OBJET VENDU
Paire de flambeaux aux insectes, modèle livré pour Versailles en 1835.
Importante et spectaculaire paire de flambeaux en bronze finement ciselé et doré, reposant sur une large base trilobée à décor rocaille particulièrement mouvementé.
Ces modèles présentent un décor extrêmement riche associant coquilles asymétriques, feuillages déchiquetés, agrafes rocaille, fonds amatis et surtout un remarquable décor naturaliste d’insectes en relief comprenant papillons, guêpes et hannetons admirablement intégrés dans la composition ornementale.
Le dessin général des flambeaux, notamment le mouvement tors et ascendant du fût, évoque directement les grands modèles rocaille développés au XVIIIe siècle par les célèbres ornemanistes du règne de Louis XV, notamment Juste-Aurèle Meissonnier (1695–1750) ou encore Sébastien-Antoine Slodtz (1695–1754).
On retrouve ici ce goût caractéristique pour les formes asymétriques, les effets de mouvement, les reliefs vibrants et cette fantaisie naturaliste propre au grand décor rocaille parisien.
Toutefois, notre paire appartient bien à une production de la Monarchie de Juillet exécutée vers 1835, dans le contexte du vaste programme décoratif lancé par Louis-Philippe pour le château de Versailles, transformé à partir de 1833 en Musée de l’Histoire de France.
Ces flambeaux sont reproduits et documentés dans l’ouvrage de référence De bronze et de cristal – Objets d’ameublement XVIIIe–XIXe siècles du Mobilier national de Marie-France Dupuy-Baylet, publié aux Éditions Faton. L’auteur y mentionne une livraison effectuée en 1835 par « Maury fils, Combes et Compagnie », marchands de métaux établis rue Notre-Dame-de-Nazareth à Paris et fournisseurs du Garde-Meuble pour Versailles. Le mémoire daté du 26 janvier 1835 décrit précisément : « 3 paires de flambeaux dorés or moulu genre rocaille pieds ornés de papillons… » Le Mobilier national conserve encore aujourd’hui plusieurs exemplaires issus de cette livraison destinée aux appartements du château de Versailles sous Louis-Philippe. Cette documentation est particulièrement intéressante car elle illustre parfaitement le goût historiciste développé sous la Monarchie de Juillet.
À cette période, les arts décoratifs français redécouvrent avec fascination les grands modèles du XVIIIe siècle et réinterprètent le vocabulaire rocaille dans une version plus théâtrale et romantique destinée aux grands décors royaux.
La qualité de fabrication de cette paire mérite également d’être soulignée. Les différents éléments composant les flambeaux sont assemblés autour d’une tige interne en acier filetée uniquement aux extrémités, technique que l’on rencontre encore sous l’Empire, la Restauration et durant la première moitié du XIXe siècle.
Ce mode de montage diffère des systèmes plus tardifs à tiges entièrement filetées mécaniquement sur toute leur longueur, caractéristiques d’une production plus industrielle de la seconde moitié du XIXe siècle.
Cet assemblage ancien, cohérent avec la qualité générale de fonte, de ciselure et de dorure observée sur nos modèles, vient ainsi pleinement conforter une datation sous la Monarchie de Juillet, autour des années 1835.
La qualité de ciselure est remarquable. Les ailes nervurées des insectes, les fonds texturés, les feuillages et les coquilles présentent un relief particulièrement vivant. La dorure ancienne, d’origine, est superbement conservée avec de très légères usures d’usage participant pleinement au charme et à l’authenticité de l’ensemble.
Une paire de grande qualité décorative, historiquement documentée, mêlant virtuosité de ciselure, richesse ornementale et intérêt historique.
Dimensions :
Hauteur : 28 cm
Diamètre de la base : 17,5 cm
Ces modèles présentent un décor extrêmement riche associant coquilles asymétriques, feuillages déchiquetés, agrafes rocaille, fonds amatis et surtout un remarquable décor naturaliste d’insectes en relief comprenant papillons, guêpes et hannetons admirablement intégrés dans la composition ornementale.
Le dessin général des flambeaux, notamment le mouvement tors et ascendant du fût, évoque directement les grands modèles rocaille développés au XVIIIe siècle par les célèbres ornemanistes du règne de Louis XV, notamment Juste-Aurèle Meissonnier (1695–1750) ou encore Sébastien-Antoine Slodtz (1695–1754).
On retrouve ici ce goût caractéristique pour les formes asymétriques, les effets de mouvement, les reliefs vibrants et cette fantaisie naturaliste propre au grand décor rocaille parisien.
Toutefois, notre paire appartient bien à une production de la Monarchie de Juillet exécutée vers 1835, dans le contexte du vaste programme décoratif lancé par Louis-Philippe pour le château de Versailles, transformé à partir de 1833 en Musée de l’Histoire de France.
Ces flambeaux sont reproduits et documentés dans l’ouvrage de référence De bronze et de cristal – Objets d’ameublement XVIIIe–XIXe siècles du Mobilier national de Marie-France Dupuy-Baylet, publié aux Éditions Faton. L’auteur y mentionne une livraison effectuée en 1835 par « Maury fils, Combes et Compagnie », marchands de métaux établis rue Notre-Dame-de-Nazareth à Paris et fournisseurs du Garde-Meuble pour Versailles. Le mémoire daté du 26 janvier 1835 décrit précisément : « 3 paires de flambeaux dorés or moulu genre rocaille pieds ornés de papillons… » Le Mobilier national conserve encore aujourd’hui plusieurs exemplaires issus de cette livraison destinée aux appartements du château de Versailles sous Louis-Philippe. Cette documentation est particulièrement intéressante car elle illustre parfaitement le goût historiciste développé sous la Monarchie de Juillet.
À cette période, les arts décoratifs français redécouvrent avec fascination les grands modèles du XVIIIe siècle et réinterprètent le vocabulaire rocaille dans une version plus théâtrale et romantique destinée aux grands décors royaux.
La qualité de fabrication de cette paire mérite également d’être soulignée. Les différents éléments composant les flambeaux sont assemblés autour d’une tige interne en acier filetée uniquement aux extrémités, technique que l’on rencontre encore sous l’Empire, la Restauration et durant la première moitié du XIXe siècle.
Ce mode de montage diffère des systèmes plus tardifs à tiges entièrement filetées mécaniquement sur toute leur longueur, caractéristiques d’une production plus industrielle de la seconde moitié du XIXe siècle.
Cet assemblage ancien, cohérent avec la qualité générale de fonte, de ciselure et de dorure observée sur nos modèles, vient ainsi pleinement conforter une datation sous la Monarchie de Juillet, autour des années 1835.
La qualité de ciselure est remarquable. Les ailes nervurées des insectes, les fonds texturés, les feuillages et les coquilles présentent un relief particulièrement vivant. La dorure ancienne, d’origine, est superbement conservée avec de très légères usures d’usage participant pleinement au charme et à l’authenticité de l’ensemble.
Une paire de grande qualité décorative, historiquement documentée, mêlant virtuosité de ciselure, richesse ornementale et intérêt historique.
Dimensions :
Hauteur : 28 cm
Diamètre de la base : 17,5 cm
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