POZIER Jacinthe (1844-1915) Bord de côte Mont Saint-Michel. Ecole de Pont-Aven, Bretagne, Moret
Format de la toile seule hors cadre 38x55cm
Très bon état d'origine, toile nettoyée tout récemment, je signale juste 2 infimes reprises dont un petit rempiècement, à gauche de la maison, très bien réalisées et imperceptibles. Livrée dans un cadre ancien début 20ème, légèrement trop grand car la toile éffleure les bords de la marie-louise.
Oeuvre garantie authentique.
Il s 'agit donc d'une magnifique et assez rare composition post-impressionniste de Jacinthe Pozier qui peint ici un bord de côte vers 1890/1900, je pense que ce que l'on voit au loin est le Mont St-Michel, en premier plan il peint une vieille maison de pêcheur, puis la dune et enfin la mer. Bien évidemment il emploie sa touche habituelle, très puissante et riche en marière, par petites virgules, ainsi que sa palette typique avec des mauves, violets, verts, rouge, bruns, ocre, jaune, bleu et gris. Je dis plutôt rare, car je n'ai trouvé aucune autre oeuvre de Pozier sur le Mont Saint-Michel...
Bien évidemment, il venait en voisin car la Bretagne fut son terrain de jeu préféré, on remarque d'ailleurs une forte similitude avec les oeuvres de ses deux proches amis qu'étaient Maxime Maufra et Henry Moret; surtout ce dernier de par sa touche virgulée. Car comme eux deux, Pozier est répertorié dans l'école de Pont-Aven où il fera de très longs séjours.
Pour autant son vrai ami est Camille Pissarro qui aura lui aussi une très forte influence sur sa peinture. Son autre grand ami sera Marius Gourdault, peintre breton que vous aurez pu croiser dans ma galerie également, leur peinture est assez proche.
Issu d’une famille aisée, Jacinthe Pozier est admis au Lycée impérial Bonaparte en 1870. Il eut pour camarade Emile Renouf qui l'initie à la peinture.
Pour se perfectionner dans sa passion naissante à la peinture, Jacinthe Pozier entre à l'Académie Julian. Peu nombreux dans la classe, il est donc très à l'aise à cette époque de profiter des corrections de Gustave Boulanger et de Jules Lefebvre.
Son père le pousse à rentrer au Ministère des Travaux publics en qualité de géomètre pour lui assurer des revenus réguliers. Il gravit tous les échelons et finit géomètre de 1er classe au plan de Paris. Son amitié avec Marius Gourdault date de cette époque .Féru de musique classique, admirateurs de Beethoven, de Gluck, de Mozart il va en compagnie de son ami Renouf presque tous les dimanches applaudir les œuvres aux concerts Pasdeloup. Chaque mardi, les deux amis se réunissaient à la campagne chez les parents Pozier à Éragny-sur-Epte dans l'Oise.
En 1877, Jacinthe Pozier débute au Salon des artistes, il obtient une mention en 1884 et 1877.
La maison familiale de Jacinthe Pozier était proche de « La Pommeraie » demeure acquise par Camille Pissarro en 1884 grâce à un prêt financier de Claude Monet. Le travail de Pissarro aura une grande influence sur Pozier qui admirait son œuvre, ils se fréquentent plusieurs années, néanmoins les deux hommes ont des idées politiques radicalement opposées, après 1899 et sans doute à cause des prises de position de Pissarro dans l’Affaire Dreyfus qui a profondément divisé la société française de l’époque les deux hommes s’évitent cordialement.
En 1926, onze ans après son décès, le fond d’atelier de Jacinthe Pozier regroupant environ cinquante tableaux est vendu à l’hôtel des ventes Drouot à Paris.
Epoque : 19ème siècle
Style : Art moderne
Etat : Bon état
Matière : Huile sur toile
Longueur : 55
Hauteur : 38
Référence (ID) : 1761068
Disponibilité : En stock






































