Roger DERIEUX – Les Maçons – Gouache –  Vers 1955 - Cachet d’authentification
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Roger DERIEUX – Les Maçons – Gouache – Vers 1955 - Cachet d’authentification

Artiste : Roger Deyrieux (1922 – 2015, France)
Nouvelle Ecole de Paris
ROGER DÉRIEUX (Paris, 1922 – Castelnau-Montratier/Pern, Lot, 2015)
Les Maçons
Vers 1955
Gouache sur papier
12 × 16 cm (à vue)
Cadre acrylique noir avec passe-partout blanc ; 25 × 30 cm (encadré).
Non signée au recto.
Au verso : cachet d'identification bleu « Roger Dérieux », avec signature autographe de Béatrice Peyret-Vignals (légataire de l'artiste), certifiant l'authenticité de l'œuvre en date du 23 janvier 2026 ; cachet de la vente d'atelier Artenchères, Lyon, 30 avril 2026.

Sur un fond aux tonalités kaki et bleues caractéristiques de la palette de Dérieux, la composition anime un chantier de construction : à gauche, une figure massive et synthétique, rendue en aplat crème cerné de noir, évoque un ouvrier ou une forme architecturale en devenir ; à droite, un maçon vêtu de bleu, penché sur sa tâche, domine une structure brune percée d'une arche. Entre les deux, des éléments de construction — piliers, planches, coffrages — sont traités avec une franchise et une économie de moyens qui rappellent la leçon de l'atelier d'André Lhote, où Dérieux se forma à la fin des années 1940. La grue stylisée en noir griffée dans le ciel bleu, les touches de rose, d'orange et de rouge brique viennent animer la scène d'une vitalité colorée qui doit autant à Matisse qu'à Bonnard.

Le thème du chantier est rare dans l'œuvre de Dérieux, qui préférait aux scènes de travail les paysages, les natures mortes et les figures. Cette gouache, exécutée vers 1955, s'inscrit cependant dans un contexte historique précis : celui des grands chantiers de reconstruction de l'après-guerre, qui marquèrent profondément le paysage urbain et la vie quotidienne de la France des années 1950. Elle appartient à la période figurative de l'artiste — antérieure à la bascule vers l'abstraction et le collage des années 1980 — et illustre la façon dont Dérieux, figure de la Nouvelle École de Paris, traitait le motif comme prétexte à une architecture chromatique : un art dépourvu d'ostentation, attentif aux seules valeurs plastiques.

Provenance : Fonds d'atelier de l'artiste ; vente du fonds d'atelier de Roger Dérieux, Artenchères, Lyon, 30 avril 2026 (« Roger Dérieux, 1922–2015 — L'Art sans tapage ») ; collection particulière.

L’artiste
Né le 28 janvier 1922 à Paris, Roger Dérieux grandit dans un milieu profondément imprégné de littérature et de musique. Cet environnement familial nourrit chez le jeune Roger une sensibilité artistique précoce. Il fait ses premières armes en peinture dans les années 1940.

Réquisitionné en 1943 pour le Service du travail obligatoire, il est affecté à Salzbourg où il devient peintre de décors au Landestheater. À la Libération, il entre à l'Académie de la Grande Chaumière dans l'atelier d'André Lhote, maître du cubisme tempéré dont l'enseignement lui transmet le goût de la construction rigoureuse et de l'économie de moyens.

En 1947, il participe à sa première exposition en galerie, rue La Boétie, aux côtés d'Aïzpiri, de Rosnay et Verdier. L'année suivante naît le groupe des « Amateurs de Peinture », animé par le critique Guy Weelen, avec lequel Dérieux entretient une amitié durable. Il évolue alors dans un milieu artistique exceptionnel, côtoyant Debré, Poliakoff, Estève et Soulages, participant aux grandes manifestations de l'après-guerre qui font de Paris le centre de la modernité picturale. En 1949, il reçoit le prix des Éditions Tel au Salon de la jeune peinture.

Les années 1950 et 1960 voient s'affirmer un langage figuratif personnel, nourri d'une observation attentive du monde — paysages, scènes urbaines, figures, natures mortes — traité avec une palette lumineuse et une touche directe qui témoignent de l'influence de Matisse et de Bonnard. Dérieux expose alors abondamment en France et à l'étranger : Danemark, Norvège, Suède, Autriche, Suisse, Italie, États-Unis, Japon.

A partir des années 1970, Dérieux délaissera progressivement la figuration et s’orientera vers l’abstraction et le collage, jusqu’à la fin de sa vie.
Roger Dérieux s'éteint le 25 septembre 2015 à Pern.

En avril 2026, la maison Artenchères organisait à Lyon la dispersion du fonds d'atelier de l'artiste — cent soixante-dix œuvres couvrant l'ensemble de sa carrière, des premières peintures figuratives aux ultimes collages —, consacrant définitivement la place de Roger Dérieux parmi les figures majeures de la Nouvelle École de Paris.

Œuvre visible à la galerie (07240).
Expédition : nous consulter pour connaître les frais d’expédition en France et à l’étranger.
250 €

Epoque : 20ème siècle

Style : Art moderne

Etat : Très bon état

Matière : Gouache

Largeur : 16 cm à vue / 30 cm encadré

Hauteur : 12 cm à vue / 25 cm encadré

Référence (ID) : 1752599

Disponibilité : En stock

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85 rue royale
Chalencon 07240, France

0633900520

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