XVIIe siècle, Christ avec deux anges au tombeau
XVIIe siècle
Christ avec deux anges au tombeau
Huile sur cuivre, cm 31 x 20 - avec cadre, cm 36 x 26
Au centre de la composition se trouve la figure du Christ, debout et légèrement reclinée, caractérisée par un visage diaphane qui émerge avec vigueur du fond sombre et profond. Jésus est accompagné de deux anges aux vêtements colorés, qui l’assistent avec des gestes chargés d’une tendresse douloureuse, en soutenant le lourd manteau sombre qui retombe sur ses épaules. La scène se déroule près du sépulcre, élément qui, avec la présence des figures angéliques, renvoie directement à la typologie du Christ mort soutenu par les anges, thème cher à la peinture contre-formatrice et baroque. Cependant, l’auteur de cette pièce introduit une variante iconographique de grand intérêt : contrairement aux modèles célèbres, comme ceux de Véronèse conservés au Museum of Fine Arts de Boston ou la version de Camillo Procaccini, où le corps du Christ est abandonné dans le sommeil de la mort et privé de vie propre, ici le Sauveur apparaît vivant, conscient et en position debout. Ce choix de composition génère une ambiguïté sémantique voulue, qui fusionne le moment de la Passion avec celui de la Résurrection imminente, en insérant sur l’encadrement du regretté ensemble des éléments issus de la tradition de l’Ecce Homo. Les détails sont sans équivoque : les mains de Jésus sont étroitement liées aux poignets par une corde, la tête est entourée d’épines et le manteau qui l’enveloppe rappelle la pourpre royale de la dérision. On perçoit ici l’écho des célèbres interprétations du Caravaggio, en particulier celles du Palazzo Bianco à Gênes et du musée du Prado, où la dignité de la douleur s’exprime à travers la tension des membres et le regard abaissé. L’artiste du XVIIe siècle réussit donc à condenser toute la parabole du sacrifice chrétien en un seul photogramme, transformant le cuivre en une scène où le Vir Dolorum et le Christ vainqueur de la mort coexistent. La composition picturale, typique du goût du XVIIe siècle, joue sur des contrastes lumineux vibrants, où la lumière semble émaner directement de la chair meurtrie du Christ, guidant l’œil de l’observateur vers les signes du martyre, ennoblis par un coup de pinceau sage qui restitue la douceur aux tissus et l’intensité émotionnelle aux visages angéliques. L’œuvre se présente ainsi non seulement comme un objet de culte privé, mais comme une réflexion théologique visuelle sur la nature humaine et divine du Rédempteur.
Christ avec deux anges au tombeau
Huile sur cuivre, cm 31 x 20 - avec cadre, cm 36 x 26
Au centre de la composition se trouve la figure du Christ, debout et légèrement reclinée, caractérisée par un visage diaphane qui émerge avec vigueur du fond sombre et profond. Jésus est accompagné de deux anges aux vêtements colorés, qui l’assistent avec des gestes chargés d’une tendresse douloureuse, en soutenant le lourd manteau sombre qui retombe sur ses épaules. La scène se déroule près du sépulcre, élément qui, avec la présence des figures angéliques, renvoie directement à la typologie du Christ mort soutenu par les anges, thème cher à la peinture contre-formatrice et baroque. Cependant, l’auteur de cette pièce introduit une variante iconographique de grand intérêt : contrairement aux modèles célèbres, comme ceux de Véronèse conservés au Museum of Fine Arts de Boston ou la version de Camillo Procaccini, où le corps du Christ est abandonné dans le sommeil de la mort et privé de vie propre, ici le Sauveur apparaît vivant, conscient et en position debout. Ce choix de composition génère une ambiguïté sémantique voulue, qui fusionne le moment de la Passion avec celui de la Résurrection imminente, en insérant sur l’encadrement du regretté ensemble des éléments issus de la tradition de l’Ecce Homo. Les détails sont sans équivoque : les mains de Jésus sont étroitement liées aux poignets par une corde, la tête est entourée d’épines et le manteau qui l’enveloppe rappelle la pourpre royale de la dérision. On perçoit ici l’écho des célèbres interprétations du Caravaggio, en particulier celles du Palazzo Bianco à Gênes et du musée du Prado, où la dignité de la douleur s’exprime à travers la tension des membres et le regard abaissé. L’artiste du XVIIe siècle réussit donc à condenser toute la parabole du sacrifice chrétien en un seul photogramme, transformant le cuivre en une scène où le Vir Dolorum et le Christ vainqueur de la mort coexistent. La composition picturale, typique du goût du XVIIe siècle, joue sur des contrastes lumineux vibrants, où la lumière semble émaner directement de la chair meurtrie du Christ, guidant l’œil de l’observateur vers les signes du martyre, ennoblis par un coup de pinceau sage qui restitue la douceur aux tissus et l’intensité émotionnelle aux visages angéliques. L’œuvre se présente ainsi non seulement comme un objet de culte privé, mais comme une réflexion théologique visuelle sur la nature humaine et divine du Rédempteur.
3 400 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état
Matière : Huile sur cuivre
Largeur : 20
Hauteur : 31
Référence (ID) : 1792075
Disponibilité : En stock
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