Sceau médiéval de chevalier en argent avec devise et cygne – XIVe / XVe siècle
Rare matrice de sceau médiévale en argent, de forme ovale, hauteur 3 cm, en bon état de conservation.
Provenance sans doute bourguignonne.
Gravure en creux destinée à l’empreinte dans la cire. Le champ représente un oiseau héraldique se perçant le poitrail, thème médiéval du sacrifice volontaire, de l’honneur et de la vérité démontrée par l’épreuve.
La scène renvoie directement à la tradition médiévale du « pélican mystique », symbole de sacrifice sanglant et de réhabilitation de l’innocence.
Cette iconographie est fréquemment associée à la fidélité, à la justice divine et au serment chevaleresque.
Légende périphérique partiellement lisible :
« IAE ME IVST VEA MOURIA »
Deux restitutions possibles :
« Désormais, je mourrai par la voie juste »
ou
« Que je meure selon la juste voie »
La devise et l’iconographie évoquent clairement un chevalier ou un homme d’armes ayant affirmé son innocence dans le cadre d’un conflit d’honneur ou d’un duel judiciaire, pratique pleinement attestée en France et Bourgogne à la fin du Moyen Âge.
Le style des lettres gothiques, la gravure héraldique et la fabrication de la matrice confirment une datation XIVe–XVe siècle.
iconographie et l’emblématique de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance, en particulier en France et en Bourgogne.
La famille française associée au cygne
Le cygne fut notamment une devise des ducs de Bourgogne, en particulier de Philippe II de Bourgogne dit Philippe le Hardi (1363‑1404).
Philippe le Hardi fit orner ses vêtements, bijoux et livrées du symbole du cygne entre 1369 et 1389, parfois accompagné d’autres éléments héraldiques (arbres, brebis, fleurs). Cette devise aurait été héritée de sa mère Jeanne de Boulogne, et renforcée par son mariage avec Marguerite de Flandre, dont la famille était apparentée à la première maison de Boulogne.
L’emblème du cygne, donc, fut un symbole personnel et dynastique porté au cœur de l’identité bourguignonne.
Signification et étymologie du cygne se perçant le cœur
Le cygne apparaît à la fin du Moyen Âge comme emblème d’amour, de pureté et de dévotion sacrificielle
Ce cygne blessé par son propre bec évoque plusieurs couches symboliques :
Chrétienne : rappel du pélican mystique, oiseau nourrissant ses petits de son sang — symbole du Christ rédempteur.
Amoureuse : le cygne est meurtri par l’amour (dans les devises courtoises), chantant son dernier souffle — « le chant du cygne ».
Étymologique : du latin cygnus, issu du grec kyknos (κύκνος), désignant le cygne, animal blanc associé à la lumière, mais aussi à Apollon et à la poésie.
Ce motif du cygne qui se tue par amour est donc à la fois un emblème de noblesse, d’amour courtois et de sacrifice spirituel.
Epoque : Antérieure au 16ème siècle
Style : Haute époque-Renaissance-Louis XIII
Etat : Bon état
Matière : Argent massif
Hauteur : 3 cm
Référence (ID) : 1775644
Disponibilité : En stock





































