Ecole orientaliste Française Eugène Fromentin Vue d'oasis algerienne XIX siécle
Artiste : Eugène Fromentin
Eugène FROMENTIN (1861-1927). Oasis de Laghouat. Huile sur toile. Signée des initiales en bas à gauche et en bas à droite (date illisible). Craquelures. Marque de vente aux enchères Eugène FROMENTIN au dos de la toile. Encadrement en bois doré et stuc.
Dimensions totales cms 54x29x5
Le peintre orientaliste français Eugène Fromentin naquit à La Rochelle en 1820. Issu d'une famille bourgeoise provinciale d'avocats et de juges, il s'installa à Paris en 1839.
Il y obtint une licence de droit tout en continuant de s'intéresser à la littérature, la poésie, l'histoire, la nature et l'art. Trouvant le travail d'avocat insupportable, Fromentin décida de se consacrer sérieusement à la peinture. Bien qu'il fût d'abord influencé par son maître, le paysagiste Nicolas-Louis Cabat, les artistes qu'il admirait le plus étaient Delacroix, Decamps et Marilhat. Ils éveillèrent son intérêt pour le monde oriental, notamment la participation de Marilhat au Salon de 1844.
Fromentin fit son premier voyage en Algérie en 1846, un court séjour d'Alger à Blidah, où se côtoyaient jasmins, roses, oliviers et orangeraies. Étonné de constater que l'Algérie était bien différente de l'Orient dépeint par ses prédécesseurs, il comprit rapidement qu'il pouvait la peindre d'une manière inédite. Il revint en septembre 1847 pour huit mois, se rendant cette fois à Constantine et Biskra, aux portes du Sahara. Il y fit un troisième séjour en 1852 avec sa nouvelle épouse, passant près d'un an à Mustapha et Blidah, avant de poursuivre seul son voyage vers le sud, jusqu'à Laghouat.
Ce dernier séjour resta gravé dans sa mémoire. Il rapporta une multitude d'études peintes et dessinées, dont beaucoup furent vendues aux enchères lors de la vente de son atelier ; c'est de cette dernière que provient notre tableau. Il constata que la lumière intense du Sahel verdoyant et nuageux, et même celle du Sahara aride et rigoureux, n'était pas aveuglante mais donnait à tout une teinte grise. Quant à l'ombre, elle était transparente, limpide et colorée, et non obscure et noire comme on la représentait généralement.
En 1856, ses importantes découvertes, accompagnées de ses notes de voyage illustrées, furent publiées sous le titre « Un Été dans le Sahara », suivi deux ans plus tard par « Une Année dans le Sahel ». Ces œuvres, ainsi que son roman sentimental, Dominique, et un ouvrage classique de critique d'art, Les Maîtres d'autrefois, ont établi sa réputation d'homme de lettres.
En 1869, il était l'invité officiel à l'inauguration du canal de Suez, où il profita de l'occasion pour discuter avec Narcisse Berchöre de la difficulté de rendre la beauté des paysages, comme le coucher du soleil sur les pyramides. Ce voyage en Égypte donna naissance à certaines de ses plus belles toiles, bien que relativement peu connues.
Bien que toujours insatisfait de son travail, Fromentin jouissait d'une grande popularité auprès des collectionneurs américains et français. La demande pour ses tableaux était telle qu'il en réalisait souvent des répliques ; son œuvre la plus célèbre, La Chasse au faucon (Salon de 1873, Musée du Louvre, Paris), fut par exemple reproduite au crayon, à l'aquarelle et à l'huile. Bien qu'il n'ait jamais eu d'atelier d'enseignement, il prodigua conseils et encouragea de jeunes artistes, parmi lesquels Fernand Cormon, Henri Gervex, Ferdinand Humbert et Léon Lhermitte. D'autres peintres, Adolf Schreyer, Georges Washington, Victor Huguet et, plus tard, Henri Rousseau, allaient perpétuer sa tradition des groupes de chevaux dans de vastes espaces ouverts.
Dimensions totales cms 54x29x5
Le peintre orientaliste français Eugène Fromentin naquit à La Rochelle en 1820. Issu d'une famille bourgeoise provinciale d'avocats et de juges, il s'installa à Paris en 1839.
Il y obtint une licence de droit tout en continuant de s'intéresser à la littérature, la poésie, l'histoire, la nature et l'art. Trouvant le travail d'avocat insupportable, Fromentin décida de se consacrer sérieusement à la peinture. Bien qu'il fût d'abord influencé par son maître, le paysagiste Nicolas-Louis Cabat, les artistes qu'il admirait le plus étaient Delacroix, Decamps et Marilhat. Ils éveillèrent son intérêt pour le monde oriental, notamment la participation de Marilhat au Salon de 1844.
Fromentin fit son premier voyage en Algérie en 1846, un court séjour d'Alger à Blidah, où se côtoyaient jasmins, roses, oliviers et orangeraies. Étonné de constater que l'Algérie était bien différente de l'Orient dépeint par ses prédécesseurs, il comprit rapidement qu'il pouvait la peindre d'une manière inédite. Il revint en septembre 1847 pour huit mois, se rendant cette fois à Constantine et Biskra, aux portes du Sahara. Il y fit un troisième séjour en 1852 avec sa nouvelle épouse, passant près d'un an à Mustapha et Blidah, avant de poursuivre seul son voyage vers le sud, jusqu'à Laghouat.
Ce dernier séjour resta gravé dans sa mémoire. Il rapporta une multitude d'études peintes et dessinées, dont beaucoup furent vendues aux enchères lors de la vente de son atelier ; c'est de cette dernière que provient notre tableau. Il constata que la lumière intense du Sahel verdoyant et nuageux, et même celle du Sahara aride et rigoureux, n'était pas aveuglante mais donnait à tout une teinte grise. Quant à l'ombre, elle était transparente, limpide et colorée, et non obscure et noire comme on la représentait généralement.
En 1856, ses importantes découvertes, accompagnées de ses notes de voyage illustrées, furent publiées sous le titre « Un Été dans le Sahara », suivi deux ans plus tard par « Une Année dans le Sahel ». Ces œuvres, ainsi que son roman sentimental, Dominique, et un ouvrage classique de critique d'art, Les Maîtres d'autrefois, ont établi sa réputation d'homme de lettres.
En 1869, il était l'invité officiel à l'inauguration du canal de Suez, où il profita de l'occasion pour discuter avec Narcisse Berchöre de la difficulté de rendre la beauté des paysages, comme le coucher du soleil sur les pyramides. Ce voyage en Égypte donna naissance à certaines de ses plus belles toiles, bien que relativement peu connues.
Bien que toujours insatisfait de son travail, Fromentin jouissait d'une grande popularité auprès des collectionneurs américains et français. La demande pour ses tableaux était telle qu'il en réalisait souvent des répliques ; son œuvre la plus célèbre, La Chasse au faucon (Salon de 1873, Musée du Louvre, Paris), fut par exemple reproduite au crayon, à l'aquarelle et à l'huile. Bien qu'il n'ait jamais eu d'atelier d'enseignement, il prodigua conseils et encouragea de jeunes artistes, parmi lesquels Fernand Cormon, Henri Gervex, Ferdinand Humbert et Léon Lhermitte. D'autres peintres, Adolf Schreyer, Georges Washington, Victor Huguet et, plus tard, Henri Rousseau, allaient perpétuer sa tradition des groupes de chevaux dans de vastes espaces ouverts.
2 150 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Orientaliste
Etat : Etat d'usage
Matière : Huile sur toile
Longueur : cm 41
Hauteur : cm 16
Référence (ID) : 1812412
Disponibilité : En stock
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