Cesare Gheduzzi (Crespellano, 1894 - Turin, 1944), Marina
Cesare Gheduzzi (Crespellano, 1894 - Turin, 1944)
Marina
Huile sur toile, cm 70 x 100 - avec cadre, cm 82 x 112
Marina, une œuvre à l’huile sur toile signée par le peintre d’origine émilienne Cesare Gheduzzi, montre combien cet artiste a interprété le paysage avec une sensibilité suspendue entre la tradition du XIXe siècle et une modernité chromatique de grande efficacité. La composition se développe sur un horizon bas, laissant que la large voûte céleste, sillonnée de nuages vaporeux et imprégnée de lumière argentée, devienne le véritable protagoniste du tableau. Au premier plan, le pourtour sombre et humide accueille une série de bateaux tirés à sec, autour desquels se déplacent des figures de pêcheurs peintes à coups de pinceau rapides. Ces présences humaines, bien que minuscules par rapport à l’immensité de l’environnement, confèrent à la scène une note de vie quotidienne, typique de cette peinture de genre que Gheduzzi fréquenta avec assiduité. L’usage habile des contrastes lumineux et une palette dominée par des tons froids et nacrés révèlent l’influence déterminante de Carlo Follini, son maître, tout en mettant en évidence un style autonome qui se traduit par une plus grande sévérité du signe. Né à Crespellano en 1894 dans une famille d’art, Cesare Gheduzzi respirait dès l’enfance l’atmosphère des études picturales et des ateliers scénographiques. Transféré à Turin en 1900 pour suivre son père Ugo, célèbre scénographe du Teatro Regio, Cesare a commencé sa formation comme autodidacte, puis s’est perfectionné sous la direction de son frère aîné Augusto et surtout de Carlo Follini. Malgré un caractère rebelle qui le tint à l’écart des parcours académiques formels, il se distingua rapidement dans le paysage artistique turinois, collaborant aux grandes mises en scène de la famille et se consacrant parallèlement à la peinture de chevalets. Sa carrière a été marquée par l’expérience traumatisante de la Grande Guerre, au cours de laquelle il a combattu sur le Isonzo en portant des blessures et une réforme pour des raisons psychiatriques, des événements qui n’ont cependant pas éteint son urgence créatrice. Exposait régulièrement à la Société promotrice des Beaux-Arts et au Cercle des artistes de Turin, consolidant une renommée liée à la capacité de rendre avec fidélité et élégance les paysages montagnards de la Vallée d’Aoste et les marines ligures. Dans cette marine, la leçon folklorique se retrouve dans les stylistiques des figurines et dans les réminiscences lumineuses qui jalonnent la côte, mais Gheduzzi résout l’ensemble avec une personnalité bien formée, où le rendu atmosphérique devient plus synthétique. La critique, en particulier Giuseppe Luigi Marini, a mis en évidence comment l’artiste parvient à se distinguer par l’utilisation de couleurs froides et une écriture qui évite le complaisance descriptive en faveur d’un rendu plus immédiat du fait naturel. Ses œuvres continuent à susciter l’intérêt pour la capacité de conjuguer la rigueur prospective, apprise par son frère Auguste, avec une liberté d’exécution qui transforme chaque regard en émotion visuelle. Cesare Gheduzzi est mort à Turin en 1944, laissant un héritage artistique qui encore aujourd’hui, à travers des expositions postérieures à Milan et à Turin, est célébré pour son adhésion honnête et raffinée à la vérité.
Marina
Huile sur toile, cm 70 x 100 - avec cadre, cm 82 x 112
Marina, une œuvre à l’huile sur toile signée par le peintre d’origine émilienne Cesare Gheduzzi, montre combien cet artiste a interprété le paysage avec une sensibilité suspendue entre la tradition du XIXe siècle et une modernité chromatique de grande efficacité. La composition se développe sur un horizon bas, laissant que la large voûte céleste, sillonnée de nuages vaporeux et imprégnée de lumière argentée, devienne le véritable protagoniste du tableau. Au premier plan, le pourtour sombre et humide accueille une série de bateaux tirés à sec, autour desquels se déplacent des figures de pêcheurs peintes à coups de pinceau rapides. Ces présences humaines, bien que minuscules par rapport à l’immensité de l’environnement, confèrent à la scène une note de vie quotidienne, typique de cette peinture de genre que Gheduzzi fréquenta avec assiduité. L’usage habile des contrastes lumineux et une palette dominée par des tons froids et nacrés révèlent l’influence déterminante de Carlo Follini, son maître, tout en mettant en évidence un style autonome qui se traduit par une plus grande sévérité du signe. Né à Crespellano en 1894 dans une famille d’art, Cesare Gheduzzi respirait dès l’enfance l’atmosphère des études picturales et des ateliers scénographiques. Transféré à Turin en 1900 pour suivre son père Ugo, célèbre scénographe du Teatro Regio, Cesare a commencé sa formation comme autodidacte, puis s’est perfectionné sous la direction de son frère aîné Augusto et surtout de Carlo Follini. Malgré un caractère rebelle qui le tint à l’écart des parcours académiques formels, il se distingua rapidement dans le paysage artistique turinois, collaborant aux grandes mises en scène de la famille et se consacrant parallèlement à la peinture de chevalets. Sa carrière a été marquée par l’expérience traumatisante de la Grande Guerre, au cours de laquelle il a combattu sur le Isonzo en portant des blessures et une réforme pour des raisons psychiatriques, des événements qui n’ont cependant pas éteint son urgence créatrice. Exposait régulièrement à la Société promotrice des Beaux-Arts et au Cercle des artistes de Turin, consolidant une renommée liée à la capacité de rendre avec fidélité et élégance les paysages montagnards de la Vallée d’Aoste et les marines ligures. Dans cette marine, la leçon folklorique se retrouve dans les stylistiques des figurines et dans les réminiscences lumineuses qui jalonnent la côte, mais Gheduzzi résout l’ensemble avec une personnalité bien formée, où le rendu atmosphérique devient plus synthétique. La critique, en particulier Giuseppe Luigi Marini, a mis en évidence comment l’artiste parvient à se distinguer par l’utilisation de couleurs froides et une écriture qui évite le complaisance descriptive en faveur d’un rendu plus immédiat du fait naturel. Ses œuvres continuent à susciter l’intérêt pour la capacité de conjuguer la rigueur prospective, apprise par son frère Auguste, avec une liberté d’exécution qui transforme chaque regard en émotion visuelle. Cesare Gheduzzi est mort à Turin en 1944, laissant un héritage artistique qui encore aujourd’hui, à travers des expositions postérieures à Milan et à Turin, est célébré pour son adhésion honnête et raffinée à la vérité.
2 800 €
Epoque : 20ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 100
Hauteur : 70
Référence (ID) : 1752710
Disponibilité : En stock
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