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Prométhée Enchainé, huile sur toile de la fin du 18ème Siècle
Prométhée enchainé, huile sur toile de la fin du 18ème,
au revers une esquisse du 25 avril 1790 dont le sujet est tiré de l'histoire romaine: Mucius Scaevola défiant le roi étrusque Porsenna
Très bon état.
cadre postérieur, dimensions avec le cadre 46x37 cm
Cette peinture représente le supplice de Prométhée, une des figures les plus importantes de la mythologie grecque.
Pour avoir dérobé le feu sacré aux dieux afin de le transmettre aux hommes, le Titan fut condamné par Zeus à être enchaîné sur un rocher où un aigle venait chaque jour lui dévorer le foie, dans un supplice éternel. La composition montre Prométhée attaché par de lourdes chaînes aux poignets et aux chevilles, tandis que le rapace fond sur lui avec violence. Le corps tourmenté du héros, la tension des membres et l’intensité de l’expression traduisent toute la dimension tragique du sujet. Les contrastes lumineux, la vigueur du dessin et le caractère dramatique, de la mise en scène qui s'exprime en particulier dans le visage halluciné du héros qui n'est pas sans rappeler Goya, s’inscrivent dans l’esthétique baroque, où les sujets mythologiques servent à exalter les passions humaines.
Le traitement énergique des chairs, la puissance expressive de la figure et la théâtralité de la scène évoquent les grandes compositions mythologiques développées dans l’Europe du Nord et en Italie aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le sujet de Prométhée, symbole de la connaissance, du sacrifice et de la révolte contre l’ordre établi, connut alors une faveur particulière auprès des amateurs éclairés.
Le tableau est présenté dans un cadre en bois sculpté et doré du XIXe siècle.
Le revers présente également une seconde scène à sujet antique, où l’on distingue plusieurs personnages autour d’un brasier. il s'agit de Mucius Scaevola défiant le roi étrusque Porsenna, scène historique assez souvent représentée au XVIIe et XVIIIe siècles. D'après les recherches d'un de nos lecteurs, le peintre doit probablement être identifié à un certain Légier, élève de l'Académie royale de peinture et de sculpture qui a reçu une médaille de quartier de 3e classe pour un dessin de figures le 26 juin 1790 (PV de l'Académie, tome 10, p.65-66). Il étudiait toujours le dessin à l'école des Beaux-Arts sous la direction du sculpteur Berruer en 1794 (voir PV de l'Académie, tome 9, p.259). Cette composition est datée du 25 avril 1790 , et nous renseigne sur les sujets traités par le peintre, bien dans l'esprit du temps .
La date situe cette œuvre dans les années troublées de la Révolution française, période durant laquelle les thèmes issus de l’Antiquité et les vertus héroïques de la mythologie connaissaient un regain d’intérêt auprès des artistes et des collectionneurs.
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