Sabre de récompense offert par le Général MOREAU (1763-1813) en l'An IX.
La fusée de la garde est en ébène quadrillé. Le pommeau représente une tête de Lion. Sur une face, un des oreillons ovales qui s'encastre dans la partie supérieur du fourreau, représente un guerrier à l'antique.
Toutes les pièces de la Garde sont en laiton ou bronze doré.
La lame est en langue de carpe de longueur de 870 mm, dorée sur 45 mm dans sa partie haute de sur les deux faces Damas frisé jusqu'à la pointe, avec le chant marqué "Kligenthal"
Gravée sur une face de panoplies, de drapeaux, lances, haches et couronne de lauriers.
Sur l'autre face, panoplie de deux drapeaux croisés reliés par deux couronnes de lauriers entrelacés à une panoplie composé de une francisque et deux lances croisés superposées par un cartouche marqué : "Donné par le Général Moreau, An Neuf"
Le fourreau est d'une longueur de 900 mm avec deux garnitures en laiton doré séparées par une partie en cuir noir de 160 mm lequel présente sur une face, encastrés sur une hauteur d'eniron 150 mm des filigranes en cuivre de largeur 4 mm les uns au dessus des autres.
La garniture dorée supérieure de hauteur 160 mm est gravvée sur une face d'une coquille surmontée de feuillages (ou de flammes) sur l'autre face d'un bâton avec quatre ailes et quatre foudres indiquant que ce sabre a été offert à un Officier Supérieur.
La garniture inférieure de hauteur 625 mm est gravée de feuillages et d'écailles aux trois quarts sur les deux faces. Le caducée apparait sur une des faces.
Longueur totale avvec fourreau : 1050 mm
Carrière Militaire :
Le Premier Consul goûte peu ces manifestations d'indépendance et commence à s'en méfier.
Il se conduisait toujours très simplement, ne recevant que des anciens militaires.
Mis à la tête de l'armée française du Rhin pendant l'année 1800, avec à sa demande Charles Malenfant comme adjoint à l'État-major, il traverse le Rhin le 25 avril. Il commence par remporter début mai une victoire sur les Autrichiens de Kray à la bataille d'Engen. Dans le même temps, le général Lecourbe, son lieutenant, remporte un succès complet sur un corps autrichien à la bataille de Stockach. Deux jours après, Moreau livre une nouvelle bataille assez sanglante à Moëskirch et réussit encore à vaincre les Autrichiens de Kray. S'ensuit une série ininterrompue de succès pour l'armée française du Rhin. Moreau et Lecourbe réussissent notamment à forcer le passage du Danube après une nouvelle victoire à Höchstadt. Le général autrichien Kray signe alors un armistice à Parsdorf le 15 juillet. L'armée française du Rhin, sur sa lancée, s'établit en Bavière.
Quelques mois plus tard, l'armistice est rompu. L'armée autrichienne, commandée dorénavant par l'archiduc Jean, lance une offensive en direction de Moreau pour le refouler jusqu'au Rhin. Le général français prépare la riposte. Il évacue son quartier général de Haag, en avant de la forêt de Hohenlinden, à l'Est de Munich, et feint la retraite. Il installe son corps d'armée sur la lisère Nord de la forêt pour tendre une embuscade dans une large clairière qu'il a repérée
Le 3 décembre 1800, sous la neige, s'engage la bataille de Hohenlinden. Le commandant autrichien, trop confiant et les croyant en train de s'effondrer, fait manœuvrer son armée en direction des Français. Trois colonnes autrichiennes s'avancent par les seules routes existantes, dont une seule est empierrée. C'est alors que la contre-offensive française débute. Grouchy, Ney et Richepanse attaquent la colonne autrichienne du centre par le flanc, de front, et par les arrières. Les 48e, 57e, 76e et 46e demi-brigades chargent la baïonnette en avant et culbutent tout ce qu'elles rencontrent sur leur passage. Les bataillons autrichiens et bavarois sont culbutés les uns sur les autres, des milliers d'ennemis sont capturés en peu de temps, car la colonne autrichienne du centre est écrasée. Dans le même temps, Grenier et Decaen repoussent, quant à eux, les deux autres colonnes autrichiennes et leur font aussi bon nombre de prisonniers. La victoire des Français est décisive et donc stratégique. Les généraux français Richepanse et Lecourbe se mettent immédiatement à la poursuite des Autrichiens, occasionnant encore de nombreux prisonniers.
Vienne, capitale de l'empire d'Autriche est bientôt menacée. Les Autrichiens capitulent et demandent la paix. C'est la fin de la guerre et les Français de Moreau l'ont terminée victorieusement. C'est aussi la dernière bataille des guerres de la Révolution française. C'est le traité de Lunéville qui confirme quelque temps après la défaite de l'Autriche.
Moreau revient ensuite en France pour jouir de la fortune obtenue pendant ses campagnes, bien qu'il n'ait jamais rien pris de biens étrangers pour son compte. Il devient propriétaire d'un hôtel rue d'Anjou (actuelle 20 rue de la Chaussée-d'Antin) à Paris, auquel il donne son nom, et l'occupe de 1799 à 1801[21],[22].
Il aménage l'hôtel d'Anjou et achète aussi pour 200 000 francs en 1801 à Paul Barras, qui s'exile en Belgique, le château de Grosbois dans le Val-de-Marne , où il va souvent pour chasser[23] ; Grosbois étant situé à une vingtaine de kilomètres de son domicile parisien.
Sa femme rassemble les opposants à la montée du pouvoir de Bonaparte. Moreau se retrouve impliqué dans la conjuration de 1804, contre le Consul à vie, menée par Cadoudal et Pichegru. Moreau est arrêté le 16 février 1804 (26 pluviose an XII)[24]. Paris devenant une souricière, sont arrêtés Pichegru, Cadoudal et d'autres conspirateurs[25].
Le 6 avril, Pichegru est retrouvé étranglé dans sa prison. Cadoudal est condamné à mort. Moreau est d'abord déclaré innocent par ses juges, puis est condamné à deux ans de prison après une seconde délibération exigée par Bonaparte, peine qui mécontente tout le monde, y compris Bonaparte qui réclamait sa tête. Quand il prend connaissance du verdict, Bonaparte laisse sans retenue éclater sa colère et s'écrie : « Ils me l'ont condamné comme un voleur de mouchoir ! »[17]. Bonaparte, devenu depuis le 18 mai Napoléon 1er empereur, heureux d'être débarrassé d'un opposant, commue la peine en bannissement et fait rayer Moreau des cadres de l'armée le 6 juillet 1804.
Les débats ouverts le 8 prairial an XII furent clos le 21 (soit du 28 mai au 10 juin 1804)[
Epoque : 19ème siècle
Style : Empire - Consulat
Etat : Parfait état
Matière : Autre
Longueur : 1050 mm
Référence (ID) : 1803827
Disponibilité : En stock






































