Estampe japonaise surimono de Matora : LA COURTISANE YUGIRI LISANT
Surimono avec des rehauts d'or,
Shikishiban,
Nishiki-e
ca.1880.
Edmond
de Goncourt les définissait ainsi : « Les sourimonos […], ces images
qui, par le soyeux du papier, la qualité des couleurs, le soin du
tirage, et des rehauts d’or et d’argent, et encore par ce complément du
gaufrage […] – ces images n’ayant rien de similaire dans la gravure
d’aucun peuple de la terre. »
A l’inverse des estampes produites
par les éditeurs pour le grand public, les estampes de surimono sont des
commandes privées non commerciales, éditées en très petit nombre.
Ses
estampes sont commanditées souvent par des cercles littéraires et
autres lors d’occasions particulières : invitations, nouvel an,
commémoration, nouvelles représentations théâtrales, etc. Les surimonos
sont créés et adressés à une élite citadine bourgeoise, férue de
littérature, naviguant entre culture classique et distractions
contemporaines.
Libérés de contraintes commerciales, ces surimonos se
caractérisent par des impressions luxueuses, utilisant des pigments
métalliques rares et des techniques d’impression ranées : gaufrage,
polissage du papier, laquage. L’artiste jouit d’une grande liberté
d’expression et d’interprétation artistique. La valeur du surimono tient
à la double complexité sémantique des poèmes et de l’image.
( cf:
SURIMONO, Trésors de l'estampe japonaise, Coédition Fondation Jerzy
Leskowicz / In Fine éditions d’art – avec le soutien de la Fondation
Franco-Japonaise Sasakawa, 2019 )
Epoque : 19ème siècle
Style : Art d'Asie
Etat : Bon état
Matière : Papier
Largeur : 185 mm
Hauteur : 205 mm
Référence (ID) : 1817861
Disponibilité : En stock



























