OBJET VENDU
bureau de pente formant prie-dieu estampillé P. DANEAU époque fin Louis XIV – début Régence,
Meuble à double fonction formant bureau de pente et prie-dieu, réalisé sur un bâti entièrement en bois résineux et plaqué d’amarante.
De faible profondeur et de proportions particulièrement compactes, il présente une partie supérieure à dessus brisé ouvrant par un abattant. Celui-ci, garni intérieurement d’un cuir formant écritoire, est maintenu ouvert par deux compas métalliques et découvre un intérieur aménagé d’une niche centrale et de quatre petits tiroirs disposés en gradins, deux de chaque côté.
Le corps inférieur forme une petite armoire ouvrant par deux portes et découvrant deux tablettes.
La partie basse du meuble dissimule l’un de ses dispositifs les plus intéressants. La plinthe chantournée en façade constitue en réalité la traverse antérieure d’un châssis coulissant formant agenouilloir. Une fois tiré vers l’avant, celui-ci découvre un large coussin garni de cuir destiné à l’agenouillement. Le mécanisme conserve ses petites charnières en fer, ses targettes ainsi que ses systèmes latéraux à ressort. Une pression sur ces derniers permet de désolidariser entièrement le châssis de ses coulisses et de retirer l’agenouilloir du meuble. Le coussin conserve ses sangles d'origine, Fermé, l’ensemble disparaît complètement derrière la plinthe.
Cette conception permet ainsi de réunir dans un même meuble les fonctions de bureau de pente, de pupitre et de prie-dieu.
L’ensemble est plaqué d’amarante suivant un frisage caractéristique de l’ébénisterie parisienne de la fin du règne de Louis XIV et des premières décennies du XVIIIe siècle. Les panneaux sont composés de feuilles d’amarante raccordées et disposées suivant différentes orientations, le dessin étant obtenu par les oppositions du fil et les nuances naturelles du bois. Ce type de composition géométrique trouve notamment des rapprochements dans les meubles d’Étienne Doirat, contemporain de Pierre Daneau, et appartient pleinement au vocabulaire des ébénistes parisiens de cette génération.
Des baguettes de laiton soulignent horizontalement la séparation du corps inférieur et de la partie supérieure. Le meuble conserve également une partie importante de sa quincaillerie ancienne.
Il porte à plusieurs reprises l’estampille « P. DANEAU », frappée sur différentes parties de sa construction : au revers, dans la partie basse du bâti, sur les chants des portes ainsi que sur le châssis coulissant de l’agenouilloir.
Cette multiplication des marques est particulièrement intéressante. Elle trouve un parallèle direct sur une paire de commodes provenant de l’atelier Daneau, dont l’une porte dix-sept estampilles « P. DANEAU » et l’autre quinze. La présence répétée de l’estampille sur différentes parties constitutives de notre meuble s’inscrit ainsi dans une pratique déjà documentée dans la production de cet atelier.
Pierre Daneau (1673-1735), ébéniste et marqueteur parisien, est documenté dès les premières années du XVIIIe siècle. Il appartient à cette génération encore peu nombreuse d’ébénistes ayant marqué certains de leurs meubles avant la généralisation de l’estampille au milieu du XVIIIe siècle. Il reçut notamment Gilles Joubert en apprentissage entre 1702 et 1704, futur ébéniste du roi. Les documents relatifs à son atelier attestent par ailleurs l’emploi de l’amarante parmi les bois utilisés dans sa production.
Par son architecture encore héritée du règne de Louis XIV, son frisage d’amarante, la sobriété de son décor et l’ingéniosité de son agenouilloir escamotable, ce meuble peut être situé à la charnière de la fin du règne de Louis XIV et des premières années de la Régence, vers 1715-1725.
De faible profondeur et de proportions particulièrement compactes, il présente une partie supérieure à dessus brisé ouvrant par un abattant. Celui-ci, garni intérieurement d’un cuir formant écritoire, est maintenu ouvert par deux compas métalliques et découvre un intérieur aménagé d’une niche centrale et de quatre petits tiroirs disposés en gradins, deux de chaque côté.
Le corps inférieur forme une petite armoire ouvrant par deux portes et découvrant deux tablettes.
La partie basse du meuble dissimule l’un de ses dispositifs les plus intéressants. La plinthe chantournée en façade constitue en réalité la traverse antérieure d’un châssis coulissant formant agenouilloir. Une fois tiré vers l’avant, celui-ci découvre un large coussin garni de cuir destiné à l’agenouillement. Le mécanisme conserve ses petites charnières en fer, ses targettes ainsi que ses systèmes latéraux à ressort. Une pression sur ces derniers permet de désolidariser entièrement le châssis de ses coulisses et de retirer l’agenouilloir du meuble. Le coussin conserve ses sangles d'origine, Fermé, l’ensemble disparaît complètement derrière la plinthe.
Cette conception permet ainsi de réunir dans un même meuble les fonctions de bureau de pente, de pupitre et de prie-dieu.
L’ensemble est plaqué d’amarante suivant un frisage caractéristique de l’ébénisterie parisienne de la fin du règne de Louis XIV et des premières décennies du XVIIIe siècle. Les panneaux sont composés de feuilles d’amarante raccordées et disposées suivant différentes orientations, le dessin étant obtenu par les oppositions du fil et les nuances naturelles du bois. Ce type de composition géométrique trouve notamment des rapprochements dans les meubles d’Étienne Doirat, contemporain de Pierre Daneau, et appartient pleinement au vocabulaire des ébénistes parisiens de cette génération.
Des baguettes de laiton soulignent horizontalement la séparation du corps inférieur et de la partie supérieure. Le meuble conserve également une partie importante de sa quincaillerie ancienne.
Il porte à plusieurs reprises l’estampille « P. DANEAU », frappée sur différentes parties de sa construction : au revers, dans la partie basse du bâti, sur les chants des portes ainsi que sur le châssis coulissant de l’agenouilloir.
Cette multiplication des marques est particulièrement intéressante. Elle trouve un parallèle direct sur une paire de commodes provenant de l’atelier Daneau, dont l’une porte dix-sept estampilles « P. DANEAU » et l’autre quinze. La présence répétée de l’estampille sur différentes parties constitutives de notre meuble s’inscrit ainsi dans une pratique déjà documentée dans la production de cet atelier.
Pierre Daneau (1673-1735), ébéniste et marqueteur parisien, est documenté dès les premières années du XVIIIe siècle. Il appartient à cette génération encore peu nombreuse d’ébénistes ayant marqué certains de leurs meubles avant la généralisation de l’estampille au milieu du XVIIIe siècle. Il reçut notamment Gilles Joubert en apprentissage entre 1702 et 1704, futur ébéniste du roi. Les documents relatifs à son atelier attestent par ailleurs l’emploi de l’amarante parmi les bois utilisés dans sa production.
Par son architecture encore héritée du règne de Louis XIV, son frisage d’amarante, la sobriété de son décor et l’ingéniosité de son agenouilloir escamotable, ce meuble peut être situé à la charnière de la fin du règne de Louis XIV et des premières années de la Régence, vers 1715-1725.
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