DEUX CHEVAUX ET CAVALIERS, FIGURINES en TERRE CUITE, BÉOTIE, GRÈCE ARCHAÏQUE, VIe SIÈCLE AV.
Rare ensemble de deux statuettes votives anthropomorphes représentant des chevaux stylisés et leurs cavaliers faisant corps avec la monture. Modelées à la main, ces pièces témoignent du langage plastique géométrique propre aux ateliers de Béotie durant la période archaïque.
Cheval à décors peints (engobe rouge) : Hauteur : 10,5 cm ; Longueur : 10cm
premier modèle ( le plus petit) présente une terre cuite claire, rehaussée d'un riche décor linéaire peint aux engobes brun-rouge, soulignant les courbes du cou, du poitrail et les flancs du cheval. Le cavalier s'accroche fermement à l'encolure trapue.
Cheval à patine sombre
Hauteur : 14 cm ; Longueur : 12cm.
Le second modèle offre une silhouette complémentaire épurée, caractérisée par une patine sombre et une réduction minimale des formes de l'animal.
Les deux cavaliers partagent les traits caractéristiques de ces productions : une tête schématique en « bec d'oiseau », emblématique des modeleurs d'argile antiques grecs.
Des offrandes votives (Sanctuaires) :
Déposées dans les temples (notamment ceux dédiés à Poséidon, divinité des chevaux, ou à Athéna), elles servaient de substituts ou de prières matérialisées. Le fidèle demandait la protection de son élevage, célébrait une victoire équestre ou affirmait son statut face aux dieux.
État de conservation :
restaurations:
le plus grand recollé à plusi endroits ( jambe , queue ) . la jambe arriere gauche remodelée ( pourendre la lisibilité et la stabilité)
restauration lisibles.
sinon Bel état général de conservation pour des pièces de cette époque: Usures de surface superficielles, légers effacements de l'engobe et petits éclats d'usage conformes à l'âge.
Provenance:
ancienne collection française dispersée en vente publique
Posterité et modernité:
Il existe une filiation esthétique évidente entre le dépouillement de ces pièces archaïques et la révolution plastique du début du XXe siècle. Des artistes comme Alberto Giacometti, Marino Marini ou même Constantin Brâncuși ont sciemment rejeté l'académisme réaliste du XIXe siècle pour chercher une "vérité première" dans les arts antiques et primitifs.
Alberto Giacometti et la verticalité étirée : Le cavalier sombre à l'arrière-plan évoque immédiatement les silhouettes filiformes de Giacometti. Comme l'artisan béotien, le sculpteur suisse réduit le corps humain à sa stricte essence linéaire pour exprimer une présence pure, presque spectrale.
Exemples comparatifs:
https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010260885
https://www.bonhams.com/auction/28251/lot/14/a-boeotian-terracotta-horse-and-rider/
https://www.christies.com/en/lot/lot-4790202
Ces silhouettes épurées témoignent de la modernité intemporelle de l’art grec archaïque. Par leur simplicité graphique, elles transcendent les siècles pour dialoguer avec l’art contemporain, rappelant que l’émotion esthétique naît souvent du dépouillement le plus absolu.
1 400 €
Epoque : Antérieure au 16ème siècle
Style : Rome et Grèce Antique
Etat : Bon état
Matière : Terre cuite
Longueur : 14
Largeur : 12
Référence (ID) : 1824818
Disponibilité : En stock
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