Dominique Louis PAPETY(1815-1849) Marseille"Jeune Romaine" Aquarelle Signée Datée 1830; 28x19cm
Né à Marseille, rue Longue des Capucins, où son père exerce la profession de savonnier, il apprend le dessin avec Augustin Aubert (1781-1857) et intègre, en 1835, l'atelier de Léon Cogniet à l'École des beaux-arts de Paris[Note 2]. En 1836, il monte en loge et obtient le premier grand prix de Rome, le thème étant un sujet biblique sur Moïse frappant le rocher pour faire jaillir une source.
Il part pour la villa Médicis à Rome où il séjourne de 1837 à 1842. Il subit l'influence d'Ingres qui admire beaucoup son élève et dira de lui « Ce ne fut jamais un élève, c'était un maître dès qu'il toucha un pinceau[1] ». Il fait la connaissance de François Sabatier, grand amateur d'antiquités, avec lequel il se lie d'amitié et qu'il accompagne en Grèce entre avril et août 1846. Il visite les vingt-trois monastères du mont Athos. Il rapporte de ce voyage des centaines de dessins, et publie en 1847 un rapport de ce voyage dans la Revue des deux Mondes intitulé Les peintures byzantines et les couvents de l'Athos[2]. Il est influencé par les idées de Charles Fourier, et c'est à partir de ses théories qu'il peint son tableau le plus célèbre : Le Rêve du Bonheur, très grand tableau de 366 × 632 cm appartenant au musée Antoine-Vivenel de Compiègne, mais exposé au musée d'Orsay[3]. Il fait un second voyage en Grèce, en août 1847, à la suite du couronnement du roi de Grèce Othon 1er, et en rapporte une documentation qui sert entre autres pour la décoration du Panthéon de Paris. De ce voyage comme du précédent, il rapporte une somme considérable de documentation, enrichissant la connaissance des costumes, paysages, monuments et coutumes locales, annotant ses dessins de remarques, ce qui en fait un journaliste, un véritable ethnologue et un documentaliste pour les sites archéologiques. Sur proposition du duc de Montpensier, il est invité pour représenter la cour et la famille royale dans une scène, commémorant un événement récent : la visite des monuments d'Athènes le 12 septembre 1845.
Il rentre à Marseille, malade du choléra contracté en Morée. Au cours d'un séjour en Camargue, ses accès de fièvre redoublent. Il vient mourir à Marseille en 1849, au sein de sa famille. Le choléra qui désolait la région empêche les artistes de faire une imposante manifestation à ses funérailles.
Epoque : 19ème siècle
Style : Autre style
Etat : Etat d'usage
Matière : Papier
Largeur : 19
Hauteur : 28
Référence (ID) : 1809454
Disponibilité : En stock






























