Ildebrando Bastiani (Chiusdino, 1867 - Florence, 1936), Ninfa
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Ildebrando Bastiani (Chiusdino, 1867 - Florence, 1936), Ninfa

Ildebrando Bastiani (Chiusdino, 1867 - Florence, 1936)

Ninfa

Marbre blanc, cm 82 x 44 x 28

Signé à la base

Aldobrando Bastiani représente l’une des figures les plus fascinantes du paysage plastique italien entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle. Sa parabole artistique s’insère dans ce délicat moment de transition où la rigueur académique commençait à fléchir sous les pressions du vérisme social et des premières inquiétudes symbolistes. Né à Chiusdino en 1867, Bastiani accomplit ses premiers pas formatifs au sein de l’Institut d’Art de Sienne, un milieu encore profondément imprégné de purisme et d’une dévotion quasi artisanale pour la matière. Sous la direction de maîtres tels que Tito Sarrocchi, le jeune Aldobrando a appris non seulement la technique du modelage et de la sculpture, mais aussi ce respect pour l’harmonie formelle typique de la tradition toscane. Son transfert à Rome a marqué, cependant, le point de rupture décisif. Dans la capitale, Bastiani entra en contact avec la scène artistique internationale vibrante et avec les influences monumentales de l’époque, réussissant à gagner le prestigieux Pensionato Artistico Nazionale. Cette reconnaissance lui a permis de perfectionner une main capable d’aller de la délicatesse du marbre à la force expressive du bronze. Le style de Bastiani se distingue par une très haute expertise technique qui ne s’épuise jamais dans le vide virtuose. Dans ses œuvres, le corps humain n’est pas seulement un exercice anatomique, mais un véhicule d’états d’âme. L’artiste a été très actif dans la commande publique et célébrative : sa capacité à gérer les grandes dimensions est attestée par sa contribution au Vittoriano à Rome, où il réalisa le groupe sculptural représentant l’Économie, œuvre qui synthétise sa capacité à fondre l’allégorie classique avec une plasticité solide et moderne. Mais c’est peut-être dans le contexte des cimetières monumentaux (comme le Verano à Rome ou le Cimetière de Sienne) que le sculpteur atteignit des sommets de lyrisme déchirant. Ses monuments funéraires sont caractérisés par des figures enveloppées dans des drapeaux fluides, où la frontière entre la chair et la pierre semble devenir plus fine, évoquant un sens de mystère et d’ascension spirituelle typique du goût fin de siècle.

La technique de Bastiani est caractérisée par une extrême propreté formelle : elle préférait, en effet, des surfaces polies capables de capturer la lumière de manière douce, alternant avec des zones de modelage plus vibrantes, presque impressionnistes. La sculpture en question, représentant une nymphe et signée sur la base, constitue un exemple magistral de l’expertise technique de Bastiani qui précisément dans le marbre blanc a réussi à insuffler une extraordinaire vitalité lumineuse. Dans cette œuvre, l’artiste s’éloigne de la solennité de ses monuments publics pour embrasser un goût Liberty plus intime et sensuel. L’artiste joue habilement avec les contrastes matériels : la douceur presque diaphane de l’incarné féminin émerge de la roche laissée volontairement écaillée, un rappel évident à l'« inachevé » michelangelesque relu en clé bourgeoise. Le panneggio, qui semble humide et adhère aux formes avec une extrême naturalité, témoigne de sa capacité à transformer la pierre en une substance fluide et légère, capturant un instant de suspension et de grâce absolue.
8 000 €

Epoque : 19ème siècle

Style : Autre style

Etat : Bon état

Matière : Marbre

Largeur : 44

Hauteur : 82

Profondeur : 28

Référence (ID) : 1763794

Disponibilité : En stock

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