Autoportrait De Jean-Baptiste Paulin-Guérin, Atelier De L’Artiste, Vers 1820
Huile sur toile, toile d'origine et cadre de la même époque.
Très bon état,
Cadre 68x58 cm et 55,5x 45,5 sans cadre.
Portrait de l'artiste, huile sur toile de la maison Lemaréchal, à Paris. Au dos, marque à l'encre noire, ovale, du fournisseur de la toile : Lemaréchal, rue de la Monnaie, n°23, à Paris (circa 1835)
oeuvre en rapport :
- Jean-Baptiste Paulin-Guérin (1783 Toulon-Paris 1855), autoportrait, huile sur toile, 55,5 x 45,5 cm. - Collection privée, localisation actuelle inconnue depuis la vente Sotheby's Londres, 3 juillet 2013, lot 47, vendu 156 760 € (134 500 £).
Nous reprenons ici les recherches de Monsieur Pierre Antoine Martenet, expert à Paris, qui a bien voulu nous les transmettre:
"Un portrait ! Quoi de plus simple et de plus compliqué, de plus évident et de plus profond?
Charles Baudelaire, Salon de 1859.
Notre tableau est la seule copie contemporaine connue du chef-d'œuvre que Paulin-Guérin réalisa vers 1820. La pose frontale, le regard envoûtant, le visage d'un grand naturalisme, le saisissant travail de la lumière concourent à en faire une de ses œuvresles plus pénétrantes. Le col blanc éclatant de sa chemise ressort sur le revers de sa veste en velours noir, projetant un reflet tamisé sur la ligne de sa mâchoire. Par l'observation de ses traits et par la finesse de son exécution, c'est un portrait très attachant, à la fois véridique et explicite, sincère et tout à fait saisissant. Loué pour son génie tant par Jean-Auguste-Dominique Ingres que par Théodore Géricault, Paulin Guérin est l'un des peintres les plus mystérieux du début du XIXe siècle. Fils d'un serrurier, il a commencé sa vie dans la pauvreté, peignant de nombreux autoportraits car il n'avait pas les moyens de s'offrir des modèles. Il a exposé pour la première fois au Salon en 1810, ne présentant que des portraits, tandis que sa première composition, Caïn après la mort d'Abel, pour laquelle il a reçu les éloges de la critique et qui a été acquise par le gouvernement, a été exposée en 1812 (Toulon, Musée de Toulon). Guérin fut le peintre officiel de la famille royale sous les règnes de Louis XVIII et de Charles X, et il resta fidèle aux Bourbons après 1830. Son style de jeunesse s'inscrit dans la tradition du XVIIIe siècle de Jean-Baptiste Greuze et, en effet, de certains des grands portraitistes anglais, bien qu'il parvienne, tant dans ses portraits que dans ses compositions, à affirmer une personnalité néoclassique qui lui est propre, principalement grâce à son utilisation singulière de la couleur, de la lumière et d'une forme très particulière de sfumato qui, bien sûr, distingue également les peintures de ses contemporains romantiques Pierre-Paul Prud'hon et Anne-Louis Girodet. Il y a cependant quelque chose de plus dans les portraits de Guérin, principalement dans la combinaison de son extraordinaire compréhension de la lumière et d'une intense interprétation psychologique de ses modèles, qui semble préfigurer les grands portraits de la génération suivante, tels que ceux de Gustave Courbet, et en particulier son propre autoportrait de 1841, L'Homme désespéré. En se basant sur une comparaison avec l'autoportrait de Guérin daté de 1804 conservé au Musée de Toulon, peint le jour de son vingt-et-unième anniversaire, on peut estimer que le présent autoportrait a été réalisé vers 1815-1820. Bien que similaire dans sa conception, avec un visage obsédant émergeant d'un fond sombre, dans cet exemple plus tardif, Guérin apparaît de face et, surtout, beaucoup plus prospère et sûr de lui. En 1804, il n'était à Paris que depuis dix-huit mois, enlisé dans la pauvreté, au bord du désespoir, et ce n'est que l'année suivante qu'il trouva un emploi, d'abord dans l'atelier de Gérard, puis comme apprenti chez Vincent. À la mort de Napoléon, dix ans plus tard, il était cependant bien établi et, qui plus est, un membre important de la société parisienne. En 1819, il peignit le portrait de la duchesse de Berry, qui remporta un succès particulier, lui assurant une longue série de commandes de portraits de personnalités importantes pour les années à venir. Le présent autoportrait semble dater d'une période similaire à celle du portrait de la duchesse de Berry ".
Epoque : 19ème siècle
Style : Louis Philippe-Restauration-Charles X
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Longueur : 68
Largeur : 58
Référence (ID) : 1783622
Disponibilité : En stock





































