Saint Jean-Baptiste enfant – École génoise, fin XVIIe dans le goût d'Anton Maria Maragliano
Belle sculpture en ronde-bosse représentant le jeune Saint Jean-Baptiste, en bois de tilleul sculpté, d'une remarquable finesse d'exécution, notamment dans le traitement du visage.
L'enfant est figuré debout, drapé d'une peau de bête nouée à la taille et jetée en bandoulière sur l'épaule gauche — attribut iconographique constant du Précurseur enfant. Il tient de la main droite un long bâton, symbole de sa vie d'ermite au désert (tige actuelle en bois, remplacement postérieur d'un bâton d'origine, probablement à croix de roseau). Il repose sur un socle rocheux, dans l'esprit rocaille des représentations du désert de saint Jean.Le visage, d'un naturalisme rare, est individualisé avec beaucoup de sensibilité : bourrelets de chair de l'enfance, bouche légèrement entrouverte, regard animé par des yeux rapportés en verre, technique caractéristique de la statuaire dévotionnelle italienne des XVIIe et XVIIIe siècle destinée à intensifier le réalisme de l'expression. La chevelure, traitée en mèches nerveuses "en flamme", conserve sa polychromie sombre d'origine ; les carnations, elles, ont perdu la majeure partie de leur badigeon (traces ponctuelles visibles, notamment un reste de rouge à la lèvre inférieure).
Le sculpteur montre ici toute sa virtuosité.
Sculpture pleine, en ronde-bosse achevée sur tout son pourtour — traduisant une exécution de belle qualité, destinée à être vue en dégagement plutôt qu'adossée à un retable.
Dimensions : H. 62 cm
Bois de tilleul sculpté, traces de polychromie d'origineDatation / origine : fin XVIIe/début XVIIIe siècle, école génoise (Ligurie), dans l'esprit de l'atelier d'Anton Maria Maragliano (1664-1739), dont l'atelier fut l'un des plus prolifiques et des plus réputés de la sculpture religieuse en bois à Gênes, avec une importante diffusion en Italie et à l'export.
Provenance d'une malouinière du Pays de Saint-Malo — demeure édifiée par les grands négociants et armateurs malouins du XVIIe-XVIIIe siècle, dont les réseaux commerciaux entretenaient des liens étroits avec les ports méditerranéens, notamment Gênes.
Pièce inédite sur le marché.
Bon état général compte tenu de l'ancienneté. Fentes de retrait naturelles du bois massif (dos, cou), sans gravité structurelle. Pertes ponctuelles de polychromie sur les carnations. Petits manques à la main gauche. Traces de vermoulure ancienne et stabilisée au socle.
L'enfant est figuré debout, drapé d'une peau de bête nouée à la taille et jetée en bandoulière sur l'épaule gauche — attribut iconographique constant du Précurseur enfant. Il tient de la main droite un long bâton, symbole de sa vie d'ermite au désert (tige actuelle en bois, remplacement postérieur d'un bâton d'origine, probablement à croix de roseau). Il repose sur un socle rocheux, dans l'esprit rocaille des représentations du désert de saint Jean.Le visage, d'un naturalisme rare, est individualisé avec beaucoup de sensibilité : bourrelets de chair de l'enfance, bouche légèrement entrouverte, regard animé par des yeux rapportés en verre, technique caractéristique de la statuaire dévotionnelle italienne des XVIIe et XVIIIe siècle destinée à intensifier le réalisme de l'expression. La chevelure, traitée en mèches nerveuses "en flamme", conserve sa polychromie sombre d'origine ; les carnations, elles, ont perdu la majeure partie de leur badigeon (traces ponctuelles visibles, notamment un reste de rouge à la lèvre inférieure).
Le sculpteur montre ici toute sa virtuosité.
Sculpture pleine, en ronde-bosse achevée sur tout son pourtour — traduisant une exécution de belle qualité, destinée à être vue en dégagement plutôt qu'adossée à un retable.
Dimensions : H. 62 cm
Bois de tilleul sculpté, traces de polychromie d'origineDatation / origine : fin XVIIe/début XVIIIe siècle, école génoise (Ligurie), dans l'esprit de l'atelier d'Anton Maria Maragliano (1664-1739), dont l'atelier fut l'un des plus prolifiques et des plus réputés de la sculpture religieuse en bois à Gênes, avec une importante diffusion en Italie et à l'export.
Provenance d'une malouinière du Pays de Saint-Malo — demeure édifiée par les grands négociants et armateurs malouins du XVIIe-XVIIIe siècle, dont les réseaux commerciaux entretenaient des liens étroits avec les ports méditerranéens, notamment Gênes.
Pièce inédite sur le marché.
Bon état général compte tenu de l'ancienneté. Fentes de retrait naturelles du bois massif (dos, cou), sans gravité structurelle. Pertes ponctuelles de polychromie sur les carnations. Petits manques à la main gauche. Traces de vermoulure ancienne et stabilisée au socle.
1 450 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Louis XIV - Régence
Etat : Etat d'usage
Hauteur : 62 cm
Référence (ID) : 1821649
Disponibilité : En stock
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