OBJET VENDU
Cadre d'époque Consulat à riche décor néoclassique dans le goût de Percier et Fontaine.
Élégant cadre d'époque Consulat en bois et stuc doré, réalisé vers 1800, remarquable par la richesse de son ornementation et la qualité de son exécution.
Par son vocabulaire décoratif particulièrement développé, ce cadre s'inscrit pleinement dans le grand mouvement de renouveau artistique qui marque les dernières années du XVIIIᵉ siècle et les débuts du XIXᵉ siècle. Il appartient à cette période de transition qui voit progressivement s'effacer les derniers souvenirs du style Louis XVI au profit d'un langage nouveau directement inspiré de l'Antiquité gréco-romaine. Son décor évoque immédiatement l'univers des architectes Charles Percier (1764-1838) et Pierre-François-Léonard Fontaine (1762-1853), figures majeures de la naissance du style Consulat puis du style Empire.
Après leur séjour à Rome, Percier et Fontaine contribuèrent à diffuser en France un vaste répertoire de formes et d'ornements empruntés à l'architecture antique, aux bas-reliefs romains, aux monuments redécouverts d'Herculanum et de Pompéi ainsi qu'aux grands recueils d'ornements publiés à la fin du XVIIIᵉ siècle. Comme le rappelle Jean-Pierre Samoyault dans son ouvrage de référence Mobilier français Consulat et Empire (Éditions Gourcuff Gradenigo), les créateurs de cette génération développent un vocabulaire fondé sur les lyres, palmettes, trophées, cygnes, putti, couronnes, rinceaux, feuilles d'acanthe, rosaces et autres motifs inspirés de l'Antiquité. Le présent cadre constitue une remarquable synthèse de cet univers décoratif.
L'ornementation s'organise selon un principe de symétrie rigoureux, caractéristique du goût néoclassique. Chacun des quatre côtés est centré par un important trophée sculpté composé d'une élégante lyre cannelée, attribut traditionnel d'Apollon et symbole des arts, de la poésie et de l'harmonie. Celle-ci est encadrée par deux cygnes adossés, autre référence au dieu des Arts, reposant sur une vasque godronnée inspirée des modèles antiques.
Au-dessus de cet ensemble s'élève une grande palmette rayonnante entourée de rameaux feuillagés, motif emblématique du répertoire antique remis à l'honneur à la fin du XVIIIᵉ siècle. Dans la partie inférieure, deux têtes de putti ailés supportent de riches corbeilles tressées débordant de fruits, évocation traditionnelle de la prospérité, de la fécondité et de l'abondance.
Les traverses sont ponctuées de médaillons figurant des heaumes ou casques héroïques à l'antique inscrits dans des couronnes de roses. Ce motif particulièrement raffiné associe l'idée de gloire et de vertu héroïque à un traitement décoratif délicat inspiré des camées et médaillons antiques très appréciés sous le Consulat.
Les angles développent quant à eux une composition particulièrement riche associant grandes palmettes, rosaces, rinceaux, feuilles d'acanthe stylisées, enroulements végétaux, feuilles de vigne et grappes de raisin. Leur dessin évoque davantage un fragment d'architecture intérieure ou de décor monumental qu'un simple ornement de cadre. Cette abondance décorative rappelle directement les recueils d'ornements publiés à la même époque par Percier et Fontaine ainsi que les planches reproduites et étudiées par Jean-Pierre Samoyault dans Mobilier français Consulat et Empire.
L'ouverture est encadrée d'une délicate frise continue de feuilles d'eau finement sculptées, autre motif hérité de l'architecture antique qui vient souligner avec élégance l'œuvre destinée à prendre place dans ce cadre.
Au-delà de sa fonction première, ce cadre constitue un véritable témoignage de l'esthétique du Consulat. Il illustre parfaitement ce moment où les artistes français, nourris des découvertes archéologiques et des voyages en Italie, élaborent un nouveau langage décoratif fondé sur l'étude de l'Antiquité mais adapté aux goûts modernes. La richesse exceptionnelle de son iconographie, associant arts, harmonie, prospérité, abondance et vertus héroïques, en fait un modèle particulièrement représentatif des recherches ornementales les plus ambitieuses de cette période.
Le cadre conserve sa dorure ancienne d'origine présentant une belle patine et un agréable brillant. On observe les usures et marques du temps normales pour une œuvre de plus de deux siècles, sans restauration notable ni manque significatif. Il est monté à clés au revers et n'a pas été recoupé.
Dimensions à vue : 61 x 56 cm
Dimensions au cadre : 77 x 72 cm
Par son vocabulaire décoratif particulièrement développé, ce cadre s'inscrit pleinement dans le grand mouvement de renouveau artistique qui marque les dernières années du XVIIIᵉ siècle et les débuts du XIXᵉ siècle. Il appartient à cette période de transition qui voit progressivement s'effacer les derniers souvenirs du style Louis XVI au profit d'un langage nouveau directement inspiré de l'Antiquité gréco-romaine. Son décor évoque immédiatement l'univers des architectes Charles Percier (1764-1838) et Pierre-François-Léonard Fontaine (1762-1853), figures majeures de la naissance du style Consulat puis du style Empire.
Après leur séjour à Rome, Percier et Fontaine contribuèrent à diffuser en France un vaste répertoire de formes et d'ornements empruntés à l'architecture antique, aux bas-reliefs romains, aux monuments redécouverts d'Herculanum et de Pompéi ainsi qu'aux grands recueils d'ornements publiés à la fin du XVIIIᵉ siècle. Comme le rappelle Jean-Pierre Samoyault dans son ouvrage de référence Mobilier français Consulat et Empire (Éditions Gourcuff Gradenigo), les créateurs de cette génération développent un vocabulaire fondé sur les lyres, palmettes, trophées, cygnes, putti, couronnes, rinceaux, feuilles d'acanthe, rosaces et autres motifs inspirés de l'Antiquité. Le présent cadre constitue une remarquable synthèse de cet univers décoratif.
L'ornementation s'organise selon un principe de symétrie rigoureux, caractéristique du goût néoclassique. Chacun des quatre côtés est centré par un important trophée sculpté composé d'une élégante lyre cannelée, attribut traditionnel d'Apollon et symbole des arts, de la poésie et de l'harmonie. Celle-ci est encadrée par deux cygnes adossés, autre référence au dieu des Arts, reposant sur une vasque godronnée inspirée des modèles antiques.
Au-dessus de cet ensemble s'élève une grande palmette rayonnante entourée de rameaux feuillagés, motif emblématique du répertoire antique remis à l'honneur à la fin du XVIIIᵉ siècle. Dans la partie inférieure, deux têtes de putti ailés supportent de riches corbeilles tressées débordant de fruits, évocation traditionnelle de la prospérité, de la fécondité et de l'abondance.
Les traverses sont ponctuées de médaillons figurant des heaumes ou casques héroïques à l'antique inscrits dans des couronnes de roses. Ce motif particulièrement raffiné associe l'idée de gloire et de vertu héroïque à un traitement décoratif délicat inspiré des camées et médaillons antiques très appréciés sous le Consulat.
Les angles développent quant à eux une composition particulièrement riche associant grandes palmettes, rosaces, rinceaux, feuilles d'acanthe stylisées, enroulements végétaux, feuilles de vigne et grappes de raisin. Leur dessin évoque davantage un fragment d'architecture intérieure ou de décor monumental qu'un simple ornement de cadre. Cette abondance décorative rappelle directement les recueils d'ornements publiés à la même époque par Percier et Fontaine ainsi que les planches reproduites et étudiées par Jean-Pierre Samoyault dans Mobilier français Consulat et Empire.
L'ouverture est encadrée d'une délicate frise continue de feuilles d'eau finement sculptées, autre motif hérité de l'architecture antique qui vient souligner avec élégance l'œuvre destinée à prendre place dans ce cadre.
Au-delà de sa fonction première, ce cadre constitue un véritable témoignage de l'esthétique du Consulat. Il illustre parfaitement ce moment où les artistes français, nourris des découvertes archéologiques et des voyages en Italie, élaborent un nouveau langage décoratif fondé sur l'étude de l'Antiquité mais adapté aux goûts modernes. La richesse exceptionnelle de son iconographie, associant arts, harmonie, prospérité, abondance et vertus héroïques, en fait un modèle particulièrement représentatif des recherches ornementales les plus ambitieuses de cette période.
Le cadre conserve sa dorure ancienne d'origine présentant une belle patine et un agréable brillant. On observe les usures et marques du temps normales pour une œuvre de plus de deux siècles, sans restauration notable ni manque significatif. Il est monté à clés au revers et n'a pas été recoupé.
Dimensions à vue : 61 x 56 cm
Dimensions au cadre : 77 x 72 cm
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