Honoré Auclair Gleizes (1855-1920) - Le Mont Valérien vu des hauteurs de Courbevoie, 1901
Artiste : Honoré Auclair Gleizes (1855-1920)
Honoré Auclair
Gleizes
(Capoulet, Ariège, 1855 – Courbevoie, 1920)
Le Mont Valérien vu des hauteurs de Courbevoie ,1901
Huile sur toile
55 x 45,5 cm
67 x 58 cm avec son cadre
Signée et datée « H. Gleizes 1901 » en bas à droite
Annoté à l’encre « Le Mont Valérien vu des hauteurs de Courbevoie » sur le châssis au verso
Né en 1855 en Ariège, au cœur du Midi pyrénéen, Honoré Gleizes se rend très jeune à Paris afin d’y mener une carrière artistique. Installé à Courbevoie avec sa famille, il y fréquente les ateliers de peinture et développe rapidement une activité de portraitiste et de paysagiste en adoptant un style proche de l’impressionnisme encore naissant. À l’exception d’une participation au Salon des Indépendants de 1895, il se tient dans un premier temps à l’écart des salons parisiens. Il joue surtout un rôle éminent d’enseignant informel auprès de son neveu Albert Gleizes, l’initiant dès l’enfance à la pratique du dessin et à la peinture en plein air le long des rives de la Seine à Neuilly, exerçant ainsi une influence décisive sur son développement artistique. En 1903, il expose au Salon des Indépendants un important ensemble de huit paysages, dont certains titres atmosphériques, « Après l’orage » (cat. n° 968), « Derniers rayons » (cat. n° 970), « Effet de matin » (cat. n° 971), témoignent de ses préoccupations impressionnistes. Il renouvelle l’expérience l’année suivante au même salon avec six nouvelles toiles dans le même esprit, s’attachant à saisir en pleine nature les aspects changeant de la lumière. En 1911, lorsque les premières expositions cubistes déclenchent l’ire du public, Albert Gleize se réfugie un temps auprès de son oncle Honoré à Courbevoie. Cela coïncide avec le choix étrange que fait ce dernier de prendre le pseudonyme d’Auclair, sous lequel il expose au Salon des Indépendants entre 1911 et 1913. Bien qu’il n’ait jamais obtenu une reconnaissance publique comparable à celle de son neveu, Honoré partage parfois les cimaises avec les jeunes avant-gardistes, notamment en présentant trois paysages au Salon de la Section d’Or, célèbre exposition organisée en octobre 1912 à la galerie La Boétie par le groupe de Puteaux, concurremment au Salon d’Automne. Peinte en 1901, figurant Le Mont Valérien vu des hauteurs de Courbevoie dans un audacieux cadrage vertical, l’huile sur toile que nous présentons appartient à la période de maturité d’Honoré Gleizes. Dès la fin du XIXème siècle, ce dernier développe une peinture de paysage sensible et finement structurée, en marge des grandes avant-gardes mais avec une finesse toute personnelle. Observées depuis une position légèrement en surplomb, probablement depuis les hauteurs du quartier où l’artiste résidait, quelques maisons de Courbevoie jouxtent le jardin du premier plan, alors qu’au fond apparaît la silhouette du Mont Valérien noyé dans une brume bleuissante, posé à l’horizon comme l’ombre mythique du Vésuve. Le paysage est baigné d’une lumière atmosphérique laiteuse, habilement saisie dans le reflet d’un ciel zébré de rose et de jaune pâle. Sous cette lumière suspendue, très probablement matinale, les volumes géométriques des maisons et les masses vertes de la végétation se fondent dans une harmonie douce, sans rupture de ton. Pointilliste par endroits, la touche est rapidement posée, davantage dans la recherche d’un équilibre poétique que proprement technique. A l’instar d’un Pissarro ou d’un Lebasque, Honoré Gleizes nous offre de contempler un paysage familier et intime, fidèlement retranscrit par la facture papillonnante de son pinceau. Silencieux, apaisé et suggestif, il propose une halte et invite au recueillement, à la veille des bouleversements du siècle.
Le Mont Valérien vu des hauteurs de Courbevoie ,1901
Huile sur toile
55 x 45,5 cm
67 x 58 cm avec son cadre
Signée et datée « H. Gleizes 1901 » en bas à droite
Annoté à l’encre « Le Mont Valérien vu des hauteurs de Courbevoie » sur le châssis au verso
Né en 1855 en Ariège, au cœur du Midi pyrénéen, Honoré Gleizes se rend très jeune à Paris afin d’y mener une carrière artistique. Installé à Courbevoie avec sa famille, il y fréquente les ateliers de peinture et développe rapidement une activité de portraitiste et de paysagiste en adoptant un style proche de l’impressionnisme encore naissant. À l’exception d’une participation au Salon des Indépendants de 1895, il se tient dans un premier temps à l’écart des salons parisiens. Il joue surtout un rôle éminent d’enseignant informel auprès de son neveu Albert Gleizes, l’initiant dès l’enfance à la pratique du dessin et à la peinture en plein air le long des rives de la Seine à Neuilly, exerçant ainsi une influence décisive sur son développement artistique. En 1903, il expose au Salon des Indépendants un important ensemble de huit paysages, dont certains titres atmosphériques, « Après l’orage » (cat. n° 968), « Derniers rayons » (cat. n° 970), « Effet de matin » (cat. n° 971), témoignent de ses préoccupations impressionnistes. Il renouvelle l’expérience l’année suivante au même salon avec six nouvelles toiles dans le même esprit, s’attachant à saisir en pleine nature les aspects changeant de la lumière. En 1911, lorsque les premières expositions cubistes déclenchent l’ire du public, Albert Gleize se réfugie un temps auprès de son oncle Honoré à Courbevoie. Cela coïncide avec le choix étrange que fait ce dernier de prendre le pseudonyme d’Auclair, sous lequel il expose au Salon des Indépendants entre 1911 et 1913. Bien qu’il n’ait jamais obtenu une reconnaissance publique comparable à celle de son neveu, Honoré partage parfois les cimaises avec les jeunes avant-gardistes, notamment en présentant trois paysages au Salon de la Section d’Or, célèbre exposition organisée en octobre 1912 à la galerie La Boétie par le groupe de Puteaux, concurremment au Salon d’Automne. Peinte en 1901, figurant Le Mont Valérien vu des hauteurs de Courbevoie dans un audacieux cadrage vertical, l’huile sur toile que nous présentons appartient à la période de maturité d’Honoré Gleizes. Dès la fin du XIXème siècle, ce dernier développe une peinture de paysage sensible et finement structurée, en marge des grandes avant-gardes mais avec une finesse toute personnelle. Observées depuis une position légèrement en surplomb, probablement depuis les hauteurs du quartier où l’artiste résidait, quelques maisons de Courbevoie jouxtent le jardin du premier plan, alors qu’au fond apparaît la silhouette du Mont Valérien noyé dans une brume bleuissante, posé à l’horizon comme l’ombre mythique du Vésuve. Le paysage est baigné d’une lumière atmosphérique laiteuse, habilement saisie dans le reflet d’un ciel zébré de rose et de jaune pâle. Sous cette lumière suspendue, très probablement matinale, les volumes géométriques des maisons et les masses vertes de la végétation se fondent dans une harmonie douce, sans rupture de ton. Pointilliste par endroits, la touche est rapidement posée, davantage dans la recherche d’un équilibre poétique que proprement technique. A l’instar d’un Pissarro ou d’un Lebasque, Honoré Gleizes nous offre de contempler un paysage familier et intime, fidèlement retranscrit par la facture papillonnante de son pinceau. Silencieux, apaisé et suggestif, il propose une halte et invite au recueillement, à la veille des bouleversements du siècle.
6 000 €
Epoque : 20ème siècle
Style : Art Nouveau
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Longueur : 45,5 (58) cm
Hauteur : 55 (67) cm
Référence (ID) : 1759532
Disponibilité : En stock
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