Ath 1782, cafetière « à l’ananas « , Louis François Delwarde, argent massif cadeau de mariage
Ath 1782, cafetière « à l’ananas « , Louis François Delwarde, argent massif cadeau de mariage -photo-2
Ath 1782, cafetière « à l’ananas « , Louis François Delwarde, argent massif cadeau de mariage -photo-3
Ath 1782, cafetière « à l’ananas « , Louis François Delwarde, argent massif cadeau de mariage -photo-4
Ath 1782, cafetière « à l’ananas « , Louis François Delwarde, argent massif cadeau de mariage -photo-1
Ath 1782, cafetière « à l’ananas « , Louis François Delwarde, argent massif cadeau de mariage -photo-2
Ath 1782, cafetière « à l’ananas « , Louis François Delwarde, argent massif cadeau de mariage -photo-3
Ath 1782, cafetière « à l’ananas « , Louis François Delwarde, argent massif cadeau de mariage -photo-4
Ath 1782, cafetière « à l’ananas « , Louis François Delwarde, argent massif cadeau de mariage -photo-5
Ath 1782, cafetière « à l’ananas « , Louis François Delwarde, argent massif cadeau de mariage -photo-6
Ath 1782, cafetière « à l’ananas « , Louis François Delwarde, argent massif cadeau de mariage -photo-7
Ath 1782, cafetière « à l’ananas « , Louis François Delwarde, argent massif cadeau de mariage -photo-8

Ath 1782, cafetière « à l’ananas « , Louis François Delwarde, argent massif cadeau de mariage

Artiste : Louis François Delwarde (1717-1783)

Exceptionnelle et imposante cafetière tripode en argent massif, exécutée à Ath en 1782 par le maître orfèvre Louis François Delwarde, l’un des représentants de l’orfèvrerie athoise de la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Avec ses 35 cm de hauteur, cette cafetière se distingue non seulement par ses proportions particulièrement importantes, mais surtout par l’extraordinaire abondance et la qualité de son décor, entièrement conçu dans le vocabulaire néoclassique du règne de Louis XVI.

La panse, au profil élégant et puissant, repose sur trois pieds mouvementés. Elle est rythmée de frises de feuilles, de rais-de-cœur, d’entrelacs et de motifs végétaux finement ciselés. De grands nœuds de ruban suspendent sur chacune des faces un médaillon ovale travaillé sur fond amati. L’un renferme un trophée pastoral, tandis que l’autre développe une iconographie manifestement consacrée à l’amour et à l’union : arc, carquois et flèches de Cupidon, deux colombes se becquetant tendrement et un nid garni de quelques œufs. L’ensemble est suspendu à un ruban noué, comme une petite composition emblématique.

Cette accumulation de symboles amoureux — colombes unies, nid, œufs et attributs de Cupidon — permet raisonnablement de penser que la cafetière pourrait avoir été commandée à l’occasion d’un mariage.

Le couvercle à gradins, lui-même richement repoussé et ciselé, est surmonté d’un détail particulièrement séduisant : un grand ananas sculpté dans un bois clair et teinté de vert, vraisemblablement à l’aide d’un pigment à base d´oxyde de cuivre, servant de fretel. La cafetière conserve également son manche en noyer d’origine, fait particulièrement appréciable pour une pièce de cette époque.

L’ananas n’est nullement un ornement anodin en 1782. Au XVIIIe siècle, ce fruit exotique est l’un des symboles les plus éclatants du luxe et du raffinement. Si des fruits arrivent des colonies, les cours européennes et les grandes maisons aristocratiques rivalisent également pour réussir leur culture dans de coûteuses serres chaudes spécialement aménagées, ou « ananasseries » , on peut même parler d'une véritable "ananamania" en cette fin de XVIIIe siècle.
SalutIl faut plusieurs années de soins et beaucoup de combustible pour obtenir un seul fruit. À Versailles, Louis XV fait ainsi cultiver des ananas et même du café dans les serres chaudes de Trianon. L’ananas devient dès lors autant un signe de richesse qu’une délicatesse réservée à une infime élite, et son image envahit au cours du siècle l’architecture, les textiles et les arts décoratifs.

Sa présence comme fretel prend donc ici tout son sens : elle couronne littéralement une cafetière destinée à un produit lui-même exotique et précieux, et ajoute au langage amoureux du décor un puissant symbole de prestige, d’abondance et d’hospitalité.

La comparaison avec les œuvres publiées par Jean Dugnoille et Ernest Overlau dans Orfèvrerie civile athoise est particulièrement intéressante. Les auteurs reproduisent quatre cafetières de Louis François Delwarde suivant, avec certaines variantes, le même type général. Aucune cependant ne présente, à notre connaissance, cette spectaculaire prise en forme d’ananas. Le motif de l’ananas est en revanche bien attesté sur d’autres cafetières et chocolatières de l’orfèvrerie athoise du XVIIIe siècle.

Louis François Delwarde, né en 1717, fils de Thomas Delwarde, est documenté comme orfèvre à Ath au milieu et dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il épouse en 1754 Marie-Thérèse Carlier. Dugnoille et Overlau situent son activité documentée entre 1752 et 1782 et reproduisent son poinçon de maître : un D majuscule couronné, que porte également la présente cafetière.

Par sa taille inhabituelle, la conservation de son manche et de son fretel en bois, la profusion de son décor et surtout son remarquable programme iconographique consacré à l’amour, cette cafetière constitue un exemple particulièrement important de l’orfèvrerie civile athoise à la fin de l’Ancien Régime.

Référence : Jean Dugnoille et Ernest Overlau, Orfèvrerie civile athoise, Cercle royal d’Histoire et d’Archéologie d’Ath et de la région, Ath, 2006.


4 250 €

Epoque : 18ème siècle

Style : Louis XVI - Directoire

Etat : Très bon état

Matière : Argent massif

Hauteur : 35 cm

Référence (ID) : 1810784

Disponibilité : En stock

Imprimer fiche

Essene-kerkplein 5b
Affligem 1790, Belgique

+32 475443619

Suivre l'antiquaire

CONTACTER

Recevez notre newsletter

facebook
instagram

Ian Panné
Ath 1782, cafetière « à l’ananas « , Louis François Delwarde, argent massif cadeau de mariage
1810784-main-6a88b99b8e789.jpg

+32 475443619



Un message de confirmation vous sera envoyé par info@proantic.com.
Vérifiez votre messagerie, y compris le "courrrier Indésirable".