Buste en bronze de l'empereur CARRACALLA, piédouche Jaune de Sienne, 19e siècle, Grand Tour
Un beau buste en bronze à la patine brune représentant l’empereur romain Caracalla, drapé d’un paludamentum noué sur son épaule droite, laissant apparaître le plastron d’une cuirasse. Le visage, vigoureux et sévère, avec des cheveux courts finement bouclés et une barbe, reflète les traits caractéristiques des portraits impériaux de la fin de l’Empire romain. Le buste repose sur un piédouche en marbre jaune de Sienne. Le bronze est creux et présente une légère usure de la patine.
Dimensions : H 30 cm – L 21 cm – diamètre de la base 10 cm
Œuvre inspirée de l’Antiquité, réalisée par un sculpteur et fondeur de bronze du XIXe siècle.
Lit : le portrait de Caracalla, avec son front bas et sillonné, son regard perçant tourné vers le côté et sa barbe courte, est l’un des types les plus fréquemment reproduits dans la statuaire impériale romaine, popularisé notamment par le célèbre buste conservé au Musée archéologique national de Naples. Les fondeurs de bronze du XIXe siècle s’inspiraient largement de ce répertoire antique pour proposer à leurs clients des bustes d’empereurs romains, trouvant un équilibre entre la précision archéologique et les goûts décoratifs de l’époque.
Contexte : Marcus Aurelius Antoninus, surnommé Caracalla, est né à Lugdunum (Lyon) en 188 apr. J.-C. Fils aîné de l’empereur Septime Sévère et de Julia Domna, il reçut le titre de César dès son plus jeune âge, avant de devenir co-empereur avec son père en 198. Son surnom, Caracalla, provient d’une longue tunique gauloise à capuche qu’il affectionnait et qu’il popularisa à Rome.
À la mort de Septime Sévère en 211, Caracalla partagea le pouvoir avec son frère cadet Geta, conformément aux souhaits de leur père. Mais la rivalité de longue date entre les deux frères se transforma rapidement en conflit ouvert. À la fin de l’année 211, Caracalla fit assassiner Geta dans les bras de leur mère, puis ordonna une damnatio memoriae impitoyable, faisant effacer le nom et l’effigie de son frère de tous les monuments publics à travers l’Empire.
Devenu l’unique souverain de Rome, Caracalla régna en autocrate, s’appuyant avant tout sur l’armée, dont il augmenta considérablement la solde. Son règne fut marqué avant tout par une mesure d’une grande portée juridique : l’édit de Caracalla (Constitutio Antoniniana), promulgué en 212, qui accordait la citoyenneté romaine à pratiquement tous les hommes libres de l’Empire – un privilège auparavant réservé à une minorité. Cette mesure, dont les motivations font encore l’objet de débats – allant de la générosité politique à la volonté d’élargir l’assiette fiscale –, a entraîné une transformation durable de la structure sociale et administrative du monde romain.
Sur le plan architectural, Caracalla a légué à Rome l’un des monuments les plus impressionnants de l’Antiquité : les thermes de Caracalla, vastes complexes thermaux inaugurés vers 216, capables d’accueillir plusieurs milliers de baigneurs et ornés de mosaïques, de statues et de marbres somptueux, dont on peut encore visiter aujourd’hui les vestiges impressionnants.
Le règne de Caracalla fut également marqué par la brutalité et l’instabilité : des répressions sanglantes, notamment le massacre des habitants d’Alexandrie en 215 en représailles à des railleries à son encontre, et une politique étrangère agressive tournée vers l’Orient, où il rêvait d’égaler les conquêtes d’Alexandre le Grand.
C’est au cours d’une campagne militaire contre les Parthes que Caracalla trouva la mort, assassiné le 8 avril 217 près d’Édesse (en Turquie actuelle) par l’un de ses propres gardes, Justin Martialis, à l’instigation du préfet du prétoire Macrin, qui lui succéda immédiatement sur le trône impérial.
La postérité a conservé une image contrastée de Caracalla : celle d’un souverain cruel et impulsif, mais aussi celle d’un empereur dont l’édit de 212 a profondément marqué l’histoire du droit romain, et dont le visage énergique, immortalisé dans la statuaire antique, reste l’un des portraits impériaux les plus reconnaissables de l’art romain.
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Epoque : 19ème siècle
Style : Rome et Grèce Antique
Etat : Bon état
Matière : Bronze
Diamètre : 10cm
Hauteur : 30cm
Référence (ID) : 1799702
Disponibilité : En stock

































