Hubert Malfait ( Astene 1898 – 1971 Sint-Martens-Latem ) - 'Fruits exotiques et pipe de fumeur'
Hubert Malfait
Astene 1898 – 1971 Sint-Martens-Latem
Peintre belge
Signature : signé en haut à droite « H. Malfait »
Technique : huile sur toile
Dimensions : toile : 65 x 80 cm ; cadre : 78,5 x 94 cm
Biographie : Hubert Malfait est un peintre belge appartenant à la troisième École de Laethem-Saint-Martin. Il naît en 1898 à Astene, en Belgique, fils de Jules Malfait, secrétaire communal de la localité.
Ayant grandi dans l’entourage de personnalités artistiques influentes telles qu’Emile Claus, Valerius De Saedeleer et Albijn Van den Abeele, amis de son père, il développe très tôt une affinité pour l’art. Durant les années de guerre, il étudie à l’Académie royale des Beaux-Arts de Gand aux côtés de Jules De Sutter.
Un tournant décisif dans sa carrière survient en 1924 lors de l’exposition Laethemsche Kunstenaarskolonie, où il rencontre les critiques André De Ridder, Paul-Gustave Van Hecke et Georges Marlier. Cette rencontre lui permet de s’intégrer pleinement au groupe expressionniste d’avant-garde réuni autour de Gustave De Smet, Frits Van den Berghe et Constant Permeke. Les galeries progressistes bruxelloises le soutiennent activement et le considèrent comme le porte-drapeau d’une nouvelle génération d’expressionnistes.
Malgré les difficultés économiques et la faillite du Centaure, son principal soutien, en 1932, Malfait continue à jouer un rôle important dans la scène artistique bruxelloise. Emmanuel de Bom prend sa défense et affirme la vitalité de l’expressionnisme. En 1934, l’artiste revient sur le devant de la scène avec une exposition à la Galerie Louis Manteau.
Dans les années 1930, Malfait est également une figure marquante de la vie artistique gantoise, exposant notamment chez Ars puis à la Galerie Vyncke-Van Eyck. Si la crise économique et la disparition du Centaure affectent sa carrière, son exposition à la Galerie Louis Manteau en 1934 marque un nouveau départ.
Les années de guerre constituent une nouvelle étape dans son parcours. En 1944, il présente d’importantes expositions personnelles : ses peintures à la Galerie Brueghel et ses dessins à la Galerie Apollo. Peu avant son décès en 1971, le Musée des Beaux-Arts d’Ostende lui consacre une vaste rétrospective.
L’évolution artistique de Malfait le voit passer de l’impressionnisme à l’expressionnisme, sous l’influence notamment d’Eugène Laermans et de Jakob Smits. Sa période expressionniste classique débute en 1923 et se caractérise par des figures archétypales intégrées à des scènes villageoises, marquées par l’influence du post-cubisme français.
Au cours des années 1930, son œuvre devient plus abstraite et plus libre, inspirée par le fauvisme. Après 1935, son travail reflète un humanisme renouvelé, mettant l’accent sur l’empathie, en particulier envers les enfants. Ses voyages en Bretagne, dans le sud de la France et aux Pays-Bas enrichissent considérablement sa palette chromatique.
Dans les dernières années de sa carrière, Malfait aborde des thèmes tels que le nu, le travail des champs et les motifs équestres. Son art devient plus synthétique et plus abstrait, adoptant une tonalité lyrique. Son parcours artistique, traversant de nombreux styles, a laissé un héritage remarquable célébrant l’expressionnisme, la recherche de la couleur et une profonde sensibilité à l’expérience humaine.
Hubert Malfait poursuit son évolution artistique jusqu’à sa mort à Sint-Martens-Latem en 1971, laissant derrière lui une contribution majeure à l’art moderne belge. Aujourd’hui, ses œuvres sont conservées dans de nombreuses collections privées et publiques.
Epoque : 20ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 94 cm
Hauteur : 78,5 cm
Profondeur : 6 cm
Référence (ID) : 1780447
Disponibilité : En stock






































