Gustave-Henri COLIN (1828-1910) Phare de Biartiz au Clair de Lune, Huile sur panneau, Signé
Arras 1828 - Paris 1910
Le Phare à Biarritz au Clair de lune
1895
Huile sur panneau d'acajou, signée en bas à droite, située et datée au revers
Au revrers deux étiquettes de collection des Comtes Armand et Arnauld Doria
27 × 35 cm
Très bon état
Provenance:
- Collection du Comte Armand Doria (1824-1896), n° 234
- Collection du Comte Arnauld Doria, n° 533
- Collection privée, par descendance
Gustave Henri Colin, né à Arras en 1828 et mort à Paris en 1910, occupe une place singulière dans l'histoire de la peinture française de la seconde moitié du XIXᵉ siècle. Formé dans les ateliers d'Ary Scheffer, Thomas Couture et Camille Corot dont il garde une très forte influence, il débute au Salon de 1857 et s'affranchit rapidement de l'académisme pour explorer une peinture de plein air attentive aux effets de lumière naturelle.
Colin compte parmi les pionniers du mouvement impressionniste : il participe au premier Salon des Refusés enn 1863 et à la première exposition impressionniste de 1874, aux côtés de Monet, Renoir, Degas et Pissarro, affirmant ainsi son engagement en faveur d'une modernité picturale fondée sur l'observation directe et la spontanéité du geste. Son œuvre témoigne d'une sensibilité précoce aux recherches chromatiques et atmosphériques qui définiront le courant.
Dès les années 1860, Gustave Colin séjourne régulièrement à Biarritz et Saint-Jean de Luz et dans l'arrière-pays basque, dont il devient l'un des interprètes les plus fidèles. Fasciné par la côte atlantique, ses ciels changeants et la vie locale, il consacre une part majeure de sa production aux paysages, scènes de genre et portraits de cette région. Son attachement au Pays basque lui vaut d'être considéré comme le « peintre de Biarritz », et plusieurs de ses toiles figurent aujourd'hui dans les collections du Musée Basque de Bayonne.
Notre panneau, daté de 1895 révèle la maîtrise de Colin dans le traitement des effets atmosphériques. La lune, voilée par une trouée de nuages, diffuse une lumière blanche et froide qui se reflète sur la surface de l'eau en touches argentées. La palette, réduite à des gris bleutés, des noirs profonds et des blancs nacrés, confère à la scène une atmosphère de calme suspendu.
La composition, d'une grande simplicité, rappelle les marines crépusculaires d'Eugène Boudin – notamment ses études de ciels au-dessus de Trouville ou de la côte normande. Comme chez Boudin, l'essentiel réside dans la captation d'un instant fugace : la percée de la lumière à travers la masse nuageuse, le miroitement de l'eau, l'immensité silencieuse de la mer nocturne.
Le format modeste et le support en acajou suggèrent une œuvre saisie sur le motif, ou peinte dans la fraîcheur immédiate du souvenir – une spontanéité tout a fait remarquable.
Epoque : 19ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur bois
Longueur : 27
Largeur : 35
Référence (ID) : 1781906
Disponibilité : En stock




































