OBJET VENDU
NÉCESSAIRE d’ÉCRITURE appelé Yatate - Japon
NÉCESSAIRE d’ÉCRITURE appelé Yatate
Japon
Bois et nacre
Long. : 19 ; H. : 3 cm
(petit manque)
Le yatate est un nécessaire d’écriture portatif conçu pour accompagner son utilisateur dans ses déplacements. Le pinceau prend place dans un étui tubulaire (fude-zutsu), qui se ferme à l’aide d’un couvercle à charnière. Celui-ci renferme le réservoir à encre (sumitsubo), destiné à recevoir une réserve d’encre maintenue au moyen d’un matériau absorbant, tel que des fils de coton. Ce dispositif permettait ainsi de disposer d’une réserve d’encre immédiatement utilisable, sans avoir à transporter la pierre à encre et le bâton d’encre traditionnel.
Le terme yatate signifie littéralement « support pour flèches ». Cette appellation ferait ré- férence à la manière dont les premiers nécessaires d’écriture auraient été transportés par les bushi, avec leur équipement de guerre – et notamment dans leur carquois. Le yatate constituait ainsi un petit nécessaire d’écriture adapté à l’itinérance et au voyage.
À l’époque d’Edo (1603-1868), son usage s’étend au-delà du milieu guerrier et concerne également les marchands, les voyageurs et tous ceux qui doivent pouvoir écrire au cours de leurs déplacements. Par sa conception compacte, le yatate réunit plusieurs fonctions dans un seul objet et constitue ainsi un véritable nécessaire d’écriture nomade.
Cet exemplaire, particulièrement élégant, est minutieusement orné de libellules réalisées en nacre, selon la technique du shibayama. Celle-ci consiste à découper de fines pièces de coquillage irisé, puis à les appliquer ou à les incruster dans le support. La nacre, dont les reflets varient selon la lumière, confère au décor un caractère raffiné.
La libellule (tonbo), est un motif chargé de symbolisme. Associée à la détermination, au cou- rage et à la victoire, elle occupait une place privilégiée dans l’imaginaire guerrier japonais. Elle pouvait notamment être désignée sous le terme kachimushi, « insecte de la victoire », en raison de son association traditionnelle avec la réussite et la combativité.
Bibliographie : Un exemplaire comparable est conservé au Musée Kushi Kanzashi d’Ōme, au Japon.
Ref. 2919
Texte et photos © FCP CORIDON
Japon
Bois et nacre
Long. : 19 ; H. : 3 cm
(petit manque)
Le yatate est un nécessaire d’écriture portatif conçu pour accompagner son utilisateur dans ses déplacements. Le pinceau prend place dans un étui tubulaire (fude-zutsu), qui se ferme à l’aide d’un couvercle à charnière. Celui-ci renferme le réservoir à encre (sumitsubo), destiné à recevoir une réserve d’encre maintenue au moyen d’un matériau absorbant, tel que des fils de coton. Ce dispositif permettait ainsi de disposer d’une réserve d’encre immédiatement utilisable, sans avoir à transporter la pierre à encre et le bâton d’encre traditionnel.
Le terme yatate signifie littéralement « support pour flèches ». Cette appellation ferait ré- férence à la manière dont les premiers nécessaires d’écriture auraient été transportés par les bushi, avec leur équipement de guerre – et notamment dans leur carquois. Le yatate constituait ainsi un petit nécessaire d’écriture adapté à l’itinérance et au voyage.
À l’époque d’Edo (1603-1868), son usage s’étend au-delà du milieu guerrier et concerne également les marchands, les voyageurs et tous ceux qui doivent pouvoir écrire au cours de leurs déplacements. Par sa conception compacte, le yatate réunit plusieurs fonctions dans un seul objet et constitue ainsi un véritable nécessaire d’écriture nomade.
Cet exemplaire, particulièrement élégant, est minutieusement orné de libellules réalisées en nacre, selon la technique du shibayama. Celle-ci consiste à découper de fines pièces de coquillage irisé, puis à les appliquer ou à les incruster dans le support. La nacre, dont les reflets varient selon la lumière, confère au décor un caractère raffiné.
La libellule (tonbo), est un motif chargé de symbolisme. Associée à la détermination, au cou- rage et à la victoire, elle occupait une place privilégiée dans l’imaginaire guerrier japonais. Elle pouvait notamment être désignée sous le terme kachimushi, « insecte de la victoire », en raison de son association traditionnelle avec la réussite et la combativité.
Bibliographie : Un exemplaire comparable est conservé au Musée Kushi Kanzashi d’Ōme, au Japon.
Ref. 2919
Texte et photos © FCP CORIDON
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