une destination prestigieuse, noble ou royale.
Dimensions :
27 cm de hauteur
et 17 cm de diamètre au pied (9 cm au col)
Bien que la décoration de surface des métaux safavides doive beaucoup aux styles timurides plus anciens (c. 1375-1500), la forme de cegrand chandelier cylindrique est une invention safavide. Les chandeliers de cette taille étaient couramment utilisés dans des contextes religieux comme les mosquées ou les sanctuaires. Même si ces objets étaient fonctionnels, la virtuosité technique et l'esthétique raffinée des orfèvees persans ont transformé les objets les plus utiles en véritables œuvres d'art.
Le style décoratif de notre porte flambeau safavide est identique à l'art des manuscrits enluminés persans mais aussi des tapis de cette époque, et s'inscrit donc parfaitement dans une esthétique globale des art décoratifs de cette époque.
Des pièces similaires très proches sont aujourd'hui conservées dans de grandes institutions comme Le Victoria et Albert Museum à Londres ou Le Metropolitan Museum of Art à New York.
Epoque Safavide (1502-1722), début XVIIe s
Porte flambeau en laiton richement gravé de riches entrelacs de motifs végétaux stylisés et ornementaux complexes sur un fond finement hachuré plus sombre.
Ce chandelier en colonne (persan : mash’al, litt.'bougeoir-pilier') est typique de la dinanderie perse occidentale réalisée sous le règne de ʿAbbās I (1588-1629), le 5e Shah de l’Iran Safavide. La forme distinctive de ces chandeliers, venant des chandeliers timurides du 15ᵉ siècle, est composée de 3 sections distinctes nettement séparées par des anneaux en relief :
* La partie supérieure, parfaitement dans le prolongement du fût est organisé de 2 frises identiques de feuilles de vigne stylisées (motif islīmī ) formant des rinceaux successifs et entrelacés.
Le rebord de l'embouchure porte une inscription en arabe dont la calligraphie se lit évidemment de droite à gauche :
« بركة كاملة » (Baraka kāmila). La traduction pourrait être : « Bénédiction parfaite » ou « Bénédiction complète ».
Cette formule est une inscription votive très courante sur les objets en métal, la poterie et les œuvres d'art de l'époque islamique médiévale (comme l'époque fatimide ou mamelouke). Elle servait à attirer la chance et à exprimer de bons vœux de prospérité envers le propriétaire de l'objet. Elle fait très souvent partie d'une phrase plus longue comme « Bénédiction parfaite et grâce universelle » (بركة كاملة ونعمة شاملة).
* Le fût central est légèrement effilé et chanfreiné avec 12 facettes.
* La base évasée est décorée en 3 registres homogènes avec le répertoire ornemental du reste du candélabre : motifs végétaux, entrelacs floraux formant 2 types de cartouches alternés sur la frise la plus large.
Le porte flambeau porte une ancienne réparation qui se fond parfaitement dans l'esthétique du bougeoir, tant sur le revers que sur la partie visible du flambeau. Il subsite une légère fente dans le prolongement sur le talon rehaussant le bougeoir.
Ce talon porte également une inscription arabe qui se lit تاج (Tāj), ce qui signifie « Couronne » . Le mot est écrit en cursif arabe (style Thuluth ou Naskh fluide), où les lettres s'assemblent toujours de droite à gauche. Cette nouvelle inscription gravée est apocryphe elle aussi, justifiant peut-être une destination prestigieuse, noble ou royale.
Dimensions :
27 cm de hauteur
et 17 cm de diamètre au pied (9 cm au col)
Bien que la décoration de surface des métaux safavides doive beaucoup aux styles timurides plus anciens (c. 1375-1500), la forme de cegrand chandelier cylindrique est une invention safavide. Les chandeliers de cette taille étaient couramment utilisés dans des contextes religieux comme les mosquées ou les sanctuaires. Même si ces objets étaient fonctionnels, la virtuosité technique et l'esthétique raffinée des orfèvees persans ont transformé les objets les plus utiles en véritables œuvres d'art.
Le style décoratif de notre porte flambeau safavide est identique à l'art des manuscrits enluminés persans mais aussi des tapis de cette époque, et s'inscrit donc parfaitement dans une esthétique globale des art décoratifs de cette époque.
Des pièces similaires très proches sont aujourd'hui conservées dans de grandes institutions comme Le Victoria et Albert Museum à Londres ou Le Metropolitan Museum of Art à New York.
1 300 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Orientaliste
Etat : En l'etat
Matière : Laiton
Diamètre : 17 cm
Hauteur : 27 cm
Référence (ID) : 1843576
Disponibilité : En stock
Imprimer fiche





































