Juan SOREDA (actif en Castille de 1506 à 1537). Saint Jean Baptiste .Panneau d’origine
Artiste : Juan Soreda (actif En Castille De 1506 à 1537)
Juan SOREDA (actif en Castille de 1506 à 1537). -
Saint Jean-Baptiste.
Panneau d’origine, tableau vers 1520.
H x L = 80 x 52cm
Parfait état , nettoyé dans notre atelier
Fiche cabinet Turquin :
Le précurseur du Christ apparaît en pied au premier plan, au sein d'un paysage boisé, près d'une source se déversant dans un petit bassin, sans doute allusion à l'eau du baptême. Vêtu de la melote en poil de chameau que recouvre une ample draperie nouée sur l'épaule gauche, le saint tient en main le livre sacré où repose l'agneau, symbole du Christ, le montrant de son index droit selon le texte de Jean (1,29) « Regardez, voici l'agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ».
Dans une nette position de contraposto entraînant dans sa torsion et son élongation la draperie du manteau et le geste du bras droit, ce saint Jean-Baptiste arbore un visage ovale barbu, un regard frondeur et une chevelure hirsute. Cette véhémence traduit le caractère autoritaire de l'injonction et permet de replacer cette oeuvre dans le courant maniériste castillan du début du XVIe siècle. On en rendra la paternité à Juan Soreda, l'un des représentants de ce style dans la région de Valladolid.
Longtemps connu sous le nom du Maître de Olivares del Duero, puis confondu avec Juan de Pereda, Juan Soreda, peintre d'origine catalane ou valencienne se forma dans le cercle de Pablo de San Leocadio et des Osona. Son premier style reflète l'influence de Juan de Borgoña particulièrement sensible dans le retable de Bolea (A. Padron Merida, « El retablo de Bolea y sus autores », in Goya, Madrid 1994, n° 241-242, p. 22-31).
Installé en Castille au début du XVIe siècle, il assimile progressivement les modèles italiens (Raphaël, Léonard, Michel Ange ) diffusés à travers des séjours possibles en Italie mais aussi par la connaissance de gravures. Documenté à Sigüenza entre 1520 et 1528, il y exécute le retable de Santa Librada (1526-1528) marqué par un raffinement raphaelesque, et une prédelle avec des Apôtres où la vigueur de Michel Ange commence à se manifester. (Cf. Ana Avila Padron, « El pintor Juan Soreda, estudio de su obra » in Goya,1979, p. 136-145).
On rapprochera notre Saint Jean-Baptiste du saint Pierre de cette prédelle (cf. Avila Padron op. cit. pl.VI, p. 139) dont le corps dynamique et le regard pénétrant qui s'en dégagent permettent de situer l'exécution de notre panneau dans la troisième décennie du XVIe siècle après 1520 au retour du voyage de Soreda en Italie et avant sa participation au retable de Olivares del Duero où la puissance anatomique, le goût du nu et la dramatisation (ex. Martyr de saint Pélage) orientent davantage son art vers Michel Ange.(cf. J.J. Martin Gonzalez, « Actualidad del retablo mayor de Olivares del Duero » Boletin del seminario de estudios de arte y arqueologia, 1987, n° 53 p. 372-374).
Expert : Stéphane PINTA | Cabinet TURQUIN
Ce que nous en pensons :
Juan Soreda est l'un des peintres les plus intéressants de la première Renaissance castillane, mais également l'un des plus difficiles à documenter. Son activité se situe principalement entre Sigüenza, Guadalajara, Soria, El Burgo de Osma et Valladolid, dans un espace correspondant aux anciens diocèses de Sigüenza et d'Osma. Une étude publiée en 2024 souligne encore que son œuvre conservée demeure relativement réduite, malgré l'importance de son influence régionale.
Juan Soreda est l'un des peintres les plus intéressants de la première Renaissance castillane, mais également l'un des plus difficiles à documenter. Son activité se situe principalement entre Sigüenza, Guadalajara, Soria, El Burgo de Osma et Valladolid, dans un espace correspondant aux anciens diocèses de Sigüenza et d'Osma. Une étude publiée en 2024 souligne encore que son œuvre conservée demeure relativement réduite, malgré l'importance de son influence régionale.
Un peintre longtemps mal identifié
Il y a un aspect historiographique assez fascinant : Soreda a longtemps été confondu avec Juan de Pereda. Ce n'est qu'au XXe siècle, notamment grâce aux travaux d'Ana Ávila, que sa personnalité artistique a été véritablement dégagée Les deux références fondamentales sont :
Ana Ávila, « Juan Soreda y no Juan de Pereda », Archivo Español de Arte, 1979, pp. 405-424 ;
Ana Ávila, « El pintor Juan Soreda, estudio de su obra », Goya, 1979, n°153, pp. 136-145.
Et l'étude de Ramos Gómez, publiée en 2002, reste également importante pour les premières œuvres de Soreda et le retable de Luzón.
Une découverte récente particulièrement intéressante et importante pour le catalogue de Soreda montre une étude d'Irune Fiz Fuertes, publiée en 2024 dans Archivo Español de Arte, attribue au peintre un retable majeur signé à Valdeande (Burgos).
Cette découverte est importante car elle permet de mieux comprendre non seulement sa technique, mais aussi son univers intellectuel et iconographique. L'étude examine également les prophètes et sibylles d'Atienza et la manière dont Soreda utilise les gravures et les modèles iconographiques de son époque.
C’est donc un tableau très important de la Renaissance Espagnole que nous proposons aujourd’hui , un peintre qui est en train d’être redécouvert et va retrouver la place fondamentale qui est la sienne . Dossier beaucoup plus complet sur demande.
Ce que nous en pensons :
Juan Soreda est l'un des peintres les plus intéressants de la première Renaissance castillane, mais également l'un des plus difficiles à documenter. Son activité se situe principalement entre Sigüenza, Guadalajara, Soria, El Burgo de Osma et Valladolid, dans un espace correspondant aux anciens diocèses de Sigüenza et d'Osma. Une étude publiée en 2024 souligne encore que son œuvre conservée demeure relativement réduite, malgré l'importance de son influence régionale.
Juan Soreda est l'un des peintres les plus intéressants de la première Renaissance castillane, mais également l'un des plus difficiles à documenter. Son activité se situe principalement entre Sigüenza, Guadalajara, Soria, El Burgo de Osma et Valladolid, dans un espace correspondant aux anciens diocèses de Sigüenza et d'Osma. Une étude publiée en 2024 souligne encore que son œuvre conservée demeure relativement réduite, malgré l'importance de son influence régionale.
Un peintre longtemps mal identifié
Il y a un aspect historiographique assez fascinant : Soreda a longtemps été confondu avec Juan de Pereda. Ce n'est qu'au XXe siècle, notamment grâce aux travaux d'Ana Ávila, que sa personnalité artistique a été véritablement dégagée Les deux références fondamentales sont :
Ana Ávila, « Juan Soreda y no Juan de Pereda », Archivo Español de Arte, 1979, pp. 405-424 ;
Ana Ávila, « El pintor Juan Soreda, estudio de su obra », Goya, 1979, n°153, pp. 136-145.
Et l'étude de Ramos Gómez, publiée en 2002, reste également importante pour les premières œuvres de Soreda et le retable de Luzón.
Une découverte récente particulièrement intéressante et importante pour le catalogue de Soreda montre une étude d'Irune Fiz Fuertes, publiée en 2024 dans Archivo Español de Arte, attribue au peintre un retable majeur signé à Valdeande (Burgos).
Cette découverte est importante car elle permet de mieux comprendre non seulement sa technique, mais aussi son univers intellectuel et iconographique. L'étude examine également les prophètes et sibylles d'Atienza et la manière dont Soreda utilise les gravures et les modèles iconographiques de son époque.
C’est donc un tableau très important de la Renaissance Espagnole que nous proposons aujourd’hui , un peintre qui est en train d’être redécouvert et va retrouver la place fondamentale qui est la sienne . Dossier beaucoup plus complet sur demande.
20 000 €
Epoque : 16ème siècle
Style : Haute époque-Renaissance-Louis XIII
Etat : Parfait état
Matière : Huile sur bois
Largeur : 52
Hauteur : 80
Référence (ID) : 1818817
Disponibilité : En stock
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