Fernand Allard L’Olivier (1883 – 1933) - « Bouquet de fleurs d’été »
Fernand Allard L’Olivier
Tournai 1883 – 1933 Yanongé, près de Kisangani
Peintre belge
« Bouquet de fleurs d’été »
Signature : signé en bas à droite « Allard l’olivier » ; titré au verso « Bouquet Pot Heux »
Technique : huile sur toile
Dimensions : dimensions de l’image 73 x 45 cm ; dimensions avec cadre 81,5 x 62 cm
Biographie: Fernand Allard l’Olivier était un peintre et illustrateur belge, célébré pour ses œuvres évocatrices dans le style africaniste. Né à Tournai en 1883, il était le fils de l’artiste Charles Allard, qui dirigeait un atelier de lithographie et enseignait l’aquarelle à l’Académie des Beaux-Arts de Tournai. À l’âge de quatorze ans, Fernand commence un apprentissage à l’Imprimerie Van Campenhout à Molenbeek, où il apprend le métier de lithographe avant de se consacrer pleinement à la peinture.
En 1901, il s’installe à Paris et étudie à l’Académie Julian auprès de William Bouguereau et Jean-Paul Laurens. C’est toutefois le peintre réaliste Jules Adler qui exerce sur lui l’influence la plus profonde, l’encourageant à représenter la vie des gens ordinaires plutôt que des sujets académiques ou historiques. Il adopte ensuite le pseudonyme L’Olivier, emprunté à sa grand-mère maternelle, la romancière Pauline L’Olivier, et se fait connaître pour ses nus élégants et ses portraits.
En 1912, il épouse Juliette Rossignol, fille d’un libraire parisien. Leur fils André Allard l’Olivier, né l’année suivante, deviendra plus tard un poète reconnu. Durant cette période, Fernand travaille également comme critique d’art, tout en poursuivant une peinture à la palette lumineuse influencée par l’impressionnisme et le réalisme.
Pendant la Première Guerre mondiale, Allard l’Olivier rejoint la Section artistique de l’armée belge en campagne. De 1916 à 1918, il dessine et peint des scènes directement sur le front à La Panne, capturant la réalité dramatique et la désolation de la guerre. Son ouvrage d’après-guerre Alphabet de guerre (1920) constitue un témoignage artistique important du conflit.
Dans les années 1920, Allard l’Olivier voyage largement, réalisant des œuvres en Tunisie (1923) et en Pologne (1926). Sa curiosité artistique et son esprit d’aventure culminent avec un voyage transformateur au Congo belge en 1928. Financé par le ministère des Colonies, il rejoint le cinéaste Ernest Genval pour une expédition visant à documenter les paysages, les cultures et les populations africaines. Les œuvres issues de ce voyage sont exposées à Anvers en 1929 et le consacrent comme l’un des principaux peintres africanistes belges.
Une seconde expédition en Afrique centrale en 1932–1933 le conduit le long du fleuve Congo et dans les régions du Katanga, du lac Tanganyika et du Burundi. Ses lettres témoignent d’une profonde fascination pour la lumière et l’atmosphère du continent, qui imprègnent ses toiles d’une grande vitalité.
Fernand Allard l’Olivier meurt tragiquement en 1933 à Yanongé, près de Kisangani, dans des circonstances mystérieuses lors de son voyage de retour. Malgré sa disparition prématurée, son œuvre demeure un témoignage majeur reliant l’impressionnisme européen à la vitalité africaine.
Aujourd’hui, ses œuvres sont conservées dans d’importantes collections publiques et privées, notamment au Musée royal de l’Armée et de l’Histoire militaire, au Musée royal de l’Afrique centrale (Tervuren), au Musée des Beaux-Arts de Tournai, à l’In Flanders Fields Museum, au Musée des Beaux-Arts de Pau, au Muzeum Sztuki de Łódź, ainsi qu’aux Musées d’art et d’histoire de Genève.
Epoque : 20ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 62 cm
Hauteur : 81,5 cm
Profondeur : 5 cm
Référence (ID) : 1776425
Disponibilité : En stock






































