Paris 1798-1809 – Bouillon ou drageoir Empire en vermeil par L.J. BERGER, 1er coq
Sous la forme d’une coupe à l’antique, il repose sur un piédouche à la bâte ciselée d’une frise brettée soulignée d’un fin filet de perles. Le corps uni, mouluré à la lèvre, est flanqué de deux anses à enroulements formées de feuilles d’acanthe se dédoublant à l’épaulement.
Le couvercle à doucine est orné d’une délicate frise de feuilles et fruits de laurier finement ciselée, surmontée d’une frise de godrons. Il est sommé d’une prise aux attributs de l’Amour sous la forme de deux colombes s’embrassant sur une terrasse naturaliste, où reposent un arc et une flèche.
En écho à la lèvre du couvercle, le plateau circulaire est bordé d’une frise de grains d’orges.
Poinçons (couvercle, corps, piédouche et plateau) :
• Tête de sanglier avec le chiffre 1 (poinçon de la Corporation des orfèvres en usage en 1797 à Paris pour le 1er titre).
• 1er coq 1er titre (Poinçon pour l’argent massif 950/1000 à Paris entre 1798 et 1809).
• Garantie de Paris.
• Maître-orfèvre : LJB un vase pour Louis-Jacques BERGER.
Dimensions :
• Bouillon : H. 16,5 x L. 22 cm.
• Présentoir : D. 21,8 cm.
Poids : 932 g.
Rapport de conditions :
Rayures et usures d’usage. Très bel état de conservation. Vermeil d’origine comportant quelques usures tout en conservant une remarquable fraicheur.
Superbe pièce à la ciselure délicate caractéristique du travail de Louis-Jacques BERGER. Très rare exemple d’une pièce de forme de la main de cet excellent orfèvre, qui collabore avec Martin-Guillaume BIENNAIS et lui fournit notamment des pièces destinées aux nécessaires de voyage ainsi qu’au service de campagne de l'Empereur NAPOLÉON Ier.
La prise, d'une remarquable finesse, est rigoureusement identique à celle ornant le légumier en vermeil du nécessaire de voyage de NAPOLÉON Ier conservé au Musée Carnavalet. Cette observation revêt un intérêt tout particulier dans la mesure où BERGER est documenté comme fournisseur de BIENNAIS pour plusieurs nécessaires impériaux. Elle constitue un témoignage remarquable des liens unissant les ateliers des deux orfèvres au début du XIXe siècle.
La présence du poinçon de la Corporation des orfèvres pour l’année 1797 suggère une exécution à la toute fin du Directoire ou dans les premières années du Consulat.
L'iconographie des colombes affrontées, associées aux attributs de Cupidon, évoque naturellement une commande destinée à célébrer une union ou un événement familial.
LOUIS-JACQUES BERGER
Louis-Jacques BERGER est un orfèvre parisien actif à la charnière du XVIIIe et du XIXe siècle. Son poinçon est insculpé le 15 floréal an V (4 mai 1797).
Il exerce d’abord au 18, place Thionville, puis à partir de 1806 au 2, rue du Pont-de-Lodi.
Spécialisé dans la timballerie, il exécute également des œuvres d’orfèvrerie religieuse, notamment des calices d’une très belle qualité d’exécution.
BERGER collabore avec le célèbre Martin-Guillaume BIENNAIS, orfèvre attitré de l’Empereur NAPOLÉON Ier et fournisseur exclusif de sa table, à qui il fournit notamment des pièces destinées à garnir des nécessaires, parmi lesquels deux nécessaires impériaux. L’un, livré en 1809 et que NAPOLÉON emporte à Sainte Hélène et conserve dans son cabinet de travail à Longwood, est donné par le Prince et la Princesse Napoléon au Musée National du Château de La Malmaison en 1979, où il est toujours conservé. L’autre, dit de Napoléon Ier, puis de Jérôme BONAPARTE est conservé au sein de la même institution.
Neuf timbales en argent par Louis-Jacques BERGER sont conservées au Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris.
Une cafetière de sa main figure dans les collections du Musée Boijmans van Beuningen à Rotterdam, et un calice au Musée des Beaux-Arts de Montréal.
Deux timbales du service de campagne de NAPOLÉON Ier par Louis-Jacques BERGER sont répertoriées [1].
L’une d’elles fit partie de l’exposition Quand Bonaparte devint Napoléon [2] et figure au catalogue publié sous la direction de Bernard CROISSY.
[1] - Sotheby’s Paris, Napoléon : Une collection historique, 25 juin 2025, lot 99 : Timbale en argent du service de campagne de l’Empereur Napoléon Ier par Louis-Jacques Berger, Paris, 1811-1819. Est. 15-20 000€, résultat : 44 450€.
- Giquello Paris, Collection Philippe Missilier, 6 mars 2025, lot 234 : Timbale provenant du service de campagne de Napoléon Ier, Premier Empire, vers 1811-1812. Timbale en argent au bord supérieur légèrement évasé au buvant, gravé des grandes armes impériales. Est. 10-20 000€, résultat : 31 650€.
[2] Quand Bonaparte devint Napoléon, Wasquehal, 31 janvier – 22 février 2004
Epoque : 19ème siècle
Style : Empire - Consulat
Etat : Bon état
Matière : Vermeil
Longueur : 21,5 cm
Diamètre : 21,8 cm
Hauteur : 16,8 cm
Référence (ID) : 1759505
Disponibilité : En stock


































