Tapis Karabag. Arménie. Circa 1880. 202 x 111 cm
Ceux qui nous suivent, ou ceux qui découvrent ponctuellement nos publications, connaissent toute l'attention que nous portons au descriptif de chaque pièce.
Je viens de poser ce tapis Karabakh devant moi et c'est avec beaucoup d'humilité, mais aussi une profonde émotion, que je m'apprête à le décrire. L'exercice est délicat car, à le contempler, on s'en oublierait presque.
Quelles couleurs !
Je suis comme un enfant devant la vitrine d'un confiseur. Tout ici est prodigieux : l'harmonie parfaite des teintes, l'équilibre de cette composition d'une force graphique exceptionnelle, ces motifs imbriqués qui s'organisent avec une évidence absolue sur toute la surface.
Je remarque l'absence volontaire d'un champ central. Pourquoi en aurait-il fallu un ? Toute la composition vit d'un seul souffle, sans rupture, comme une véritable peinture.
J'ai employé le mot graphique. Il n'existait sans doute pas dans son sens actuel à la fin du XIXᵉ siècle... pourtant il s'impose naturellement tant cette création paraît étonnamment contemporaine.
En montrant ce tapis à un ami, professeur à l'École des Beaux-Arts et grand amateur de belles choses, celui-ci me fit cette remarque :
« Je ne suis pas certain que 10 % de mes élèves seraient capables de construire une harmonie de formes et de couleurs d'une telle justesse. »
Tout est dit.
Nous sommes ici face à l'excellence.
Tissé et noué traditionnellement laine sur laine, ce tapis caucasien présente un velours ras, caractéristique des plus belles productions anciennes. Sa palette repose exclusivement sur des teintures végétales, dont la fraîcheur, près d'un siècle et demi plus tard, demeure tout simplement remarquable.
Son état de conservation est proche du miracle, seules quelques très discrètes restaurations anciennes étant à signaler.
Karabakh, Caucase
Circa 1880
Dimensions : 202 × 111 cm
Laurent
Beauty of Kilims
Je viens de poser ce tapis Karabakh devant moi et c'est avec beaucoup d'humilité, mais aussi une profonde émotion, que je m'apprête à le décrire. L'exercice est délicat car, à le contempler, on s'en oublierait presque.
Quelles couleurs !
Je suis comme un enfant devant la vitrine d'un confiseur. Tout ici est prodigieux : l'harmonie parfaite des teintes, l'équilibre de cette composition d'une force graphique exceptionnelle, ces motifs imbriqués qui s'organisent avec une évidence absolue sur toute la surface.
Je remarque l'absence volontaire d'un champ central. Pourquoi en aurait-il fallu un ? Toute la composition vit d'un seul souffle, sans rupture, comme une véritable peinture.
J'ai employé le mot graphique. Il n'existait sans doute pas dans son sens actuel à la fin du XIXᵉ siècle... pourtant il s'impose naturellement tant cette création paraît étonnamment contemporaine.
En montrant ce tapis à un ami, professeur à l'École des Beaux-Arts et grand amateur de belles choses, celui-ci me fit cette remarque :
« Je ne suis pas certain que 10 % de mes élèves seraient capables de construire une harmonie de formes et de couleurs d'une telle justesse. »
Tout est dit.
Nous sommes ici face à l'excellence.
Tissé et noué traditionnellement laine sur laine, ce tapis caucasien présente un velours ras, caractéristique des plus belles productions anciennes. Sa palette repose exclusivement sur des teintures végétales, dont la fraîcheur, près d'un siècle et demi plus tard, demeure tout simplement remarquable.
Son état de conservation est proche du miracle, seules quelques très discrètes restaurations anciennes étant à signaler.
Karabakh, Caucase
Circa 1880
Dimensions : 202 × 111 cm
Laurent
Beauty of Kilims
1 800 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Orientaliste
Etat : Très bon état
Matière : Laine
Longueur : 202 cm
Largeur : 111 cm
Référence (ID) : 1805503
Disponibilité : En stock
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