Étui à chaux cérémoniel d’initié – Tête de coq – Iatmul – Papouasie Nouvelle-Guinée
Étui à chaux cérémoniel d’initié – Tête de coq – Iatmul –
Papouasie Nouvelle-Guinée
Étui à chaux cérémoniel d’initié, en bambou, bois, vannerie et coquillage, orné d’une figure longiligne à tête de coq. Remarquable par ses proportions élancées et la richesse de sa composition, cet étui à chaux associe un corps en bambou à des éléments sculptés et tressés, rehaussés de coquillages. À son extrémité, une figure anthropomorphe longiligne, surmontée d’une tête de coq, forme un ornement sculptural caractéristique de l’art du Moyen-Sépik.
Chez les Iatmul, les récipients à chaux, appelés bandi na iavo, occupaient une place importante dans la culture matérielle et les cérémonies d’initiation. Ils contenaient la chaux obtenue à partir de coquillages brûlés ou de corail, utilisée avec la noix d’arec dans la mastication du bétel. Ces objets revêtaient une signification bien supérieure à leur fonction utilitaire.
Vers la fin de leur période de réclusion initiatique, les jeunes hommes recevaient de leurs oncles maternels des étuis richement ornés, qu’ils arboraient lors de leur réapparition publique et des cérémonies sur la place de danse. Ce présent marquait leur nouveau statut social et leur accession au monde des hommes.
La figure animale qui couronne l’objet s’inscrit dans un répertoire iconographique où les oiseaux, les figures ancestrales et les êtres surnaturels occupent une place essentielle. Le coq, apprécié dans la région pour son plumage et sa vigueur, apparaît fréquemment dans l’ornementation des étuis cérémoniels du Sépik, parfois associé à des figures de crocodiles ou à des visages ancestraux.
Par ses dimensions exceptionnelles de 86 cm et par l'association du bambou, du bois sculpté, de la vannerie et du coquillage, cet exemplaire témoigne de la sophistication des arts rituels iatmul et de l'importance accordée aux parures qui accompagnaient les étapes décisives de la vie sociale.
Première moitié du XXe siècle
86 cm de long
Provenance : collection privée de la Nièvre.
Références et comparaisons :
— The Metropolitan Museum of Art, New York, Ceremonial Lime Container (Bandi Na Iavo), Iatmul ou Chambri, fin du XIXe – début du XXe siècle, inv. 1979.206.1457.
— Museum of Archaeology and Anthropology, University of Cambridge, Lime box, Iatmul, Palimbai, Moyen-Sépik, inv. 1935.17 B, étui en bambou orné d’une figure sculptée et d’un oiseau.
— Sotheby’s, Iatmul Ceremonial Lime Container (Bandi Na Iavo), notice de catalogue de Philippe Peltier consacrée aux étuis à chaux remis aux initiés à l’issue de leur réclusion.
Étui à chaux cérémoniel d’initié, en bambou, bois, vannerie et coquillage, orné d’une figure longiligne à tête de coq. Remarquable par ses proportions élancées et la richesse de sa composition, cet étui à chaux associe un corps en bambou à des éléments sculptés et tressés, rehaussés de coquillages. À son extrémité, une figure anthropomorphe longiligne, surmontée d’une tête de coq, forme un ornement sculptural caractéristique de l’art du Moyen-Sépik.
Chez les Iatmul, les récipients à chaux, appelés bandi na iavo, occupaient une place importante dans la culture matérielle et les cérémonies d’initiation. Ils contenaient la chaux obtenue à partir de coquillages brûlés ou de corail, utilisée avec la noix d’arec dans la mastication du bétel. Ces objets revêtaient une signification bien supérieure à leur fonction utilitaire.
Vers la fin de leur période de réclusion initiatique, les jeunes hommes recevaient de leurs oncles maternels des étuis richement ornés, qu’ils arboraient lors de leur réapparition publique et des cérémonies sur la place de danse. Ce présent marquait leur nouveau statut social et leur accession au monde des hommes.
La figure animale qui couronne l’objet s’inscrit dans un répertoire iconographique où les oiseaux, les figures ancestrales et les êtres surnaturels occupent une place essentielle. Le coq, apprécié dans la région pour son plumage et sa vigueur, apparaît fréquemment dans l’ornementation des étuis cérémoniels du Sépik, parfois associé à des figures de crocodiles ou à des visages ancestraux.
Par ses dimensions exceptionnelles de 86 cm et par l'association du bambou, du bois sculpté, de la vannerie et du coquillage, cet exemplaire témoigne de la sophistication des arts rituels iatmul et de l'importance accordée aux parures qui accompagnaient les étapes décisives de la vie sociale.
Première moitié du XXe siècle
86 cm de long
Provenance : collection privée de la Nièvre.
Références et comparaisons :
— The Metropolitan Museum of Art, New York, Ceremonial Lime Container (Bandi Na Iavo), Iatmul ou Chambri, fin du XIXe – début du XXe siècle, inv. 1979.206.1457.
— Museum of Archaeology and Anthropology, University of Cambridge, Lime box, Iatmul, Palimbai, Moyen-Sépik, inv. 1935.17 B, étui en bambou orné d’une figure sculptée et d’un oiseau.
— Sotheby’s, Iatmul Ceremonial Lime Container (Bandi Na Iavo), notice de catalogue de Philippe Peltier consacrée aux étuis à chaux remis aux initiés à l’issue de leur réclusion.
300 €
Epoque : 20ème siècle
Style : Art Premier
Etat : Bon état
Matière : Bois massif
Longueur : 86
Référence (ID) : 1835233
Disponibilité : En stock
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