Sculpture bronze buste Christ épines Clésinger F. Barbedienne Collas XIXème
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Sculpture bronze buste Christ épines Clésinger F. Barbedienne Collas XIXème

Artiste : Clésinger

Sculpture en bronze patine mordorée (et patine médaille) représentant le buste du Christ à la couronne d'épines, signée du sculpteur J. Clésinger*, fondeur F. Barbedienne** au dos, cachet de Réduction Mécanique Collas, d'époque XIXème siècle.

Cette sculpture est en très bon état. Signée J. Clésinger Rome sur le côté. La patine est intéressante : mordorée pour la quasi totalité du corps ; des rehauts de patine médaille sur sa barbe, chevelure et couronne éclairent le visage du Christ.

A signaler : quelques légères salissures et usures du temps, voir photos.

*Jean-Baptiste Clésinger

Sculpteur et peintre français (né à Besançon le 20 octobre 1814, décédé à Paris le 5 janvier 1883), fils du sculpteur Georges Clésinger, Auguste Clésinger étudie la sculpture, avec son père qui l’emmène à Rome, à l’âge dix-huit ans. Dans cette ville, Clésinger suit l’enseignement du sculpteur Thorwaldsen. Il rentre en France et rejoint Paris, en 1838 (après un séjour en Suisse), pour s’engager dans un régiment de cuirassiers en garnison, à Melun. Il devient le secrétaire du général Bougenel, (dont il avait fait le buste) qui lui obtient l'autorisation de résider à Paris et de continuer ses études. Sur recommandation du peintre Jean Gigoux, originaire lui aussi de Besançon, il entre dans l'atelier de David d'Angers, en 1839, sans y rester bien longtemps. Entre 1840 et 1841, il travaille en Suisse, à Lausanne, et produit plusieurs bustes : Le docteur Sécretan ;  Le général Laharpe, … Puis, il séjourne à Florence, d’où il envoie un buste de Jules Valdahon pour sa première participation au Salon (1843). En 1847, il se marie avec la fille de Georges Sand et du baron Dudevant (une séparation suivit cinq ans plus tard). Clésinger reçoit quelques commandes de l’Etat : la Tragédie (portrait de la comédienne  Rachel), une statue équestre de Francois 1er (érigée dans la cour du Louvre et très critiquée, cette œuvre n’y resta que quelques mois), Louise de Savoie (Jardin du Luxembourg), la Fraternité (érigé sur le Champ de Mars). Déçu par le manque de succès de ses œuvres, Clésinger s’exile en Italie de 1856 à 1864. A partir de 1859, il envoie régulièrement ses œuvres au Salon. Sur le tard, il reçoit une commande pour l’Ecole militaire de quatre statues équestres pour la façade de l'École militaire, à Paris. Les statues de Marceau, Hoche et Kléber ont été livrées et celle de Carnot ne fut pas terminée. Il est l’auteur de plusieurs portraits et bustes : Frédéric Chopin ; Ledru-Rollin ; Théophile Gautier (grand admirateur de Clésinger) ; Achille Fould ;  Eugène Scribe ; George Sand. ; Mac-Mahon ; le maréchal Sébastiani ; le duc de Nemours ; le duc de Reichstadt. Il travaille pour les églises de Saint Sulpice (Deux anges agenouillés, Pieta), de Saint Pierre – Saint Paul à Villeneuve le roi (Buste de la Vierge), Saint Pierre à Besançon (La Vierge et l'Enfant Jésus). Clésinger est aussi épisodiquement, sculpteur animalier : Taureau aux prises avec un loup ; Taureau vainqueur, Combat de taureaux romains, Buffle et bison, Taureau vainqueur, Deux lions.
En tant que peintre, il présente quelques tableaux dans les Salons. Il obtient une médaille de troisième classe en 1846, une médaille de deuxième classe en 1847 (Femme piquée par le serpent), une médaille de première classe en 1848 (Bacchante couchée). Il est décoré de la Légion d’honneur en 1849, nommé officier, en 1864.

**Ferdinand Barbedienne (1810-1892)

était un industriel français. Il est principalement connu pour sa fonderie de bronze de reproduction d'art. Fils d’un modeste cultivateur normand, il fit une première fortune dans les papiers peints avant de s’associer en 1838 avec le mécanicien Achille Collas (1795-1859), qui venait d’inventer un procédé de reproduction en bronze et à plus petite échelle, d'objets d'art. En 1839, Barbedienne fonda la maison où il fit reproduire en bronze la plupart des statues des musées d’Europe, suffisamment réduites pour pouvoir orner les intérieurs modernes. Son idée était de démocratiser l'art, en rendant accessible de fidèles reproductions de chefs d'œuvre. Les thèmes choisis sont souvent allégoriques, et puisent largement dans le répertoire antique. Encore aujourd'hui, il est assez fréquent de retrouver dans les foyers "bourgeois" des bronzes signés Barbedienne. Il appliqua ses procédés aux travaux des sculpteurs de son époque (Barye, Fremiet, Mène, etc.) et créa de très nombreux modèles de bronze d’ameublement, des émaux, cloisonnés, hauts et bas-reliefs en bois etc. Par les contrats d'édition qu'il leur proposait, il contribua à leur succès par la diffusion de leurs œuvres. Étant sans enfant, c'est son neveu et successeur, Gustave Leblanc-Barbedienne, qui développa la fonderie en se spécialisant dans les bronzes monumentaux. En France, beaucoup de monuments aux morts sont signés Leblanc-Barbedienne.  La qualité de la fonte, de la ciselure et de la patine, propres à la manière Barbedienne ont fait que progressivement, la signature du fondeur a gagné en importance. Notamment grâce à Ferdinand Barbedienne, le rapport de sculpteur à fondeur est devenu analogue au rapport entre le compositeur et l'interprète pour la musique.  Ferdinand Barbedienne repose au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Ferdinand Barbedienne s’associa dès 1838 à Achille Collas (1795-1859) – l’inventeur du procédé de réduction mécanique des statues – et sut donner une extension considérable à la production des petits bronzes d’édition. Son succès reposa en grande partie sur sa politique et sa stratégie commerciales. Le procédé de réduction mécanique permit dans un premier temps à leur société de diffuser des réductions d’antiques avant qu’ils ne songent à solliciter des modèles auprès des artistes vivants. (Extrait le Magazine de Proantic "Les Bronzes Barbedienne")


Dimensions
  • Diamètre socle 11 cm
  • Hauteur 31,5 cm
  • Largeur 21 cm
  • 810 301
  • Toutes les photos sont sur :
    www.antiques-delaval.com
900 €
credit

Epoque : 19ème siècle

Style : Napoleon III

Etat : Bon état

Largeur : 21 cm

Diamètre : socle 11 cm

Hauteur : 31,5 cm

Référence (ID) : 1820047

Disponibilité : En stock

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